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Les matériaux de second oeuvre du choix pour tous les budgets

Avril 2008
Le Particulier pratique n° 334, article complet.
Auteur : FRANCISCO (Sylvie)

La rareté fait le prix ; Des dimensions hors normes ; Gare aux copies !

Portes, volets, escaliers, cheminées, radiateurs en fonte, boiseries, balustrades, perrons, marquises, portails, pompes à eau, gloriettes, fontaines, etc. : l'éventail est large. La rareté se paie, la qualité aussi. Les pièces en bon état coûtent plus cher mais, en contrepartie, elles ne nécessitent pas d'onéreuses réparations ; d'autant que celles-ci sont parfois irréalisables, même par un professionnel averti. Dans la mesure du possible, faites-vous accompagner de l'artisan qui sera chargé de la pose : il pourra vous aider à distinguer les pièces authentiques des copies, nombreuses (les techniques de vieillissement ont beaucoup progressé ces dernières années) ; il pourra aussi vous conseiller utilement dans le choix des dimensions ou des teintes. Les portes, fenêtres et volets anciens ont un charme indéniable, mais, du fait de leurs dimensions inhabituelles, sont souvent difficiles à intégrer, à moins de rebâtir les murs et les cloisons autour d'eux. Préférez les ­huisseries complètes, avec cadre et fixation d'origine. Le bois doit être en bon état, bien sec et bien plein (sondez sa dureté à l'aide d'un tournevis). Un chambranle, un ouvrant et un panneau voilés ne peuvent être redressés : ils conserveront un défaut d'étanchéité. Proscrivez les montants fendus sur toute la hauteur et les traverses vermoulues. S'ils sont sains, les assemblages un peu affaissés peuvent, en revanche, être resserrés par un menuisier. Faites fonctionner les parties mobiles : elles doivent s'ouvrir et se fermer sans forcer. Sachez que même les fenêtres les plus robustes auront du mal à supporter le poids d'un survitrage (de toute façon moins efficace qu'un vrai double vitrage). Quant aux portes, il est possible de faire adapter des poignées anciennes, une serrure trois points et une isolation thermique. Mais gare au sens d'ouverture 

Il est plus facile de dénicher des portes en bon état que des fenêtres ou des volets, des portes intérieures tout du moins, car celles d'entrée, très demandées, se font rares. Cela dit, vous pouvez en faire réaliser à vos mesures, dans du bois ancien. Les prix tiennent la comparaison avec le neuf : comptez de 45 à 100 € pour un modèle intérieur ancien, mouluré, en bois ordinaire ; de 150 à 300 € s'il est en chêne ou en châtaignier.

Vous rêvez d'un escalier en bois en colimaçon ? Même avec de la patience, n'espérez pas mettre la main sur une telle pièce : sitôt en vente, sitôt achetée. En revanche, vous pourrez trouver des modèles en pierre monumentaux (1 500 € au minimum, ce qui reste très ­compétitif par rapport à l'équivalent en neuf). Le plus souvent stockés démontés, ils sont présentés sur photos. Les dimensions des marches doivent presque toujours être ajustées. S'il s'agit d'un escalier intérieur, pensez à en planifier la pose très tôt, car l'emplacement, l'encombrement, la hauteur de ce dernier vont déterminer ceux des murs, des ouvertures et des planchers.

Encore plus rares que les escaliers en colimaçon, les belles boiseries d'époque se négocient à prix d'or (de 1 500 à 3 000 € le mètre linéaire) chez quelques antiquaires spécialisés. Féau & Cie boiserie se targue de disposer d'une collection de 120 boiseries complètes datant du xviie siècle aux années 1940, réalisées par des artistes de renom. Des réajustements sont à prévoir, ne serait-ce que parce que les maisons d'aujourd'hui sont plus basses de plafond que celles d'autrefois. Les boiseries contemporaines, récupérées dans des boutiques ou des bureaux, sont un peu plus courantes, meilleur marché et plus faciles à intégrer.

