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Chute de la Bourse : profitez-en pour vous lancer

Chute de la Bourse : profitez-en pour vous lancer
Juillet-août 2001
Le Particulier n° 945, article complet.
Auteur : LEROUX (Eric)

Malgré ses crises à répétition, la Bourse reste l'un des meilleurs moyens pour faire fructifier son épargne. A condition de jouer le long terme, le moment semble opportun pour démarrer son portefeuille tout en douceur.

"Acheter au son du canon et vendre au son du violon" Depuis un an, le chaos règne sur la Bourse. Après avoir "flambé" en 1999 et durant une partie de l'année 2000, les marchés du monde entier se sont, en effet, brutalement retournés et les dégâts sont importants : début juin 2001, le CAC 40, l'indice des 40 meilleures valeurs qui sert de témoin à la Bourse de Paris, avait chuté de 24 % par rapport à son point le plus haut, en septembre 2000 – date à laquelle il a frôlé les 7 000 points. De son côté, le Nasdaq, indice des valeurs technologiques américaines, reculait de 60 % par rapport à ses sommets. Un véritable krach, ponctué de chutes retentissantes, puisque certaines actions ont perdu la quasi-totalité de leur valeur

Dans une telle situation, est-il raisonnable d'aller placer ses économies en Bourse ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la réponse est oui. Malgré ses soubresauts et ses déconfitures, l'investissement boursier demeure, en effet, le plus rentable à long terme. Pour les actionnaires les plus anciens, la crise actuelle n'est qu'un épiphénomène qui ne remet pas en cause les gains passés. Il suffit de regarder les chiffres : depuis sa création en 1987, le CAC 40 a quintuplé. Pour 10 000 F investis à cette date – et qu'on aura laissé fructifier – dans les valeurs servant de base au calcul de cet indice, on dispose aujourd'hui de 50 000 F ; un résultat bien supérieur à ceux de tous les autres placements, certes moins risqués. Bien sûr, rien ne dit que les gains seront aussi mirobolants dans les années à venir, mais toutes les études démontrent que, sur des périodes de 12 à 15 ans, le placement boursier dans son ensemble bat tous les autres.

Les valeurs sont en baisse, c'est le moment de s'y intéresser.

"Acheter au son du canon et vendre au son du violon", l'heure est venue de mettre en pratique ce vieux dicton boursier qui conseille d'investir lors des crises et de revendre en période faste. Après les excès à la hausse, les actions ont subi des excès à la baisse, elles sont aujourd'hui bon marché, c'est une bonne raison de s'y intéresser, quitte à puiser dans des réserves investies dans des placements peu performants. C'est un choix qui peut sembler audacieux car le risque de perte demeure, du moins à court ou moyen terme, mais il semble désormais à un niveau assez faible pour justifier une telle option. Si vous êtes prudent, vous pouvez profiter de la configuration actuelle des marchés pour commencer à vous constituer en douceur un portefeuille boursier, en investissant petit à petit sur les valeurs que vous aurez choisies. Cette technique d'investissement progressif se révèle toujours payante à long terme. Cependant, le pari n'est pas gagné d'avance : la bonne santé de la Bourse est essentiellement liée à la croissance de l'économie dont dépendent les profits des entreprises. Si la croissance n'est pas au rendez-vous, il faudra attendre pour empocher des gains, et même enregistrer des pertes momentanées (qui ne deviendraient effectives que si vous vendiez). Mais si la croissance repart, les actionnaires seront très vite servis. C'est le risque et l'intérêt de l'investissement en actions...

La règle de base : puiser dans les réserves dont vous n'aurez pas besoin.

C'est bien à cause de ces aléas que ce type de placement n'est pas à conseiller à tous les épargnants. Seules les personnes qui disposent déjà par ailleurs d'une épargne solide et sûre, sur laquelle elles pourront compter en cas de coup dur ou d'imprévu, peuvent s'aventurer, pour diversifier leur placement, vers les actions avec la quasi-certitude d'être gagnantes. En effet, pour être sûr de ne pas perdre en Bourse, il faut viser à long terme, à un horizon de 10 ans au moins, pour la préparation d'un complément de retraite par exemple. La durée minore le risque et majore les chances de gains. La pire situation, pour un investisseur boursier, est d'avoir à revendre ses titres dans l'urgence : si les marchés sont en baisse, il n'a aucune chance de se rattraper par la suite. N'investissez que des sommes dont vous êtes sûr de ne pas avoir besoin avant longtemps. Si elles rapportent gros rapidement, tant mieux, si elles perdent du terrain, contentez-vous d'attendre.

