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Bilan : des moyens de soutenir la forêt des Landes après la tempête

Mai 2009
Le Particulier pratique n° 346, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

La tempête de janvier dernier a fait davantage de dégâts que celle de 1999, mais les mesures de sauvegarde du bois sont maintenant à la hauteur.

En quelques heures, le 24 janvier, la tempête Klaus a emporté un tiers du massif landais de pins maritimes, laissant derrière elle un paysage de désolation. Au total, 40 millions de mètres cubes de bois ont été mis à terre, soit l’équivalent de 6 à 7 années de production. Cela à peine 10 ans après la dévastation de 1999. Les conséquences sont majeures pour la filière, qui se trouve de nouveau déstabilisée, mais, cette fois-ci, il semble que la parade soit prête.
En 1999, une partie du bois tombé avait été absorbée par le marché espagnol de la construction, alors en plein essor. Mais il est aujourd’hui englué dans la crise. Dans un contexte économique difficile, il a fallu trouver rapidement des débouchés, la première urgence étant le stockage des plus beaux arbres avant l’été. Ainsi, les pins plantés après l’incendie de 1949 et à terre maintenant sont bons à être exploités en bois d’œuvre (les spécimens les plus jeunes servant à la fabrication des panneaux de particules). Mais s’ils restent en forêt, ils risquent d’être attaqués par un champignon qui fait bleuir le bois. L’un des enseignements de 1999 a été la nécessité d’aménager des aires de stockage sous aspersion, car les fibres doivent être maintenues à un taux d’humidité de 80 % pour ne pas pourrir. La dernière tempête a fait une fois et demie plus de dégâts que celle de 1999, mais entre-temps la capacité de ce type d’installations a été multipliée par 10.
En 1999, seuls les industriels disposaient d’aires de stockage sous aspersion. Aujourd’hui, l’Office national des forêts (ONF) gère de telles réserves (pour 1 million de mètres cubes). Les propriétaires forestiers se sont, eux aussi, organisés, directement ou en coopérative (pour 3 millions de mètres cubes), les industriels prenant en charge les 5 à 6 millions restants.
Le bois tombé est, pour une part, destiné à l’exportation vers l’Allemagne, les pays du Nord (Finlande, Suède) et la Chine, tandis qu’une partie de la biomasse sera valorisée en énergie. Le groupe Gascogne, un acteur important dans la filière, a investi 70 millions d’euros pour mettre en place une grosse chaudière qui fournira à la fois de l’électricité et de la vapeur.
Par ailleurs, l’Inra, les collectivités territoriales et les sylviculteurs recherchent des modes de plantation qui permettraient de réduire les effets des tempêtes sur cet écosystème très pauvre, où le pin maritime est particulièrement bien adapté au sol sableux et acide.
En attendant, la région landaise se mobilise pour replanter. En effet, d’une part, les pins maritimes participent à la fixation des dunes ; d’autre part, parce qu’ils consomment énormément d’eau (de 20 à 50 l par jour chacun, en fonction de la saison), ils évitent les remontées de nappes phréatiques qui se produisent dans les zones qui n’ont plus de couvert forestier.
Le groupe Gascogne, en partenariat avec Castorama, Gedimat et PointP notamment, a lancé l’opération “Ensemble, replantons la forêt”. Pour chaque achat de lambris, de parquet… à l’une de ses marques (Imberty, Parq’Avenue, MultiWood), il s’engage à faire planter un arbre (par tranche de 100 €).
Isabelle Coune


Mots-clés :

ARBRE , CATASTROPHE NATURELLE , ENVIRONNEMENT , FORET




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