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Bilan : la crise profite au hard discount

Juin 2009
Le Particulier pratique n° 347, article complet.
Auteur : SARGIS (Marise)

Les hyper­marchés, dont la fréquentation chute, se lancent dans une surenchère de promotions pour tenter d’enrayer la concurrence croissante du hard discount.

Le modèle mammouth de l’hyper à 40 000 références, créé dans les années glorieuses de l’après-guerre pour les familles nombreuses, battrait-il de l’aile à l’époque où se généralisent les familles monoparentales ? En tout cas, la fréquentation de ce type de grandes surfaces est en baisse. Un fléchissement de 0,5 point qui passe d’autant moins inaperçu qu’il s’accompagne, parallèlement, d’une hausse des parts de marché (en valeur) de 0,7 point des enseignes de hard discount, selon une étude TNS Worldpanel.
Avec la crise, et un pouvoir d’achat en berne, les consommateurs modifient leurs comportements : repli général sur les denrées alimentaires de base (farine, œuf, riz…) et les plats économiques. Brutalement rappelés à l’ordre fin 2008, tous les distributeurs ont repris vigoureusement la main sur les prix promotionnels. Carrefour lance, ce printemps, 400 produits Carrefour Discount destinés à remplacer la gamme N° 1, en fin de course. Michel-édouard Leclerc justifie, auprès de nos confrères du magazine LSA (n° 2089), la bonne santé du groupe par l’accroche prix bas, jamais démentie sur le fonds de rayon et largement relayée sur le site Internet maison quiestlemoinscher.com, qui compare les écarts interenseignes.
Quant au succès des cinq enseignes du hard discount l’an passé, il s’explique, d’abord, par la croissance de la surface commerciale des magasins, avec l’accès au seuil de 1 000 m2 (4 000 références) désormais autorisé. Seul Aldi, gardant sa ligne pure et dure, n’a pas succombé à l’agrandissement. En outre, la diversification de l’offre est indéniable : référencement d’une marque nationale à côté de celle du distributeur (MDD) à petit prix, gamme bio MDD (ED) et, toujours, l’assortiment en produits de base sans fioritures, le cœur de métier.
Le hard discount, déjà en bonne santé, devrait encore prospérer après les résultats de deux enquêtes réalisées par des associations de consommateurs – l’Union fédérale des consommateurs (UFC ; quechoisir.org) et la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV ; lepointsurlatable.fr) – pour jauger les produits à bas prix. Sur le plan nutritionnel, ceux du hard discount se révèlent supérieurs aux premiers prix des distributeurs classiques, selon l’UFC. De son côté, la CLCV, qui a examiné les étiquettes de 300 produits de toutes gammes, conclut à une certaine équivalence des caractéristiques nutritionnelles entre tous, quel que soit leur prix (MDD, marque nationale). à quelques exceptions près, cependant (raviolis, céréales au chocolat pour enfants, etc.). Par ailleurs, la généralisation du sirop de glucose-fructose, des exhausteurs de goût, des édulcorants, des amidons modifiés ressort dans plusieurs familles de produits pas chers.
Même si l’envolée du hard discount fléchit un peu depuis le début de l’année, la crise lui offre une occasion de gagner d’autres clients. En 2008, 72 % des ménages ont franchi la porte d’un hard discount, mais n’y ont consacré que 20,60 % de leurs dépenses.
Marise Sargis


Mots-clés :

GRANDE SURFACE , HARD DISCOUNT , PRIX




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