Suivez les marchés de près et intéressez-vous aux entreprises.

Quand on choisit d'investir en direct dans des actions, cela implique de s'intéresser à la vie des sociétés et des marchés et de suivre assez régulièrement son portefeuille, même si on vise le long terme, car des arbitrages, des ventes ou rachats, sont toujours à prévoir. C'est l'une des conditions indispensables pour réaliser un bon placement et faire mieux que les Sicav. Les personnes qui ne se sentent pas la capacité ou le goût de suivre les fluctuations du marché ont intérêt à privilégier la gestion collective au travers des Sicav d'actions, par exemple dans un contrat d'assurance vie.

N'investissez pas moins de 5 000 F par ligne.

L'achat d'actions en direct s'accompagne de frais à payer (voir le n° 938 du Particulier, p. 20). Certains sont proportionnels aux sommes investies, d'autres, fixes et portant sur chaque mouvement, pénalisent les ordres de faible montant. C'est pourquoi il est préférable d'investir, à chaque opération, un minimum de 5 000 F par ligne (pour France Télécom, par exemple, cela représente environ une dizaine d'actions). Et comme un portefeuille doit être diversifié entre au moins cinq ou six valeurs pour limiter les risques, il est bon de disposer d'un capital de 25 000 F minimum pour se lancer dans l'achat d'actions. Si vous ne disposez pas d'une telle somme, immédiatement ou à un horizon d'un an, mieux vaut ne pas vous aventurer en Bourse et préférer un investissement en Sicav qui offre, même pour les petits montants, une très large diversification. A terme, un portefeuille digne de ce nom doit totaliser au minimum 50 000 F pour ne pas être trop gourmand en frais. Entre 100 000 F et 200 000 F, ces derniers seront encore mieux amortis.

Votre investissement est lié à la bonne santé de l'entreprise.

Vous avez les liquidités, voici l'étape la plus importante : sélectionner les actions de votre portefeuille. Il en existe plusieurs centaines sur le seul marché français et la décision n'est pas toujours facile. Devenir actionnaire d'une entreprise, c'est acquérir un droit de vote aux assemblées générales et une part des bénéfices sous forme de dividendes. Mais le sort de vos économies est lié à la bonne santé de l'entreprise : si elle périclite, la valeur de vos actions fondra comme neige au soleil. Si elle stagne, votre placement fera de même. Si elle fait faillite, vous aurez perdu votre mise. Mais si elle progresse et fait croître ses bénéfices, vous en serez récompensé par une montée du cours et un renforcement des dividendes.

Diversifiez les titres pour limiter les risques.

Le meilleur moyen de se prémunir contre les pertes est de veiller à diversifier ses placements. Si vous ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier, vous avez moins de chances de tout perdre. Dès le départ, veillez à acquérir cinq ou six actions différentes, mais votre portefeuille ne sera véritablement diversifié que lorsqu'il comportera une quinzaine de lignes de valeurs. Au-delà, les risques sont encore moindres, mais la gestion devient un peu plus compliquée et ne se justifie que pour de gros portefeuilles. Les actions étant sensibles à différents facteurs extérieurs et tous les secteurs économiques ne connaissant pas la même évolution, il est bon de choisir des titres de sociétés opérant dans des secteurs différents. Un portefeuille qui ne serait composé que d'actions d'entreprises de télécommunications, par exemple, serait vulnérable à toute mauvaise nouvelle qui touche ce secteur. Très souvent, si l'un des titres plonge, il y a de fortes chances pour que les autres suivent le mouvement. C'est ce qui s'est passé dans le secteur de la téléphonie depuis un an, du fait d'incertitudes sur la rentabilité future des mobiles de troisième génération (UMTS). La sagesse recommande de choisir les secteurs d'activité auxquels vous croyez le plus : finances, pétrole, distribution, agroalimentaire, nouvelles technologies, automobile, etc. et de miser, pour chacun, sur une seule entreprise – la plus performante à vos yeux

