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Connaître la qualité des eaux de baignade

Connaître la qualité des eaux de baignade
Juillet-Août 2009
Le Particulier pratique n° 348, article complet.
Auteur : SARGIS (Marise)

Ici, une marée verte ; là-bas, une marée noire ; ici et là, des pollutions passagères liées aux lendemains d’orage, quand les eaux pluviales s’échappent sans traitements préalables ou que les égouts débordent… Comment s’informer de la qualité de l’eau de la station balnéaire où nous allons échouer cet été ?

Des eaux plus propres qu’il y a 30 ans

La France se situe en 3e position, derrière Chypre et la Grèce, pour la qualité de ses eaux de baignade (selon le dernier rapport de la Commisssion européenne publié sur eea.europa.eu ; en anglais). Dans les années 1980, 60 % des sites de baignade français étaient déclarés conformes ; ils sont 98 % en 2008. Des progrès liés aux efforts réalisés dans l’assainissement collectif et au travail des agences de l’eau. En effet, toutes les eaux de baignade font déjà obligatoirement l’objet d’une surveillance sanitaire par les pouvoirs publics pendant la saison balnéaire, entre juin et octobre, en sachant que chaque commune fixe ses dates (voir LPP n° 282). Ainsi, les services santé-environnement des directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) effectuent un prélèvement au moins une fois tous les 15 jours. Les résultats sont communiqués à la population, le maire étant tenu de les afficher sur les sites de baignade et en mairie (conformément à l’article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales). De plus, à la fin de chaque été, une moyenne annuelle des classements est calculée sur les quatre niveaux de qualité : A (bonne), B (moyenne), C (momentanément polluée) et D (mauvaise). La plupart des communes réalisent, par ailleurs, une autosurveillance incluant des analyses plus fréquentes. Cependant, jusqu’ici l’information arrivait en différé. Les choses sont en train de changer.

La nouvelle directive européenne durcit les normes

Cette directive (2006/7/CE) fixe un calendrier en plusieurs étapes : en 2011, définition des profils d’eaux de baignade, de manière à préciser les sources de pollutions et les remèdes à y apporter ; en 2013, application du nouveau classement des eaux – avec, cette fois, les qualités “excellente”, “bonne”, “suffisante” et “insuffisante” –, qui durcit beaucoup les seuils des normes sanitaires ; en 2015, toutes les eaux de baignade devront être de qualité “suffisante”.

Préparer les communes aux objectifs de Bruxelles

L’association Surfrider Foundation Europe a calculé, dans son rapport annuel de simulation, que 8 % des plages françaises seraient aujourd’hui fermées si les seuils, quatre fois plus stricts, prévus par la nouvelle directive étaient appliqués. Pour préparer les communes du littoral, un référentiel de “certification qualité eau de baignade” a été mis en place par l’association des maires de stations classées et des communes touristiques, l’Association nationale des élus du littoral (Anel), les ministères de l’écologie, de l’Intérieur, de la Santé et du Tourisme. Le référentiel est consultable depuis le 12 juin sur sante.gouv.fr. Une trentaine de villes sont d’ores et déjà sur les rangs, et arboreront le nouveau logo (valable 3 ans) dès la saison 2010.

Informer le grand public en temps réel

Cette certification vise à mieux contrôler la qualité des eaux de baignade et à diffuser une information actualisée. Entre 10 et 20 jours avant le début de la saison estivale, la commune devra avoir réalisé au minimum un prélèvement ; pendant la saison, elle sera tenue d’en faire au moins un par quinzaine. En cas de pollution mettant en danger la santé des baigneurs, les stations certifiées s’engagent à fermer la plage, à identifier l’origine de la contamination et à informer la population en temps réel. “Il faut éduquer le public pour qu’il comprenne qu’une plage fermée momentanément peut être un bon signe, qui témoigne de la diligence de la localité”, insiste Christine Clair, de l’Anel. Ce référentiel assure non pas la qualité de l’eau, mais la démarche de contrôle et d’information de la commune. Sa vocation implicite est de remplacer le Pavillon bleu (voir ci-contre), souvent faussement interprété comme une garantie en temps réel de la qualité de l’eau.
Marise Sargis


Mots-clés :

EAU DE BAIGNADE , POLLUTION , QUALITE




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