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Rafraîchir sa maison sans climatisation

Juin 2007
Le Particulier pratique n° 325, article complet.
Auteur : FRANCISCO (Sylvie)

D'après les climatologues, avec le réchauffement de la planète, la canicule de l'été 2003 ne restera pas un cas unique en France. Que faire, dès lors, pour éviter que nos maisons ne se transforment de nouveau en étuves ? S'équiper d'un climatiseur, répondra-t-on... Et pourtant, quoi qu'en disent EDF et les fabricants, ce n'est pas la solution miracle.

Une incidence sur l'environnement et la santé

Le principal défaut de ce type d'appareils est de contribuer au réchauffement de la Terre. La généralisation de la climatisation des locaux entraîne une demande accrue en énergie des mois de mai à octobre : pour y faire face, les centrales nucléaires ne suffisent pas, et des centrales à fioul et à charbon, très polluantes, doivent être remises en route, comme cela se pratique en hiver. En outre, les climatiseurs rejettent des fluides réfrigérants. Ces puissants gaz à effet de serre, très volatils et jusqu'à 1 300 fois plus destructeurs pour la couche d'ozone que le CO2, sont présents même dans les modèles les plus récents, et ont une très fâcheuse tendance à fuir. Deuxième inconvénient, les répercussions sur la santé. Un écart de 5 °C entre les ­températures ­intérieure et extérieure suffit à créer une sensation de fraîcheur. Au-delà de 7 °C d'écart, le risque de maux de gorge est très nettement majoré. Un entretien défectueux engendre, en plus, des contaminations bactériennes. Dans tous les cas, le brassage permanent de l'air maintient des poussières en suspension. Autre effet, plus pervers, notre organisme “désapprend” : plus il est “assisté”, plus il peine à s'adapter, seul, à des températures élevées, ce qui augmente encore notre inconfort à l'extérieur et notre dépendance à l'égard de la climatisation.

D'autre part, un climatiseur coûte cher à l'achat (même si les prix ont considérablement baissé ces dernières années) et en fonctionnement : comptez un investissement de 3 800 € au minimum, plus 400 € par an pour l'électricité, la maintenance, les filtres, les compléments de fluides, etc.

Végétalisation et humidification, des sources de fraîcheur naturelles

Reste donc à explorer les multiples autres pistes, efficaces, économes et sans danger pour l'environnement, pour protéger nos maisons de la chaleur : contenir l'air chaud qui vient de dehors, en isolant par l'extérieur plutôt que par l'intérieur comme c'est généralement pratiqué (solution qui a l'inconvénient de retenir la chaleur ambiante une fois que la maison s'est réchauffée), notamment en installant sur les murs et le toit un revêtement végétal ; faire baisser la température intérieure par une source d'air frais naturelle, l'ingénieux “puits provençal”, qui puise sa fraîcheur dans le sous-sol. L'eau est aussi une précieuse alliée. Chaque fois qu'elle s'évapore, elle absorbe de la chaleur, contribuant à rafraîchir l'atmosphère. Enfin, une nouvelle génération de climatiseurs fonctionnant à l'énergie solaire est à l'étude. De quoi réhabiliter ces appareils. Inventaire de ces solutions douces pour domestiquer les échanges thermiques.


Mots-clés :

ISOLATION THERMIQUE , MATERIAU ISOLANT




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