Il faut savoir aussi qu'il existe des valeurs défensives qui se tiennent bien, même quand les marchés broient du noir (secteurs de la pharmacie, des services aux collectivités locales, de l'agroalimentaire), des valeurs de croissance (secteurs technologiques de pointe, médias) à privilégier quand la Bourse s'emballe, et des valeurs cycliques, très sensibles aux fluctuations économiques (chimie, pétrole, automobile et construction) avec lesquelles gains et pertes peuvent s'enchaîner rapidement. Prenez le temps de la réflexion. Pour commencer, intéressez-vous à des sociétés que vous connaissez et que vous appréciez (votre marque de voiture préférée, votre banque, l'hypermarché où vous faites vos courses, les cosmétiques que vous utilisez, les stations-service ou vous vous arrêtez, les yaourts que vous achetez, etc.). Ensuite, analysez l'évolution en Bourse de ladite société à moyen terme – c'est-à-dire depuis 1 à 3 ans – afin de voir comment elle a évolué et de situer dans quelle phase la société se trouve. Si elle enregistre des records à la hausse, c'est peut-être un peu tard pour l'acheter car elle est désormais sensible à toute mauvaise nouvelle ; à l'inverse, si elle est à son plancher, elle traverse peut-être une mauvaise passe qui pourrait durer et qui doit inciter à la plus grande prudence.

Pour étayer vos choix, rassemblez des informations sur l'entreprise. Vous pouvez vous procurer son bilan (souvent disponible sur Internet ou auprès du service actionnaires de la société), lire les articles qu'y consacrent les journaux spécialisés, consulter les très nombreux sites Internet gratuits consacrés à la Bourse (boursorama.com ; boursier.com ; hyperfinance.fr ; yahoo finances, etc.). Vous y recueillerez commentaires et opinions sur les valeurs qui vous intéressent, y compris ceux des analystes professionnels des banques ou sociétés de gestion qui y sont souvent cités. Vous pourrez également y suivre l'actualité de la Bourse. D'un spécialiste à l'autre, les avis peuvent diverger ; il vous appartiendra de décider en fonction des arguments qui vous auront paru les plus judicieux. Examinez le chiffre d'affaires de la société et son évolution, choisissez de préférence une entreprise qui progresse. Vérifiez que les bénéfices sont au rendez-vous. Et n'oubliez pas de comparer les résultats des entreprises sélectionnées à ceux d'autres sociétés opérant dans le même secteur et ayant une structure approchante.

Des critères boursiers à ne pas méconnaître.

A côté de ces données économiques, il existe deux critères strictement boursiers sur lesquels s'appuient les spécialistes : d'une part, le bénéfice net par action (BNPA). Il détermine le profit réalisé par l'entreprise sur chacune de ses actions. Plus ce chiffre est élevé, plus l'entreprise est bénéficiaire, ce qui est forcément bon pour l'actionnaire. D'autre part, le Price Earning Ratio (PER). C'est le rapport entre le cours de l'action et son bénéfice. Une société qui réalise un bénéfice de 10 F par action et dont le cours est de 100 F a ainsi un PER de 10. Ce qui revient à dire que cette société est estimée en Bourse à 10 fois son bénéfice annuel. Actuellement, les sociétés françaises cotées en Bourse ont en moyenne un PER de 24. Mais certains secteurs économiques intéressent davantage les investisseurs que d'autres : plus attractives, les sociétés de ces secteurs ont, logiquement, un PER plus fort. Ainsi, les PER sont généralement élevés (40 à 50) pour les valeurs TMT (technologie, médias, télécommunications) et beaucoup plus faibles (moins de 10) dans les secteurs traditionnels, comme celui des industries lourdes (emballage, sidérurgie). Quand une société a un PER plus élevé que celui de son secteur, c'est a priori bon signe : cela signifie que les investisseurs prévoient pour elle une croissance et des bénéfices plus forts que la moyenne ; toutefois, un PER très haut peut aussi correspondre à une action surévaluée par le marché et ne possédant donc plus de perspectives de progression. Attention : vous trouverez fréquemment des prévisions de BNPA ou de PER pour l'année en cours ou celle à venir. Elles sont établies par des analystes en fonction de leurs anticipations de marché (l'anticipation est le nerf de la Bourse...). Ces spécialistes n'étant pas à l'abri des erreurs, il convient de considérer ces ratios prévisionnels avec la plus grande circonspection. Seules les données sur l'exercice écoulé retranscrivent la réalité.

