Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Vie pratique > Santé > Décryptage : médicaments en libre-service...moins chers ?

Décryptage : médicaments en libre-service...moins chers ?

Décryptage : médicaments en libre-service...moins chers ?
Décembre 2008
Le Particulier pratique n° 341, article complet.
Auteur : COUNE (Isabelle)

Chaque vague de dérem­boursement de médicaments se solde par une hausse généralisée de leurs tarifs... Leur vente en libre-service y remédiera-t-elle ?

Déjà pratiquée dans d'autres pays européens, la vente en libre accès de certains médicaments est désormais autorisée dans les pharmacies de l'Hexagone, avec des prix bien visibles, comme pour les cosmétiques. La liste des 217 médicaments dits OTC (over the counter), fixée par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), pourrait, à terme, être élargie à 3 000 références. Contrairement au tarif des médicaments remboursés par la Sécurité sociale, celui de ces produits n'est pas régulé. Le prix appliqué par l'officine dépend de celui auquel elle les achète aux laboratoires et de la marge qu'elle s'accorde. Des conditions très différentes d'une pharmacie à l'autre, d'autant que, pour chaque molécule, il existe de nombreuses marques et présentations (voir LPP n° 287).

Jusqu'ici, ces fameux médicaments non remboursés étaient vendus derrière le comptoir. Demandait-on un antalgique ? Le pharmacien pouvait nous tendre l'une ou l'autre des multiples marques de paracétamol, à des tarifs variant du simple au double. La commercialisation de certaines de ces substances devant le comptoir, qui permet au consommateur de comparer les prix entre plusieurs pharmacies, va-t-elle pousser les professionnels à des actions discount ? C'est ce que le gouvernement espère en favorisant ainsi la concurrence. Fin juillet 2008, le prix moyen des produits en libre accès avait déjà chuté de 2,40 % par rapport à juin, mois précédant la mise en place du dispositif. Toutefois, les véritables effets de la loi sur les OTC ne devraient se faire sentir que dans quelque temps, début 2009.

A ce jour, seulement un cinquième des pharmacies ont installé un rayon libre-service. En effet, les médicaments proposés actuellement proviennent des stocks achetés aux laboratoires en début d'année aux conditions négociées à cette époque. Les commandes qui se traitent aujourd'hui sur le marché sont plus intéressantes. Excepté les niches où il y a peu d'offres (antiacides, par exemple), la concurrence devrait jouer pleinement. Le ministère de la Santé essaie de mettre en place des centrales d'achat : les officines pourraient ainsi se grouper et commander des médicaments en volume important afin de bénéficier de réductions.

Le code de déontologie des pharmaciens leur interdisant de faire de la publicité sur le prix des médicaments, difficile pour le client de s'y retrouver. Un observatoire des prix créé par le gouvernement permettra de confirmer ou d'infirmer la baisse. Les professionnels du secteur tentent, eux aussi, de collecter des informations sur les tarifs, mais rien d'exploitable pour l'instant par le consommateur. L'association de consommateurs UFCS (Union féminine civique et sociale) mène des enquêtes sur tout le territoire, et devrait en livrer les résultats sur son site Internet (ufcs.org) début 2009, ainsi qu'à travers des animations dans ses réseaux. En attendant, reste à faire preuve de vigilance, et à demander systématiquement au pharmacien la formule où la molécule est la moins chère, que ce soit devant ou derrière le comptoir...

Isabelle Coune


Mots-clés :

MEDICAMENT , PRIX




Outils pratiques :
Papiers à conserver
Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Choix patrimoniaux

Forum bannière

 

Bannière e-Particulier