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Médicaments génériques : des économies qui restent marginales

Décembre 2001
Le Particulier n° 949, article complet.

Origines : Article 29 de la loi n° 98-1194 de 23.12.1998 du code de la santé publique; décret du 11.06.1999; accord du 28.4.1999 entre l'Etat et les pharmaciens. Objectif : Accroître les ventes de médicaments génériques, moins chers que les médicaments de marque, pour contenir les dépenses de santé. Moyens : Autoriser et inciter les pharmaciens à remplacer un médicament, prescrit par un médecin, par un autre, moins cher, dont le principe actif, la présentation et les effets sont identiques.

Les génériques sont peu utilisés en France

Les génériques constituent ainsi un outil de choix pour toute politique de réduction des dépenses de santé. En france, cependant, leur consommation est restée faible, comparée celle de pays comme l'Allemagne où elle est 4 à 5 fois plus élevée, car beaucoup de médecins n'en prescrivent pas. C'est pourquoi la loi a permis aux pharmaciens de remplacer un médicament prescrit par un médecin par un générique d'un prix égal ou inférieur, sauf si l'ordonnance mentionne expressément "non substituable". Parallèlement, les pharmaciens ont été autorisés à pratiquer une marge commerciale plus importante sur les génériques.

Plus d'économies prévues pour 2001

Lors de l'entrée en vigueur de ces mesures, en juin 1999, les pouvoirs publics en attendaient un doublement de l'utilisation des génériques sont passés de moins de 2 % du marché des médicaments remboursables à un peu plus de 3,1 % en 2000. Mais, depuis, la progression s'est ralentie. En outre, la marge supplémentaire des pharmaciens sur les génériques a représenté, en 2000, près de 600 millions de francs (91 millions d'euros). Au final, sur environ 90 milliards defrancs (13,72 milliards d'euros) annuels de médicaments remboursés par l'asurance maladie, les génériques ont permis d'économiser 500 millions de francs (76,2 millionsd'euros) en 200, et espère-t-on 1 milliard de franc en 2001.

En réalité, beaucoup de patients, habitués à un médicament précis, acceptent mal que la prescription de leur médecin soit revue au profit d'un générique. Les médecins ne jouent pas non plus toujours le jeu, et prescrivent des médicaments expressément "non substituables". Pour le pharmacien, chaque substitution prend du temps : pour rechercher le générique équivalent et pour expliquer au patient de quoi il s'agit, alors que le gain supplémentaire pour lui n'est que de 2 F à 3 F par boîte (0,30 € à 0,46 €).

Le droit de substitution par le pharmacien n'ayant pas encore eu les résultats escomptés, il est envisagé de permettre aux médecins de prescrire des médicaments sous leur seule dénomination générique, sans marque (Nifuroxazide, par exemple, pour l'antidiarrhéique Ercefuryl). L'objectif, d'ici à ans, est que la moitié des médicaments délivrés sur ordonnance soient des génériques. Un objectif ambitieux, sur le réalisme duquel on peut s'interroger.


Mots-clés :

MEDICAMENT GENERIQUE




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