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Mieux oxygéner l'eau avec une cascade en plus

Juillet-Août 2006
Le Particulier pratique n° 315, article complet.
Auteur : ROUSSILLE (Katia)

Un procédé exigeant deux bassins séparés ; Une colonne de décantation supplémentaire ; Une eau plus claire, comme à la montagne.

Les procédés à deux bassins garantissent une eau plus claire que dans le premier système. Cette technique, plus gour­mande en espace, est développée par deux sociétés, Bioteich et BioNova. Chez Bioteich, on compte, en fait, trois zones, d'égale surface : une de baigna­de, une de régénération (les berges, plantées pour faciliter les échanges gazeux) et une d'épuration (colonne de décantation, bassin de filtration, cascade). Chaque lieu a son rôle à jouer dans ce circuit fermé : la colonne de décantation relie le point le plus profond de la baignade au bassin de filtration. Les particules organiques les plus lourdes tombent au fond alors que les légères remontent à travers le substrat minéral et les racines des végétaux aquatiques qui y sont plantées. Ce bassin est rempli de graviers de différentes granulométries et d'un substrat spécifique, généralement de la pouzzolane, une roche volcanique, qui sert de filtre minéral.

Pour reproduire l'enrichissement en oxygène des lacs assuré par les ruisseaux qui descendent des montagnes, Bioteich prévoit une cascade, un ruisseau, un jet ou des “gargouillis” qui aèrent l'eau. Celle-ci, libérée des particules organiques mais chargée d'éléments nutritifs et de bactéries, s'écoule alors sur les berges de faible profondeur plantées d'iris d'eau et de Myriophyllum pour finir son traitement. La ­circulation est garantie par une pompe, deux si nécessaire. Elle fonctionne toute l'année, 24 h/24, même en hiver. Les skimmers, comme dans les piscines classiques, éliminent les impuretés qui flottent pour éviter que la vase ne se dépose.

La société BioNova a également mis au point un système à deux bassins. Il équipe les parcs aquatiques naturels en Autriche, qui reçoivent des milliers de baigneurs. La zone de baignade est séparée par des murs, et l'eau ­s'écoule dans des rigoles tout autour pour être transportée dans le bassin de régénération situé à l'extérieur. De là, elle est renvoyée dans la baignade via une pompe. Grâce à un dispositif hydraulique optimisé, les ­zones de régénération prennent moins de place. Mieux, afin de permettre aux propriétaires de terrains exigus d'installer un tel procédé, cette société a même déposé un brevet pour un système qui enterre le filtre. La zone de baignade, alors seule apparente ­extérieu­rement, peut être plus gran­de, et la surface de gazon est utilisée comme zone de régé­nération.

Les paysagistes agréés qui installent le procédé Bioteich suivent une formation de trois à quatre jours. On en compte 45, qui ont construit 90 piscines depuis 2003, 35 en 2005, et cette année Obio, qui diffuse ce système en France, mise sur 80. Pour séduire le grand public, cette société a créé deux modèles types, le Bassin et le Canal. Il faut compter 39 900 €, hors terrassement, ­c'est-à-dire 600 €/m2. Mais les paysagistes préfèrent dessiner des bassins originaux en parfaite adéquation avec le jardin. En ce qui concerne le coût de fonctionnement annuel, pour une surface de 100 m2, prévoyez 200 à 400 € pour l'électricité dépensée par la pompe, et 100 € d'ajout en eau pour la compensation d'évaporation, que l'on estime de 1 à 2 cm par jour en été.

BioNova est également une marque déposée. Les paysagistes agréés proposent différents modèles pour des surfaces standard allant de 25 à 50 m2 de baignade. Pour un bassin de 100 m2, c'est-à-dire 50 m2 de baignade et 50 m2 de ­régénération, ou de 160 m2, soit 80 m2 de baignade et 80 m2 de régénération, comptez de 45 000 à 65 000 €. Toutefois, les projets sur mesure sont plus fréquents. Dans ce cas, il faut faire faire une étude préalable. Pour ce qui est de l'entretien, il suffit de nettoyer le filtre fin ainsi que la ­rigole de débordement. L'hiver, il faut la purger, de même que le filtre, pour éviter les risques d'éclatement de la tuyauterie. Les frais d'électricité restent assez faibles puisque la pompe ne fonctionne que l'été, et pas toute la journée.

La société Elodée, créateur indépendant, conçoit aussi des baignades naturelles selon le princi­pe des bassins séparés. La zone de lagunage peut être visible, en périphérie ou tout autour du bassin, ou remplacée par un filtre de pouzzolane enterré. C'est la confi­­guration du paysage qui prime pour cet entrepreneur. Il a réalisé un bassin hors sol à débordement, creusé un cratère, réaménagé un ancien moulin... Il parle de “filtration biologique”. En cas de forte affluen­ce de baigneurs, et pour plus de sécurité, il ajoute un stérilisateur à ultraviolets.

Mots-clés :

PISCINE




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