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Test comparatif : 6 lecteurs de disques Blu-ray

Test comparatif : 6 lecteurs de disques Blu-ray
Septembre 2009
Le Particulier pratique n° 349, article complet.
Auteur : PRUGNARD (Ghislain)

6 lecteurs de disques Blu-ray et DVD vidéo, testés avec des disques Blu-ray et DVD vidéo diffusés sur un téléviseur plasma HD Ready Panasonic 107 cm de diagonale d’écran, mais aussi sur un modèle LCD Samsung de dernière génération HD 1080p de 140 cm de diagonale, et un projecteur DLP Full HD Benq. Écoute des pistes audio sur barre sonore, chaîne hi-fi stéréo et sur système multicanal 5.1 canaux.

Après avoir évincé son concurrent, le disque HD DVD, le disque Blu-ray (BD) s’impose désormais comme la seule technique à même de supplanter le DVD vidéo. Il offre une résolution d’image réellement haute définition : 1 080 lignes affichées simultanément (balayage progressif, et non entrelacé). Rappelons que le DVD vidéo, lui, se limite à 576 lignes. Les pistes sonores apportent également de sensibles améliorations. Si l’on retrouve toujours les codages d’origine Dolby ou DTS, il peut y avoir désormais huit (7.1) canaux indépendants, compressés sans aucune perte, avec une résolution allant jusqu’à 24 bits/192 kHz.
Pour bénéficier de ces avancées technologiques, il fallait une importante capacité de stockage sur le disque optique. C’est là qu’intervient la notion de Blu-ray. Celui-ci tire, en effet, son nom de la couleur bleu-violet de son rayon laser, d’une longueur d’onde (405 nanomètres) inférieure à celle qui est nécessaire pour la lecture d’un DVD vidéo, et donc beaucoup plus précise. Cela permet de lire des informations gravées nettement plus fines, d’où une capacité de stockage de données numériques bien supérieure, sur un support optique pourtant de même surface : les 4,70 Go simple couche ou 8,50 Go double couche du DVD vidéo deviennent respectivement 25 et 50 Go sur la version Blu-ray.
Le principal obstacle à la commercialisation du disque Blu-ray est son prix : celui des appareils, d’une part ; celui des disques, de l’autre. Pour les lecteurs, les tarifs sont assez raisonnables. Des modèles perfectionnés, comme ici le Panasonic ou le Samsung, coûtent autour de 250 € (quelquefois 200 € en promotion). Pour les disques, c’est une autre affaire. Un film gravé sur Blu-ray reste aujourd’hui sensiblement plus cher que son équivalent sur DVD vidéo standard. Lorsque la qualité est au rendez-vous, cela nous semble justifié. Encore faut-il que l’utilisateur trouve un réel intérêt à cette amélioration, quand les DVD vidéo ont déjà franchi un cap très important par rapport aux cassettes VHS préenregistrées… Par ailleurs, force est de reconnaître que certains disques Blu-ray présentent une qualité relativement décevante, n’exploitant pas totalement les performances du support. Et ce d’autant que les lecteurs Blu-ray autorisent, comme nous allons le voir, de lire les DVD vidéo dans des conditions optimales.
Nous avons réuni ici six lecteurs Blu-ray qui, le pensons-nous, sont représentatifs de l’état actuel de l’offre du marché. Appareil très haut de gamme, le Denon permet de tirer le meilleur de tous les disques optiques (y compris les CD audio), avec une mécanique très sophistiquée et des circuits volontairement indépendants pour toutes les fonctions internes. Le Pioneer, qui reprend cette philosophie, devient presque, dans le haut de gamme, une bonne affaire : son prix a nettement baissé depuis sa sortie, passant de près de 900 à moins de 700 €. Les modèles Panasonic, Samsung et Sony sont les archétypes des lecteurs Blu-ray de dernière génération, abordables, complets et performants. Enfin, la console de jeux PlayStation 3 fait bande à part. Cependant, même sans considérer ses atouts complémentaires, elle s’avère encore un lecteur Blu-ray tout à fait compétitif.
Concernant son aspect, rien ne distingue, a priori, un lecteur Blu-ray d’un appareil pour DVD vidéo. Les fonctions, hormis celles développées ci-dessous, sont très similaires d’un modèle à l’autre. Au-delà de vos éventuelles préférences esthétiques, prêtez une attention particulière aux menus des appareils (des préréglages restent obligatoires) et à leur lisibilité, ainsi qu’à celle de l’afficheur en façade, et surtout à la ­commodité de la télécommande, qui, ici plus que jamais, constitue l’indispensable complément d’un tel matériel.
