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Veiller à la bonne mise en œuvre... pour avoir une installation rentable

Avril 2009
Le Particulier pratique n° 345, article complet.
Auteur : LABEY (Pierre)

Une pose sur des rails ; Des canalisations à calorifuger ; Une régulation n cas de surchauffe.

Le plus important est le paramétrage de l'installation en fonction de l'ensoleillement moyen local. Les fabricants vendent des kits complets pour chacune des régions, mais le réglage est essentiel. C'est là qu'entre en jeu la qualification de l'artisan, qui doit à la fois être thermicien, plombier et couvreur. Certains professionnels font installer les capteurs par un sous-traitant couvreur ayant les assurances pour monter sur le toit. Ce qui n'est jamais bon. De toute manière, l'étanchéité de la toiture au niveau des panneaux est couverte par la garantie décennale. Ceux-ci peuvent être fixés sur des rails, eux-mêmes maintenus par des crochets solidarisés à la charpente. Les raccords de canalisation passent alors par des chatières rajoutées (en plus de celles qui ventilent la sous-toiture). Ces panneaux peuvent aussi être intégrés (dépose d'une partie de la couverture), un carénage dissimulant les côtés et les raccordements. Toutes les canalisations doivent être calorifugées ; celles situées à l'extérieur seront réalisées dans un matériau résistant aux rayons ultraviolets et aux attaques de rongeurs, d'oiseaux... Le remplissage du circuit primaire (fluide caloporteur) doit être particulièrement soigné, et les joints utilisés seront conçus pour supporter le glycol et de fortes températures.

Autres points importants : les réglages de régulation et de la pompe de circulation, le dimensionnement du vase d'expansion... Le ballon doit se trouver le plus près possible des capteurs, sur le sol, à la verticale. Une bonne régulation permettra de protéger à la fois les capteurs et le ballon en été. Il pourrait être tentant de multiplier le nombre de mètres carrés de panneaux solaires pour se passer d'appoint en hiver, mais la surchauffe endommagerait le matériel en été, surtout en cas de non-consommation lors d'une absence. Une très mauvaise solution, sauf si l'on possède une piscine et qu'un échangeur supplémentaire vienne faire passer les calories dans l'eau de celle-ci. Avec cinq ou sept capteurs, on peut à la fois profiter de l'eau chaude sanitaire gratuite toute l'année et de la piscine dès les beaux jours.

Lorsqu'on est l'heureux propriétaire d'un chauffe-eau solaire, il y a tout de même un peu d'attention à lui porter. Il faut vérifier la pression du circuit de fluide caloporteur et le niveau de ce dernier, le fonctionnement du groupe de sécurité du ballon ECS et de la pompe de circulation, la conformité des affichages de régulation et la propreté des capteurs. L'installateur devrait repasser une fois l'an pour ajuster le fluide et tout contrôler : un contrat d'entretien est donc souhaitable.

Pierre Labeÿ

Mots-clés :

CHAUFFAGE , CHAUFFE-EAU , EAU CHAUDE SOLAIRE , ENERGIE SOLAIRE




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