Pour vous faciliter la tâche dans votre première sélection, nous avons demandé à des professionnels de recommander quelques valeurs pour démarrer un portefeuille et d'autres pour entamer la diversification. C'est, à coup sûr, une excellente base de départ (voir p. 45 et 47).

Gérer un portefeuille, c'est opérer des arbitrages réguliers.

Une fois votre premier portefeuille constitué, vous avez le choix entre deux façons de le gérer. La première implique d'être très actif : vous vous fixez un objectif de gain pour chacune des actions que vous détenez, en fonction des prévisions établies par les divers analystes et de vos propres sentiments. Lorsque la valeur atteint le plafond déterminé, vous la vendez pour empocher vos bénéfices. Puis vous réinvestissez dans de nouvelles actions pour recommencer l'opération. Un tel mode de gestion implique d'y consacrer beaucoup de temps et de se tenir en permanence informé afin de saisir toute opportunité. Ce n'est pas de tout repos, d'autant que les paris ne marchent pas à tous les coups : il faut parfois se résigner à vendre à perte les actions qui refusent de monter (là aussi, il est bon de se fixer des seuils).

La deuxième permet d'être beaucoup plus serein : miser sur le long terme et acquérir des actions que vous conserverez pendant plusieurs années, dans l'espoir d'un progrès régulier de leurs résultats et de leurs cours. Avec cette technique, vous n'aurez pas à prêter attention aux mouvements du titre à court terme. La méthode est simple, mais pas forcément très performante, car elle ne permet pas d'engranger de gains à court terme...

De plus, la valeur sur laquelle vous misez aujourd'hui et qui est un fleuron dans son domaine aura peut-être perdu de sa superbe dans quelques années et pourra être dépassée par des concurrents, plus rentables. En conservant des titres très longtemps sans les gérer, vous risquez de passer à côté de nombreuses opportunités.

La solution idéale se trouve donc entre ces deux approches. Elle consiste à se constituer un portefeuille composé d'actions sur lesquelles vous ferez des "coups" à court ou moyen terme quand la Bourse vous sera devenue plus familière, et d'autres auxquelles vous croyez à long terme et qui constitueront le fond de votre portefeuille. Dès qu'elles auront beaucoup monté, n'hésitez pas à vendre une partie des titres pour matérialiser vos bénéfices. Ce faisant, vous diminuez le prix de revient de vos actions. En effet, si vous achetez 100 actions à 30 e et que, plusieurs années plus tard, elles atteignent 60 e, il suffira de revendre 50 titres pour retrouver votre mise. Et il vous restera 50 actions qui ne vous auront rien coûté. Quand l'une de vos valeurs baisse (c'est le pire moment pour l'actionnaire), il convient de s'interroger et de rechercher les raisons de ce recul. S'il ne s'agit que d'un petit accident de parcours qui ne remet pas en cause la confiance que vous portez à la société à long terme, vous pouvez profiter de ce creux pour racheter des titres à meilleur prix. Vous réalisez ainsi une "moyenne en baisse". Si vous avez acheté 100 actions à 30 e et qu'elles décrochent jusqu'à 20 e, vous pouvez acheter de nouveau 100 actions. Chaque titre détenu vous reviendra alors à 25 e. Quand le cours repartira à la hausse, vous engrangerez donc plus vite des bénéfices. Mais si la société va mal et qu'à moyen terme aucun espoir de redressement n'est perceptible, il faut savoir vendre, même à perte. C'est toujours déchirant – et c'est le plus difficile à faire

– mais il vaut mieux perdre 50 % de son investissement immédiatement plutôt que la totalité quelques mois plus tard. On l'a vu récemment avec de nombreuses actions de petites sociétés technologiques dont les cours, après avoir flambé, n'ont cessé de dégringoler...

