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Repeindre son salon : le prix du coup de pinceau

Juin 2009
Le Particulier pratique n° 347, article complet.
Auteur : BARRON (Edwige)

Les devis de peinture pèchent souvent par omission : absence de mesures (le métré), silence sur l’aspect du grain comme sur la préparation du support. Au final, le consommateur ne sait pas grand-chose, ce qui lui interdit de vraiment comparer les propositions des artisans, dont le coût peut passer du simple au double. D’où, une forte suspicion du client.

Pourtant, si tous les peintres chers ne sont pas forcément bons, un travail de qualité exige une série d’étapes préparatoires qu’ignore le barbouilleur si bon marché, à peine plus qualifié qu’un bricoleur du dimanche.

Des devis parfois en “style télégraphique”

La peinture est, certes, encadrée par certaines règles (25 DTU), mais aucune n’est impérative. “Ce qui entraîne un grand nombre de contentieux”, constate Rolland Cresson, un expert. Le consommateur avisé fuira les entreprises qui proposent des devis sur Internet, qui ne tiennent évidemment pas compte de la configuration précise des lieux à traiter. Cependant, même les devis (gratuits) établis sur place sont parfois scandaleusement laconiques. Notre expert évoque, outré, des documents mentionnant, en tout et pour tout, “remise en peinture de deux pièces : 8 352 €”. Les radiateurs seront-ils déposés ? L’intérieur des placards sera-t-il peint ? Que comprend la préparation des fonds ?
Des échantillons pour choisir la couleur. Demandez à l’artisan de vous présenter un nuancier afin que vous vous mettiez d’accord sur la référence exacte – elle sera portée sur le devis – de la teinte que vous souhaitez. S’il s’agit de rafraîchir un appartement entier, les bons professionnels accepteront de réaliser un échantillon de 1 m2. Cela vous donnera une impression d’ensemble. C’est important si vous optez pour une couleur osée.
Evitez d’acheter la peinture vous-même. Il est peu probable que vous obteniez les tarifs que consent le grossiste. Vous feriez une fausse économie. En effet, la peinture représente seulement 15 % du coût total. Sachez que si vous désirez une pièce bicolore, par exemple les plinthes, les portes et le réchampi des moulures dans une tonalité différente, le surcoût peut atteindre 10 à 50 % selon la complexité de l’ouvrage, précise Emmanuel Borry, dirigeant d’une entreprise parisienne spécialisée dans la couleur.

Des languettes témoins pour définir le rendu

Faites-vous spécifier l’aspect final (mat, satiné ou brillant) et la texture : lisse, petit poché, gros poché (un gros grain, qui évoque la peau d’orange). Demandez à voir le rendu sur des languettes témoins, car les termes commerciaux comme “satin velours” ou “satin doux” ne décrivent rien de précis, d’autant que, à l’intérieur du satiné lui-même, la brillance peut aller de 20 à 60 %. Si vous voulez vous approcher de 60 %, ­commandez un vrai satiné lisse.
Quant aux laques, sachez que, à partir de 2010, les versions glycérophtaliques seront totalement interdites. Un bienfait pour la santé, mais sur le plan décoratif, les spécialistes sont partagés. Pour certains, les laques à l’eau sont aussi réussies que la glycéro, à condition de savoir les appliquer ; pour d’autres, l’aspect ne sera jamais aussi tendu, aussi brillant. Difficile de trancher, mais mieux vaut en être averti. Comprenez également que plus le rendu est lisse, plus le support doit être impeccable : une laque exige quatre passes d’enduit au lieu des deux habituelles, plus un ponçage au galet et un dépoussiérage à l’eau entre chacune. Le prix s’en trouve multiplié par quatre.

Trois qualités de finitions

La plupart des consommateurs l’ignorent : il existe trois catégories de finitions, selon leur qualité.
– C, le minimum, correspond à un simple coup de propre. On voit encore toutes les aspérités (trous, bosses…) sous la peinture. Aucun travail n’est requis pour rattraper la planéité des surfaces. C’est un niveau adapté à un sous-sol, à un garage en parpaings.
– B est le niveau courant. La planéité est reprise, mais on tolère quelques petits défauts de finition, des traces de coups de spatule, un léger débordement sur le réchampi d’une plinthe… C’est le grand domaine de la toile de verre, ce cache-misère qui permet d’alléger le travail d’enduit.
– A représente la perfection. Aucune trace ni défaut ne seront admis. Dans cette catégorie, la passe de l’enduit est générale au lieu d’être partielle, appliquée seulement aux endroits abîmés.
Ces trois degrés impliquent des phases de préparation du support à traiter totalement différentes. Sachez que le devis doit toutes les préciser : rebouchage, reprise de maçonnerie, deux passes d’enduit (une seule pour la qualité B), impression, deux couches de peinture croisées. Plus un éventuel détapissage. évidemment, les étapes changent selon qu’il s’agit d’un logement neuf ou ancien, et en fonction du type de support (plâtre, bois…).
Edwige Barron


Mots-clés :

ARTISAN , DEVIS , PEINTURE , TRAVAUX




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