La dernière génération de lecteurs Blu-ray est dite Profil 2.0 BD Live parce qu’elle intègre une connexion au réseau Internet, via la prise Ethernet, et une mémoire interne afin de pouvoir, suivant les disques, télécharger des bonus. À chacun de juger s’il s’agit là d’une fonction primordiale ; nous en sommes d’autant moins sûrs que l’offre actuelle demeure limitée et que les données ainsi transférées ne rendent pas forcément justice à la qualité réelle du format Blu-ray, pour la vidéo comme pour l’audio. Si vous faites partie de ceux qui ne regardent jamais, ou presque, les bonus des DVD vidéo, cette fonction complémentaire, peu pratique puisqu’il faut un branchement filaire (ou, parfois tout de même, wi-fi) avec le modem ADSL Internet, ne sera sûrement pas un critère de choix fondamental.
Beaucoup plus intéressant, à notre avis, est le mode de suréchantillonnage (up­scaling en anglais) des points de l’image des DVD vidéo. Tous les lecteurs Blu-ray intègrent désormais un circuit vidéo qui permet de suréchantillonner les 576 lignes de l’image d’un DVD vidéo en 1 080 lignes. Un tel système, il y a encore peu, était l’apanage de matériels spécialisés indépendants issus du milieu professionnel et coûtant plusieurs milliers d’euros. Ici, les résultats sont excellents, et ce pour tous les modèles essayés, même si – et c’est logique – Denon et Pioneer vont encore plus loin dans la précision du suréchantillonnage. Mais il n’est finalement pas rare, grâce à cette fonction, de découvrir des DVD vidéo offrant une qualité d’image supérieure, ou au moins identique, à celle de certains disques Blu-ray sur lesquels sont gravés des films relativement anciens. Nous n’irons pas par quatre chemins : l’un des intérêts majeurs de l’achat d’un lecteur Blu-ray, aussi paradoxal que cela puisse paraître, réside dans la possibilité, même sur les modèles les moins chers, de lire à la perfection les DVD vidéo.
Les branchements sont très simples sur la majorité des appareils. Les signaux audio et vidéo transitent tous, normalement, par la prise HDMI, indispensable ici. On trouve aussi des sorties vidéo aux standards plus anciens (vidéo composite et composantes vidéo YUV), mais sachez que les qualités des disques Blu-ray ne peuvent être exploitées qu’en sortie vidéo numérique (donc sur prise HDMI). Si vous vous contentez du son stéréo (sur barre sonore, par exemple), assurez-vous que la sortie audio correspondante existe bien : stéréo analogique (paire de prises RCA) ou numérique directe, parfois seulement optique. Enfin, sur les modèles Profil 2.0 BD Live, vous découvrirez la prise Ethernet nécessaire à la liaison Internet, inhabituelle sur les lecteurs de DVD vidéo.
Il nous faut également dire quelques mots du décodage audio. Les disques Blu-ray apportent leur lot d’innovations dans ce domaine, avec notamment les formats sonores Dolby Digital True HD et DTS HD Master Audio (MA), tous deux compressés sans perte, sur 7.1 canaux. Mais Dolby comme DTS ont encore trouvé le moyen de proposer de nouveaux formats intermédiaires compressés, sans réel intérêt malgré leur débit supérieur par rapport à celui des DVD vidéo. Heureusement, tous les disques Blu-ray doivent posséder aussi des pistes ­compatibles avec celles des anciens DVD vidéo. Mais cette multiplication des formats audio devient vraiment stupide, d’autant que les fabricants d’amplis et d’amplis-tuners audio-vidéo ne parviennent pas à suivre. Le résultat obtenu est exactement l’inverse de celui recherché : de nombreux amateurs finissent par se lasser et reviennent au mode de reproduction sonore classique, parfois même sur deux canaux uniquement. À ce propos, les audiophiles seront malgré tout ravis de noter la présence du format numérique linéaire pur non compressé, le PCM, sur 5.1 canaux et en résolution 24 bits/96 kHz. Cependant, son débit reste un peu trop limité, avec un maximum de 14 Mbps (mégabits par seconde) en multicanal.
ça y est, vous venez de craquer pour un beau lecteur Blu-ray tout neuf ! Mais à quel matériel vidéo, téléviseur ou projecteur, l’associer ? Nous vous donnons plusieurs pistes dans l’encadré “Notre test” (voir ci-contre). Mais n’hésitons pas à le rappeler : il faut un modèle équipé d’une prise HDMI, ce qui sous-entend une résolution native de soit 720p (720 lignes en progressif, anciennement HD Ready), soit 1 080 lignes, anciennement Full HD. Sinon, vous ne tirerez jamais tout le parti de votre nouvelle acquisition.
Enfin, une dernière remarque qui peut avoir son importance dans la facilité d’utilisation : désormais, tous les constructeurs prennent en compte la complémentarité des divers matériels qu’ils proposent. Ainsi, il n’est peut-être pas inutile d’envisager l’achat d’un lecteur Blu-ray et d’un téléviseur de la même marque. Vous bénéficierez alors non seulement d’une télécommande unique pour les deux appareils, mais aussi de fonctions de synchronisation parfois bien pratiques. C’est le cas des technologies Viera de Panasonic, AnyNet+ de Samsung ou encore Bravia de Sony.

Ghislain Prugnard


Mots-clés :

DVD , LECTEUR DE DVD , MATERIEL AUDIOVISUEL




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