Vous devez vous adapter aux cycles économiques.

Tout au long de son existence, vous devrez également "arbitrer" votre portefeuille (vendre une action pour en acheter une autre) afin de vous adapter aux cycles économiques. Selon l'environnement, vous aurez ainsi intérêt à vous alléger en valeurs de croissance (secteurs de pointe) au profit d'actions défensives. Évitez cependant les mouvements incessants sur les actions, qui augmentent les frais, altèrent la rentabilité globale et démultiplient les risques. Dans tous les cas, ne cédez jamais à la panique : ne vendez pas vos titres quand tout baisse en même temps, sans avoir mûri votre décision. Et conservez toujours sur votre compte-titres un volant de "liquidités" qui permet de saisir les bonnes affaires quand elles se présentent.

Investir sur le PEA permet d'échapper à l'impôt.

Si vous ouvrez un compte-titres à la banque ou chez un intermédiaire, vous serez taxé à 26 % sur les plus-values réalisées lorsque vous aurez vendu pour plus de 50 000 F de valeurs mobilières dans l'année. Si vous gérez activement vos titres, vous avez de fortes chances de dépasser ce plafond. Les dividendes, eux, s'ajoutent à l'ensemble de vos revenus, mais seulement pour la fraction qui excède 8 000 F dans l'année, ou 16 000 F pour un couple marié (cette franchise n'est accordée qu'aux ménages dont le revenu est inférieur à 299 200 F pour une personne seule et 598 400 F pour un couple marié).

Pour échapper à l'impôt, il existe une bonne solution : loger les actions dans un plan d'épargne en actions (PEA). A condition de le garder pendant au moins 5 ans, tous les gains et dividendes seront à l'abri du fisc ; à l'exception des cotisations sociales de 10 %. De plus, les mouvements réalisés dans le cadre du PEA ne sont pas pris en compte dans le calcul du seuil de cession des valeurs mobilières. Seules restrictions au PEA : il ne concerne que les actions d'entreprises françaises et le total des versements que l'on peut y effectuer est plafonné à 600 000 F (1,2 million de francs pour un couple). C'est largement suffisant pour un début et vous avez tout intérêt à l'utiliser dans un premier temps, quitte à vous constituer un portefeuille extérieur plus diversifié quand vous serez bien rodé.

Les critères à considérer pour trouver l'intermédiaire idéal.

Avant de vous lancer, vous devez choisir l'intermédiaire qui gérera votre compte et fera suivre vos ordres (voir le n° 938 du Particulier). Pour cela, vous devez tenir compte de plusieurs éléments : si l'importance de vos ordres portent sur des sommes modiques – moins de 10 000 F –, vous avez intérêt à privilégier un intermédiaire pratiquant des tarifs très faibles. A la BNP, par exemple, chaque ordre d'achat ou de vente est facturé au moins 75 F, alors qu'un site Internet comme "mesactions.com" ne prélève aucuns frais. Par ailleurs, certains intermédiaires, comme les sociétés de gestion de portefeuille, refusent de traiter avec des personnes ne disposant pas au moins de 200 000 F ou 300 000 F. D'autres pénalisent les petits comptes en leur imposant des frais de garde très élevés. C'est ainsi que Consors perçoit au minimum 491 F par an (soit 4,9 % de frais pour un petit portefeuille de 10 000 F, mais 0,49 % seulement s'il atteint 100 000 F), un point clé à ne pas négliger. Enfin, si vous voulez disposer de conseils réguliers sur les valeurs, c'est auprès des courtiers en ligne et des sociétés de gestion que vous trouverez les meilleures réponses. Vérifiez que vous pouvez joindre un conseiller par téléphone – sans supplément de tarif – dans le cas où vous souhaitez être épaulé dans vos investissements.

Entraînez-vous sur Internet, vous pourrez utiliser un service mis à votre disposition par la plupart des courtiers en ligne : le "portefeuille virtuel". Sur ces sites, vous pourrez vous exercer à passer vos premiers ordres, sans engagement, tester leur service et profiter d'une démonstration grandeur nature. Éric Leroux


Mots-clés :

BOURSE , INVESTISSEMENT




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