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Qu'est-ce qui fait mousser votre shampoing ?

Qu'est-ce qui fait mousser votre shampoing ?
Juillet-Août 2009
Le Particulier pratique n° 348, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

Du shampoing aux œufs de nos grands-mères à celui au lait d’avoine ou à l’extrait de racine de ginseng, et jusqu’à la technologie Cuti Liss System, qui paraît tout droit sortie d’un film de science-fiction, il faut se rendre à l’évidence : on trouve de tout dans les shampoings, et il est difficile de savoir précisément ce que l’on applique sur sa tête.

Quatre familles de tensioactifs

Ces agents – qui ont chacun leurs propriétés spécifiques – sont présents dans tous les shampoings, mais l’équilibre entre les différents additifs qui composent ces cosmétiques et les tensioactifs est propre à chaque laboratoire. De ces derniers dépend, en partie, la qualité du shampoing. En effet, ces “détergents” ayant la capacité d’abaisser la tension de l’eau (tension qui l’empêche de pénétrer en milieu gras : une goutte d’huile tombée dans un verre d’eau tend à se rassembler sans se mêler au liquide), celle-ci peut alors se mélanger aux corps gras pour les évacuer au moment du rinçage. La mousse générée par le massage du cuir chevelu augmente la surface de contact entre les corps gras et le tensioactif.

Une réglementation assez floue

Les shampoings ne sont pas aussi réglementés que les protections solaires. Ainsi, la mention “shampoing doux” ne correspond à aucune appellation réglementaire. Il n’existe pas d’autorisation préalable de mise sur le marché pour les cosmétiques. En revanche, le fabricant ou le responsable de la mise sur le marché doit constituer un dossier technique attestant la sécurité de son produit, et le tenir à la disposition des autorités de contrôle (Afssaps, DGCCRF). De même, toutes les allégations marketing doivent être prouvées par des tests d’usage.

Liste des ingrédients

Ils doivent apparaître sur l’emballage dans l’ordre décroissant de leur quantité et sont désignés par leur dénomination scientifique selon une nomenclature internationale (le site parlonscosmetiques.com permet d’effectuer une recherche par ingrédients). Depuis 2005, les fabricants ont l’obligation d’étiqueter 26 substances potentiellement allergisantes. Chaque laboratoire est tenu par le Code de la santé publique de fournir aux centres antipoison la formule qualitative du shampoing, cela pour permettre d’agir rapidement sur le plan médical en cas d’accident (produit avalé, par exemple).

Ecologique ou biologique

Ces deux labels apposés sur les cosmétiques bio sont délivrés selon le cahier des charges de l’organisme de certification écocert. Dans les deux cas, 95 % du total des composants du produit doivent être d’origine naturelle, les 5 % restants pouvant comporter des agents de synthèse. Pour le label “biologique”, au minimum 10 % du total des substances doivent être issues de l’agriculture biologique, et au moins 5 % pour le label “écologique”. Si la part d’ingrédients bio est si faible, c’est parce qu’en France le pourcentage des substances contrôlées est rapporté au poids total du produit fini, ce qui inclut l’eau, qui n’est pas certifiable actuellement et constitue le principal composant des shampoings. Seuls 5 conservateurs (sur 56) sont autorisés : les moins nocifs ou ceux qui pourront être, à terme, fabriqués à partir de la chimie verte. Il existe un autre organisme certificateur, France Qualité, dont le cahier des charges est proche de celui d’écocert.

PAO (période après ouverture)

Pour les produits dont la durabilité excède 30 mois, le chiffre figurant sur un pot ouvert précise, en nombre de mois (M), la période durant laquelle l’utilisation est optimale après le premier usage.

Sans parabens

Ces conservateurs, d’abord accusés d’être facteurs de cancer du sein, ont ensuite été mis hors de cause par le Comité scientifique de l’Union européenne, le SCCP. Les parabens méthyliques et éthyliques ont, un temps, été soupçonnés d’être des perturbateurs endocri­niens. Les parabens propyliques et butyliques font l’objet de controverses.

Antipelliculaire

Les pellicules sont causées par la prolifération d’une levure micros­copique. Les agents antipelliculaires sont des fongicides (sélénium sulfide, zinc pyrithione) qui la détruisent ou en ralentissent la progression. Les substances kératolytiques (soufre ou acide salicylique) vont détacher les cellules mortes pour les éliminer au rinçage. Les dérivés de goudron sont interdits depuis 1998.

Isabelle Coune


Mots-clés :

COSMETIQUE , DETERGENT , ETIQUETAGE , HYGIENE CORPORELLE , LABEL , PRODUIT DE TOILETTE




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