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Décryptage : les nouveaux piliers du tourisme social

Mai 2009
Le Particulier pratique n° 346, article complet.
Auteur : BARRON (Edwige)

Lâché par l’état, le tourisme social a retrouvé du soutien localement. Ces établissements situés pour moitié en zone rurale et en moyenne montagne sont souvent un moteur pour la région.

Dopé par la crise, qui pousse les Français à refluer vers le territoire national et à chercher des formules moins onéreuses pour les vacances, le tourisme social reprend des couleurs. Il inaugure même des hébergements. Des exemples ? Dans le petit village de Prénovel, au cœur du parc naturel régional du Haut-Jura, l’association Cap France, pionnière pour la gestion écologique, a construit cinq maisons à ossature bois, au look contemporain et au confort irréprochable : salle de bains dans chaque chambre, poêle à granulés de bois, grande terrasse… La surface (68 m2 pour cinq personnes) n’a rien à voir avec la conception riquiqui de ce type de résidence en gestion commerciale. En moyenne saison, une semaine aux Loges du Jura revient à 700 €, soit 20 % moins cher qu’une location traditionnelle. Un prix attractif, d’autant que sont inclus la navette entre la gare et les Loges durant les congés scolaires, les animations en soirée dans le club de vacances tout proche, l’accès à la piscine et au court de tennis… Quant au site, il offre grandement de quoi s’occuper été (randonnées douces) comme hiver (ski de fond et raquette).
Pas très loin, dans le Doubs, à la Chapelle-des-Bois, Cap’vacances a ouvert, en décembre, un village nature, construit au pied de la plus grande piste française de ski de fond et à une encablure du lac de Malbuisson (le deuxième plus grand de France ; nombreuses activités nautiques). Doté de chambres design qui ne dépareraient pas un trois-étoiles, d’une piscine ultramoderne et d’un sauna norvégien, le centre propose, en hiver, la semaine en pension complète à 300 € par personne. 
Dans le parc national des écrins, à Oz-en-Oisans, les Villages-clubs du soleil viennent d’ouvrir un club ultradéco, avec espace bien-être, piscine, balnéo et hammam. Cette association marseillaise est la seule à disposer de crèches agréées par la DDASS dans ses établissements, qui accueillent les enfants à partir de 3 mois. Un séjour de deux semaines début juillet en pension complè­te, sorties et animations comprises, coûte 750 € par personne.
Les collectivités locales, qui possèdent 50 % du parc de résidences régies par les associations, préfèrent confier la gestion des nouveaux établissements – dans lesquels elles n’hésitent pas à investir pour maintenir de l’activité et des emplois – à ce type de partenaires. Elles craignent, en effet, les impératifs de rentabilité imposés par les logiques commerciales, qui créent, parfois, des friches touristiques, pleines de ce qui est justement nommé des “lits froids” (immobilier peu entretenu, mal loué, difficile à revendre ou rempli seulement quelques mois l’été).
De même, l’Europe vient de redécouvrir l’intérêt du tourisme social, et le Parlement lui a alloué un budget d’études pour que soient examinées toutes les solutions nationales bonnes à transplanter ailleurs, comme les initiatives espagnoles pour les vacances des seniors. Chez nous, les prochaines assises nationales du tourisme lui seront consacrées à la rentrée. Un retour en grâce de ce secteur, amputé des subventions de l’état, ainsi que du service ministériel qui lui était dévolu.
Edwige Barron


Mots-clés :

TOURISME , TOURISME SOCIAL




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