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Des placements liquides pour le court terme (moins d'un an)

Avril 2002
Le Particulier n° 953, article complet.

Si les 15 000 € dont vous disposez doivent rester disponibles à court terme, optez pour des placements de trésorerie, sans risque pour votre capital.

Plusieurs placements peuvent accueillir votre épargne de précaution ou les capitaux en attente d'investissement, sans les immobiliser sur une longue période et sans faire prendre de risque à votre capital : les Sicav monétaires, les livrets d'épargne, les comptes à terme.

Les Sicav et FCP monétaires pour le très court terme.

Leur mode d'emploi est simple : vous achetez des parts de l'un de ces organismes de placements communs en valeurs mobilières (OPCVM) et vous les revendez quand vous le souhaitez, en empochant la plus-value réalisée dans l'intervalle, sachant que ces produits sont gérés de façon à ce que la valeur des parts ne baisse pas (veillez à ce qu'il s'agisse bien d'un OPCVM placé dans la catégorie officielle "monétaire euro"). À la différence d'autres fonds et Sicav, il n'y a généralement pas de frais d'entrée ni de sortie. Cependant, de tels frais sont parfois prévus par l'établissement gestionnaire, qui les utilise comme moyen de dissuasion à l'égard de certains souscripteurs, comme ceux qui ne font pas déjà partie de leur clientèle, ou ceux qui envisagent d'investir une somme jugée trop faible. En effet, payer ne serait-ce que 1 % de droits d'entrée sur un OPCVM de trésorerie réduit de façon rédhibitoire l'intérêt d'un tel placement. Il est préférable, par ailleurs, d'acheter des parts d'un OPCVM géré par votre banque, plutôt qu'un produit concurrent, ce qui vous évitera de supporter des droits de garde. Les OPCVM monétaires rapportent à peu près l'équivalent des taux d'intérêt à court terme pratiqués sur les marchés financiers (Euribor 3 mois, par exemple, voir p. 95), moins les frais de gestion propres à chaque fonds prélevés sur leur performance brute. En général, ces frais sont les plus faibles dans les fonds où la valeur unitaire des parts se chiffre en milliers d'euros, et donc plutôt destinés aux investisseurs institutionnels ou aux entreprises. Mais si vous envisagez de placer une somme importante et de la récupérer en une seule fois, rien ne vous interdit de choisir un tel fonds. Votre placement pourra ainsi rapporter davantage qu'avec des fonds ou des Sicav monétaires "grand public", dont les parts ont une faible valeur unitaire (quelques dizaines d'euros ou moins). Ces produits permettent d'investir ou de désinvestir des montants relativement modestes, mais leurs frais de gestion peuvent être plus élevés, au détriment de leurs performances. En pratique, les performances des Sicav et FCP monétaires réellement accessibles au grand public sont plutôt de l'ordre de 4 % par an au mieux actuellement. Et sur un an (février 2001 à février 2002), les meilleurs OPCVM monétaires ont progressé de plus de 4,50 %, les plus médiocres de moins de 2 %. À plus court terme, au cours de la deuxième semaine de février, leurs performances s'échelonnaient entre 0,02 % et 0,09 %, soit l'équivalent annuel de 1 à 5 %. N'oubliez pas la fiscalité : si vous vendez pour plus de 7 650 € de valeurs mobilières (actions, obligations, parts de Sicav ou de FCP...) dans l'année, les plus-values correspondantes seront taxées au taux de 26 %, prélèvements sociaux inclus, et le rendement de vos fonds monétaires s'en trouvera amoindri d'autant. En revanche, sur un fonds ou une Sicav monétaire, votre capital est rémunéré au jour le jour sans durée minimale, ce qui n'est pas le cas des autres placements à court terme.

Livrets d'épargne, l'embarras du choix.

Une somme versée sur un livret d'épargne ne porte intérêt que si elle y reste au moins une quinzaine civile complète, du 1er au 15 du mois ou du 15 au 30 ou 31. Mais au-delà de cette spécificité commune, les livrets n'ont pas tous la même rémunération, ni la même fiscalité. Le plus séduisant aujourd'hui est le livret d'épargne populaire (LEP), avec 4,25 % par an net d'impôts et prélèvements sociaux. Mais il est réservé aux contribuables dont l'impôt sur le revenu en 2001 a été inférieur à 660 € ; de plus, les versements y sont plafonnés à 7 700 €. En seconde place, arrivent les comptes sur livret de certaines banques sans guichet, qui vous proposent leurs services par téléphone, Minitel ou Internet. Là, pas de conditions de ressources, et le plafond de versements est beaucoup plus élevé. La rémunération est attrayante, mais soumise soit à l'impôt sur le revenu majoré de 10 % de prélèvements sociaux, soit à un prélèvement forfaitaire de 25 %, prélèvements sociaux compris. Début février, les rémunérations proposées allaient de 5,25 % brut par an (3,93 % après prélèvement forfaitaire) à la banque Covefi, suivie par Zebank (5,10 % brut, 3,825 % net), l'Épargne orange d'ING Direct (4,70 % brut, soit 3,525 % net, et enfin la Banque AGF (4,25 % brut, soit 3,18 % net). Ces taux sont modifiables à tout moment à la hausse ou à la baisse, selon l'évolution des taux d'intérêt court terme, mais aussi de celle du taux du Livret A. Celui-ci, comme le Codevi, rapporte 3 % par an (exonérés d'impôts et de prélèvements sociaux). Si l'État décidait de baisser ce taux (après les élections peut-être), il est probable que les banques à distance en feraient autant pour leurs livrets. Votre épargne sera alors moins bien rémunérée, puisque, sur tous les livrets d'épargne, les nouveaux taux s'appliquent à la totalité du capital déjà investi.

Le compte d'épargne logement (CEL).

Si vous avez des projets immobiliers, le compte d'épargne logement mérite votre attention. Sa rémunération, 2 % l'an, non imposable mais soumise aux prélèvements sociaux, n'est pas très attractive, mais, 18 mois au moins après son ouverture, votre CEL vous permet de demander un prêt à 3,50 % seulement, que vous pouvez affecter au financement d'un achat ou de travaux. En outre, si vous empruntez, vous recevez une prime d'État, qui porte le rendement du placement dans la meilleure des hypothèses à 3 % brut.

Les comptes à terme sont moins séduisants.

Fiscalisés comme les comptes sur livret, ils obligent à bloquer votre épargne pendant une durée que vous choisissez (1 mois, 6 mois ou plus) en échange d'une rémunération fixée à l'avance et garantie pour toute la durée du placement. Hélas, aujourd'hui, elle peine à dépasser 3 % brut, excepté sur certaines offres promotionnelles. Début février par exemple, Cortal proposait encore le Compte 5, c'est-à-dire 5 % brut garantis pour 3 mois et un montant de 15 200 € maximum (5,10 % si le capital investi est supérieur). Soit 3,75 % net, après prélèvement de 25 %.


Mots-clés :

COMPTE A TERME , FCP , SICAV




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