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Vous voulez réduire votre activité en douceur

Septembre 2004
Le Particulier n° 980, article complet.

Entre l'emploi du temps du salarié à plein temps et la retraite, la préretraite ou le chômage, il y a parfois un juste milieu : le travail à temps partiel. Mais, le principal dispositif en ce sens, la préretraite progressive, ne sera plus accessible dès le 1er janvier 2005.

Une de mes amies travaille dans un laboratoire pharmaceutique ; à 55 ans, elle est passée à mi-temps tout en conservant les 3/4 de son salaire. Cela permet de conserver un revenu correct", expose Jacqueline, 55 ans, responsable de communication. Mais attention : cette formule, dite préretraite à mi-temps, ou préretraite progressive, va disparaître à compter du 1er janvier 2005.

Passer à mi-temps et conserver 3/4 de son salaire.

Les engagements pris avant cette date seront toutefois respectés, il faut donc que Jacqueline se dépêche

Mais cela dépend aussi de son employeur. C'est à lui qu'appartient de mettre en place ce dispositif, en passant une convention avec la DDTEFP, et il ne peut le faire que pour éviter des licenciements économiques ou embaucher de nouveaux salariés. Jacqueline pourra alors passer à mi-temps et toucher, en complément de son salaire réduit de moitié, une allocation Assedic égale à 30 % de son salaire dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (2 476 € en 2004) et à 25 % pour la fraction comprise entre ce plafond et le double de celui-ci. Par exemple, pour un salaire de 3 000 € brut à plein temps, un salarié percevra jusqu'à sa retraite : 1 500 € + (2 476 € x 30 %) + (3 000 – 2 476 €) x 25 % = 2 373,80 €, soit près de 80 % de son précédent salaire, pour un travail à mi-temps. Vous ne pouvez pas exercer une autre activité professionnelle à côté de votre mi-temps, mais il est possible, dans ce cadre, de continuer à cotiser pour sa retraite complémentaire sur la base du salaire à temps plein. Cela suppose toutefois un accord, collectif ou individuel, avec l'employeur. Mais, après le 1er janvier 2005, peu d'autres dispositifs de cessation progressive d'activité subsisteront : seules certaines entreprises (telles Quelle-La Source ou Usinor) ont mis en place des comptes épargne temps alimentés par des reports de congés payés, RTT, primes conventionnelles... qui permettent, à partir de 55 ou 57 ans, de prendre un congé de fin de carrière ou de réduire son temps de travail avant de partir en retraite.

L'alternative : la retraite progressive à 60 ans.

Si rien de ce genre n'existe dans votre entreprise, il vous faudra attendre d'avoir 60 ans pour profiter d'une formule, que la loi Fillon a maintenue tout en la modifiant, la retraite progressive. Elle permet, dès cet âge, de continuer à travailler à temps partiel pour son employeur, tout en percevant une partie de ses pensions de base et complémentaires (de 30 % à 70 % selon la quotité du temps partiel). Désormais (sous réserve d'un décret à paraître, voir notre Hors-série Retraite, de juin 2004, p. 20), vous devriez pouvoir en bénéficier même si vous n'avez pas tous vos trimestres pour une retraite à taux plein, ce qui vous permet, en conservant une activité à temps partiel, de continuer à valider des trimestres. À votre départ en retraite définitif, vos droits seront recalculés.


Mots-clés :

CUMUL EMPLOI-RETRAITE , RETRAITE




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