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Bilan : les plantes assainissent-elles l'air intérieur ?

Bilan : les plantes assainissent-elles l'air intérieur ?
Mai 2008
Le Particulier pratique n° 335, article complet.
Auteur : BARRON (Edwige)

Le rôle des plantes dans la dépollution de l'air intérieur est-il avéré ? Tient-il aux feuilles ou aux racines ? Et de quelles espèces ?

Avec le monoxyde de carbone, le formaldéhyde et le toluène que dégagent les produits ménagers, les matériaux de construction, les appareils de combustion au gaz ou au mazout, l'air est souvent plus pollué à l'intérieur de nos maisons qu'à l'extérieur. Les scientifiques se penchent actuellement sur les vertus des plantes, possibles stations d'épuration domestiques. Pour le moment, tous les mécanismes ne sont pas explicités : fixation du polluant dans les feuilles, où il reste stocké ; dégradation par les micro-organismes du sol, avec transformation en élément nourricier pour le végétal ; catalyse en un composant moins nocif... On s'interroge.

Le palmarès des trois plantes qui assainissent le mieux l'air intérieur sera rendu public le mois prochain. Le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) de Nantes et la faculté de pharmacie de Lille ont mené l'enquête pour savoir laquelle de Chlorophytum comosum (la plante araignée), Dracaena marginata ou Scindapsus aureus (pothos) est la plus efficace, sur quels polluants et avec quelle partie de son organisme, les feuilles ou les racines. Ces plantes ont été choisies parce qu'elles sont courantes, peu onéreuses, et qu'elles avaient déjà bonne réputation.

La Nasa avait déblayé le terrain dans les années 1970, bien avant que l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, coordonné par le CSTB, soit créé (en 2001). Pour purifier l'air de la navette spatiale Skylab, Bill Wolverton, un scientifique américain, avait alors dirigé l'étude princeps ; celle-ci ne laissait aucun doute sur les propriétés exceptionnelles de certains végétaux. Il a ensuite extrapolé ses découvertes à l'univers domestique, raconte Geneviève Chaudet, paysagiste et auteure du manuel Les Plantes dépolluantes (éditions Rustica).

Puis des associations militant pour l'air pur vont naître, aux états-Unis d'abord (Plants for People), en France ensuite (sur www.plantairpur.fr), réunissant horticulteurs, paysagistes, fleuristes, architectes et militants pour l'environnement. Des travaux sont menés aussi en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais (programme Phytair) pour élucider les conditions optimales d'épuration des végétaux.

Si l'on conseille une plante pour 10 m2, évitez d'en placer dans votre chambre, nuancent les allergologues, mobilisés par une étude de TNS Healthcare sur les allergènes. à bannir surtout, les variétés à pollen (orchidées), le ficus, pourtant bien dépolluant mais très sensibilisant. De même, si les plantes améliorent l'humidité intérieure, ce qui est favorable en cas d'habitation surchauffée, elle ne doit pas dépasser 35 % sous peine de développement de moisissures. Quant au substrat, il doit être bien aéré pour que le végétal ait l'efficacité maximale. A contrario, les feuilles des plantes fixent la poussière de l'air.

Edwige Barron


Mots-clés :

AIR , LOGEMENT , POLLUTION




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