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Je veux faire repeindre mon salon

Mai 2006
Le Particulier pratique n° 313, article complet.
Auteur : BARRON (Edwige)

Etat des lieux : le salon donne sur la rue et n'a pas été repeint depuis douze ans. La peinture est donc ternie, écaillée près des fenêtres et des lieux de passage, de plus, des fissures sont apparues sur une des cloisons. La pièce est très encombrée, avec un mur entier aménagé en bibliothèque...

$ Diagnostic : selon que nous nous engageons à vider nous-mêmes la pièce ou non, à décrocher les tableaux et mettre tout sous housse, le devis va varier. De même, nous apprenons qu'il existe plusieurs niveaux de finitions, entre perfection et mise en peinture acceptable.

Certains devis de peintres tiennent de l'ébauche impressionniste. Or, “tout ce qui n'est pas spécifié est sujet à ­litige”, explique Marc Triqueneau, secrétaire général de l'Union professionnelle de la peinture et des finitions. Lequel précise que, normalement, l'artisan ­de­vrait proposer au client de choisir entre trois niveaux de finitions, plus ou moins élaborées. Dans la pratique, les devis restent muets sur ce point. Aucun n'évoque les trois degrés possibles : A, le plus simple, qui se contente d'en... remettre une couche sans réviser la planéité du sup­port ; B, qui comble trous et fissures mais tolère quelques “défauts de surface”, et C, le nec plus ultra, ne laissant subsister aucune irrégularité.

En haut de gamme, on va jusqu'à tendre la peinture pour faire disparaître l'aspect poché de façon à obtenir une finition parfaitement lisse si le client l'exige. Le lissage à la brosse, c'est plus long et plus cher que l'application au rouleau. Une information qui supprimerait pourtant bien des déceptions. Pour étudier des devis vraiment comparables, posez les bonnes questions, tout en sachant que la cotation varie incroyablement d'une entreprise à l'autre. “L'estimation est éminemment subjective”, reconnaît Michel Margery, un entrepreneur chevronné. ­Selon que le peintre veut ou non emporter le marché, suivant aussi la situation de concurrence locale, l'état des lieux, et le fait que l'on soit en présence d'un artisan travaillant seul ou d'un patron entouré de compagnons... le prix peut passer du simple au double.

L'état des murs détermine la qualité de leur préparation. Les étapes obligatoires avant la peinture proprement dite sont le lessivage, le grattage des parties fissurées, écaillées, le rebouchage, la pose de calicot ou de toile de verre, le passage d'enduit (deux couches nécessaires pour un fini impeccable mais, en pratique, à part dans le haut de gamme, souvent une seule), le ponçage pour éliminer les dénivelés. L'enduit peut être juste appliqué localement, mais pour réaliser d'excellentes finitions, et en cas de dénivelés importants, on va traiter l'intégralité du mur.

Ensuite vient le passage d'une couche primaire d'impression afin d'éviter une différence de teinte entre les parties plâtrées ou enduites et le reste (d'autant plus repérable si la couleur finale est foncée). Pour les finitions très lisses comme les laques, quatre passes d'enduit s'imposent, avec ponçage et dépoussiérage à l'eau pour enlever ce que l'on a abrasé entre les couches, de manière à obtenir une planimétrie impeccable 

En général, la peinture et les fournitures ne représentent qu'une part infime du coût total, 10 à 20 % au maximum. Il n'est pas intéressant de la fournir, sauf si vous désirez une marque en particulier. Le temps de travail est le poste qui fait grimper le plus la note (41 € l'heure, mais il ­s'agit là d'une moyenne).

La première mission d'un peintre est normalement d'être un coloriste, aussi ne prend-il pas de surcoût pour créer une couleur. Mais c'est là que tout peut se ­gâter. Si vous demandez une teinte aubergine par exemple, seul le bon professionnel saura vous guider pour qu'elle ne vire pas au noir d'encre 

Sur un échantillon grand comme un ticket de métro, difficile de se faire une idée...

En pratique, les meilleurs peintres décorateurs réalisent des panneaux d'essai sur du papier qu'ils installent dans la pièce aux angles, sous diverses expositions (pleine ­lumière, contre-jour). “Je viens d'exécuter un marron foncé, un mahogany par exemple, c'est très joli, et le client est content, mais j'avais tout verrouillé avant par ce système”, explique Jean-Marie Berret, qui travaille avec les peintures Farrow & Ball.

Edwige Barron


Mots-clés :

DEVIS , PEINTURE , TRAVAUX




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