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Tondeuses : batterie ou motorisations classiques

Tondeuses : batterie ou motorisations classiques
Juillet-Août 2007
Le Particulier pratique n° 326, article complet.
Auteur : DECROIX (Jean-Pierre)

La tondeuse à batterie... nouvelle génération, unique sur le marché pour le moment, car à technologie lithium-ion. Puissante et écologique, elle couple les avantages du “sans fil” et du “sans entretien”. Les tondeuses classiques... de même largeur de coupe mais autotractées, l'une fonctionne avec un moteur électrique, donc avec fil ; l'autre avec un moteur thermique quatre temps, donc nécessitant un entretien régulier.

Les tondeuses fonctionnant sur batterie avaient complètement disparu du marché. Pourtant, le principe était séduisant par rapport à celui des modèles électriques : pas de fil “à la patte”, à dérouler ou qui s'entrave autour d'un arbre... Mais les batteries, au plomb ou au nickel-cadmium, n'offraient pas toujours une grande autonomie, exigeaient un temps de recharge long (seize heures et plus), recharge dont le niveau s'émoussait peu à peu. Début 2007, la société Bosch, très à la pointe de la technique, a commercialisé deux tondeuses équipées d'accus utilisant une nouvelle technologie lithium-ion qui ne présentent plus du tout ces inconvénients.

Nous avons testé son modèle Rotax 43 LI et l'avons comparé avec deux tondeuses classiques à moteur électrique et thermique. Notre choix s'est porté sur deux machines possédant une largeur de coupe identique, ou presque, dans le milieu de gamme de deux fabricants incontournables dans le domaine de l'entretien du jardin, Outils Wolf (l'électrique) et Viking (la thermique).

Démarrage

Faire démarrer la tondeuse Bosch est ultrasimple ; c'est un peu plus compliqué pour l'Outils Wolf, mais on s'y habitue. Quant à la Viking, très sophistiquée, elle est équipée d'un démarreur électrique. Il suffit de tourner une clé pour la mettre en marche ; on n'a pas besoin de starter, d'amorcer l'arrivée d'essence ni de tirer la corde du lanceur : un confort appréciable pour une tondeuse à moteur thermique.

Sécurité

Quelle que soit sa motorisation, une tondeuse possède obligatoirement des systèmes de sécurité. Et d'abord une double commande pour actionner le moteur et lancer la rotation de la lame (une autre pour faire avancer l'électrique et la thermique, qui sont autotractées). Principe qui exclut un démarrage involontaire, entraîne l'arrêt de la lame en moins de trois secondes et/ou empêche la machine d'avancer si un élément de la double commande – ou les deux – est relâché. Il est quasi impossible ainsi de se blesser si l'appareil se retourne par accident, ou lorsqu'on est en train de le nettoyer.

Autonomie

Le rapport puissance/largeur de coupe influe sur la surface conseillée de pelouse à tondre. On peut toujours aller au-delà des préconisations du fabricant, au risque d'une surchauffe du moteur. Avec 41 et 43 cm de largeur de coupe, les tondeuses autotractées (électrique et thermique) permettent de travailler, sans effort malgré leurs 30 kg et plus (pas de machine à pousser), des superficies de 800 et 1 200 m2. Mais le modèle électrique est limité par le rayon d'action de la rallonge, de 50 m au maximum, et sa vitesse est un peu trop rapide : elle a tendance “à entraîner” l'utilisateur, qui doit marcher d'un bon pas pour la suivre. Le système de vitesse variable sur la Viking est sur ce point idéal.

L'autonomie de la batterie de la tondeuse sans fil, de même largeur de coupe, autorise la tonte de 150 m2 d'herbes hautes d'à peu près 5 cm. Mais comme elle est vendue avec une seconde batterie, 300 m2 sont coupés en une heure et demie environ. Pendant que l'une travaille, l'autre peut être rechargée. à pousser, cette Bosch de 15 kg se manie sans beaucoup d'effort en terrain plat.

Efficacité de coupe

L'efficacité de coupe est excellente avec les trois tondeuses sur de l'herbe sèche pas trop haute (moins de 10 cm). Au-delà, l'électrique et la thermique s'en sortent encore relativement bien ; la Bosch, quand elle est réglée sur sa hauteur de coupe maxi, s'épuise plus rapidement. Il convient alors d'avancer plus lentement, d'éviter un trop-plein du bac de ramassage, et d'arrêter dès que l'éjection est bloquée.

Déplacement

Les dimensions des roues jouent un rôle dans les déplacements et les manœuvres des tondeuses. Plus leur diamètre et leur épaisseur sont importants, plus les machines roulent facilement sur un terrain bosselé. Vous verrez dans le tableau ci-contre que la Bosch, à batterie, est défavorisée sur ce critère, et encore plus pendant le travail du fait qu'elle n'est pas autotractée, et qu'il faut donc la pousser.

Bruit

Les trois tondeuses affichent un niveau sonore de quelque 80 dB(A) quand on le mesure tout près de l'utilisateur. Alors que l'on pouvait penser que la Bosch serait la moins bruyante des trois.

Et aussi

Certains critères ne dépendent pas du principe de motorisation mais de la conception de la machine, de son niveau de sophistication et de son prix.

Finesse de réglage

Avant de démarrer, il est nécessaire de bien positionner le guidon (les mancherons) et la hauteur de coupe. Le premier réglage est à la base du confort d'utilisation. Sur l'appareil Bosch, le réglage (deux niveaux) et la forme du guidon sont assez rudimentaires. Ils sont plus sophistiqués sur les modèles électrique et thermique, qui présentent, sur ce point, une meilleure prise en main, notamment la Viking.

Pour ce qui est du réglage de la hauteur de coupe, il s'effectue avec une commande centralisée sur les trois machines. Là encore, la Bosch dispose d'une manette “très plastoc” difficile à régler. Sur les deux autres, c'est un bonheur, avec une lecture directe de la hauteur de coupe sélectionnée.

Qualité du châssis

Globalement, la Bosch a une carrosserie plus légère, moins renforcée, que les autres modèles (garantis dix ans en ce qui concerne leur châssis), même si tous sont en matériau de synthèse. Le prix s'en ressent puisque la Bosch, moins élaborée, est trois fois moins chère (environ 300 €, tandis que l'Outils Wolf et la Viking dépassent les 800 €).

Remplissage du bac

Ce même critère, rusticité ou sophistication, fait également la différence pour le ramassage. Les bacs de l'Outils Wolf (électrique) et de la Viking (thermique), très bien conçus, équipés d'un indicateur de remplissage, se chargent et se vident aisément : l'un grâce à un système qui permet de basculer le guidon pour accéder directement au bac sans avoir à se contorsionner (Outils Wolf) ; l'autre (Viking) grâce à ses poignées intégrées et à la possibilité de vider le bac en retirant le couvercle du dessus. Plutôt sommaire, le bac de la Bosch se remplit relativement bien, mais uniquement si l'on n'avance pas trop vite et si l'herbe n'est pas humide.

Jean-Pierre Decroix


Mots-clés :

JARDINAGE , TONDEUSE A GAZON




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