Si vous recherchez des éléments de chauffage, sachez que les antiquaires du bâtiment offrent un choix intéressant de cheminées anciennes. Les prix varient en fonction du matériau, des dimensions, du style, de l'époque : comptez autour de 1 000 € pour un exemplaire en bois commun, 4 000 € au minimum pour une cheminée en chêne ou en bois fruitiers du xviie ou du xviiie siècle, plus de 30 000 € pour les pièces rares. Attention, tout ou partie de certains modèles a pu être reconstitué à partir de pierres anciennes, sans que cela soit toujours signalé. évaluez bien les frais de transport et de pose. Confiez cette dernière à un âtrier compétent (quelques revendeurs disposent de leur propre équipe).

Les radiateurs en fonte sont l'apanage des ferrailleurs. Les prix dépendent tantôt du poids (environ 1 €/kg), tantôt du nombre de modules (de 15 à 80 € l'élément suivant le style). Les pièces rares, pour une installation en angle ou intégrant un chauffe-plat par exemple, se vendent à l'unité ; comptez de 2 000 à 4 000 €, voire plus. Très efficaces d'un point de vue énergétique quoique lourds, les radiateurs en fonte sont ajustables à vos mesures : un plombier ajoutera des modules (prélevés sur un autre radiateur strictement semblable) pour le rallonger, en enlèvera pour le raccourcir. Il peut également éliminer les éléments cassés ou fendus, irréparables. En revanche, il est possible de colmater les fuites localisées aux jonctions et de remplacer les robinets et les purgeurs défectueux. Quant à la rouille, elle se traite avec un produit anticorrosion adapté (une vidange minutieuse est ensuite nécessaire pour éviter que les particules décollées ne bouchent la chaudière).

Pour ce qui est de la ferronnerie, pièces ordinaires et de collection se côtoient chez les démolisseurs-récupérateurs, les antiquaires du bâtiment et les ferrailleurs. Ornés de savantes volutes et d'élégantes arabesques, les portails, rambardes, grilles, marquises en fer forgé du xixe et du début du xxe siècle valent plutôt cher, mais n'ont pas d'équivalent en neuf. En fait, la fourchette de prix est large : de 50 €, et même moins, pour un garde-corps à plus de 3 500 € pour une balustrade très ouvragée de l'époque haussmannienne ou un portail monumental. Le plus souvent, un sablage ou un grenaillage, quelques soudures et un traitement anticorrosion (si le métal n'est pas trop entamé) suffisent à leur donner une seconde jeunesse. Soyez extrêmement précis dans votre prise de mesures (tenez, notamment, compte de la profondeur de scellement), car recouper une grille ou une balustrade se révèle la plupart du temps impossible, sauf à altérer l'équilibre visuel initial. Rien n'empêche, en revanche, d'ajuster la pente d'une rambarde d'escalier, ou de réduire sensiblement l'espace séparant un portail de piliers en place. à propos de portail, vérifiez que le cadre est en bon état et que les vantaux ne sont pas voilés. Si les gonds sont endommagés, vous pouvez en faire forger à l'identique, aussi solides que ceux d'origine. Les rambardes et les grilles devront être bien planes sur toute la longueur, et présenter des soudures correctes.

Qu'elles soient en pierre naturelle ou en fer forgé, les antiquités de jardin séduisent même les propriétaires de maison contemporaine. Faciles à poser et à intégrer, elles admettent de nombreuses imperfections : les fêlures, les éclats, la rouille sont vite dissimulés par la végétation. Certaines pièces, tels les vasques, les guéridons, les banquettes, les pompes à eau, sont accessibles (autour de 150 €). Les pièces d'ornement plus rares sont évidemment beaucoup plus chères. Prévoyez un budget important pour une belle volière, un puits en pierre, une fontaine monumentale...

Mots-clés :

LOGEMENT , TRAVAUX




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