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Une palissade, un mur ou des grilles pour le style et la sécurité

Mai 2008
Le Particulier pratique n° 335, article complet.
Auteur : FRANCISCO (Sylvie)

De belles copies en béton ; Maçon compétent requis ; Le fer forgé concurrencé.

Pour limiter l'accès à votre terrain, une clôture constituée de lames verticales jointives ou à claire-voie (palissade, palanque, clôture-barrière), ou de panneaux pleins ou ajourés est plus décorative qu'un grillage. La pose se résume à sceller les poteaux dans le sol ou un soubassement maçonné à l'aide de plots en béton ou de platines, puis à fixer les lames ou les panneaux. Il faut, cependant, veiller à ce que cet ancrage soit bien solide, car plus la palissade est haute et pleine, plus la prise au vent est importante. Il existe des clôtures-barrières et des barrières en PVC, appréciées pour leur longévité et leur absence d'entretien. Vous pouvez aussi trouver, depuis peu, des panneaux béton-bois ou béton-pierre, plus exactement des panneaux pleins en béton imitant le bois, la pierre ou la brique. Convaincants d'un point de vue esthétique, ils n'exigent aucun entretien, durent dans le temps et s'installent en un clin d'œil. La pose se fait à l'avancement, avec des poteaux à gorge à sceller dans le sol. En standard, seule la face avant des panneaux présente un moulage, la face arrière est lisse (150 €/m). En double face, les panneaux, plus minces, se placent dos à dos dans le même poteau.

Le bois reste très utilisé dans les clôtures à lames ou en panneaux. Discret, esthétique et plutôt bon marché, il séduit par son naturel et sa malléabilité (il se laisse couper, sculpter, graver, teinter, etc.) Toutes les essences ne se valent pas. Le mélèze, le châtaignier, l'acacia sont imputrescibles, tout comme les bois exotiques – teck, ipé, iroko (50 à 70 € le mètre linéaire). Sans être imputrescibles, le cèdre et le chêne demandent peu d'entretien. Le pin, le sapin, l'épinette sont à fuir, car ils résistent mal aux outrages du temps, à moins d'être imprégnés à cœur d'arsenic et de cuivre “chromaté” (bois passé en autoclave), mais ce traitement fait aujourd'hui l'objet d'une polémique sanitaire.

Pour certains propriétaires, rien ne vaut une clôture maçonnée. Un mur n'est-il pas plus solide, dissuasif et occultant que n'importe quelle haie ou palissade ? Il est, en tout cas, plus coûteux, car le chantier est plus important. Il faut creuser des fondations, voire réaliser un ferraillage, des renforts, des joints de dilatation... Faites appel à un maçon qualifié. Il déterminera, avec vous, le meilleur tracé, les bonnes proportions, ainsi que le matériau, le type de pose, la finition les plus adaptés à vos goûts et à votre budget, en fonction des contraintes. La pierre, la brique, les parpaings en ciment, le béton sont d'usage courant. Plus rares, les bastaings, les gabions, la terre permettent des créations audacieuses. Ils s'utilisent seuls ou en combinaison. Un muret en pierre (100 € le mètre linéaire) peut, par exemple, être surmonté de panneaux grillagés, de grilles en fer forgé, de traverses en PVC, de panneaux pleins en bois, de canisses ou de plantes grimpantes...

La difficulté et la durée des travaux s'apprécient à l'aune de quelques paramètres. S'agit-il d'un terrain escarpé ? Est-il besoin de le niveler ? De le drainer ? Des racines ou des canalisations risquent-elles de gêner le creusement de la tranchée ? Le mur à construire devra-t-il retenir de la terre ? Quelles seront ses dimensions ? Le tracé comporte-t-il des ruptures, des courbes, des décrochés ? Quel matériau sera utilisé ? Demande-t-il à être enduit ? Si vous avez le choix entre plusieurs matériaux de construction, sachez que, de manière générale, plus il est petit, plus la pose est longue, et plus la facture est lourde. De fait, il faut plus de temps pour appareiller, sceller et jointoyer des briques que des parpaings ou des grosses pierres de taille... Autre point à considérer, les matériaux bruts sont souvent moins onéreux à l'achat que les matériaux industriels, mais comme ils ne sont pas calibrés, ils se révèlent plus gourmands en main-d'œuvre. Un mur en pierres brutes peut donc revenir 20 % plus cher que celui en pierres reconstituées (voir LPP n° 320).

Reste à envisager la solution des grilles. Droites, bombées ou incurvées, pleines ou ajourées, avec des barreaudages ronds ou carrés, des embouts, des volutes, des torsades... Les modèles ne manquent pas. Ceux en fer forgé sont toujours le must en termes d'élégance (un rien solennelle, il est vrai) et de solidité. Vous pouvez vous en procurer d'époque chez les ferrailleurs et les antiquaires du bâtiment, en faire faire sur mesure chez un ferronnier, ou en acheter des neufs dans les enseignes de bricolage. Cela dit, du fait de la flambée du prix du fer, les fabricants proposent de plus en plus des imitations en aluminium (90 € les 2 m pour 0,80 m de hauteur). Ce matériau est apprécié pour sa résistance (il est inoxydable), sa légèreté, sa malléabilité (toutes les formes sont réalisables), son esthétique. Il existe aussi des grilles à façon en PVC, faciles d'entretien et durables, mais disponibles seulement en blanc et en beige, les autres coloris ne résistant qu'un temps aux UV.

Mots-clés :

MITOYENNETE , TRAVAUX , VOISINAGE




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