Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Immobilier > Maison individuelle > Protéger la maison contre le feu

Protéger la maison contre le feu

Protéger la maison contre le feu
Février 2008
Le Particulier pratique n° 332, article complet.
Auteur : ROUSSILLE (Katia)

On estime à plus de 100 000 le nombre d'incendies domestiques survenant chaque année en France, et à 460 le nombre de décès qu'ils entraînent. Un tiers des incendies se déclarent dans un local vide-ordures, 23 % dans la chambre à coucher, 21 % dans la salle de séjour et 20 % dans la cuisine. Il faut savoir que le plus dangereux, ce sont les fumées : elles sont responsables de deux tiers des décès. La température élevée, en dégradant les matériaux, génère des effluents du feu, des fumées et des gaz, dont certains imperceptibles, qui attaquent le cerveau et peuvent être mortels. Un mélange de gaz irritants et de gaz asphyxiants, du monoxyde de carbone et du cyanure.

Des facteurs de risque à surveiller

Selon Charles Baloche, du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), “si la résistance au feu des ouvrages est bien maîtrisée, la réaction au feu, c'est-à-dire le comportement à la combustion des matériaux, est difficile à étudier. Il s'agit là de savoir si un produit va générer des fumées toxiques ou des flammes”. Prévoir la manière dont se comporteraient, lors d'un feu, les meubles et objets que l'on installe dans une maison est très complexe. Le champ est énorme. D'autant que beaucoup d'entre eux sont issus de la chimie organique. Citons simplement la chaise bourrée de polyuréthane pour être confortable qui, souvent, a remplacé celle en bois. Cette dernière, en brûlant, ne produit aucune pollution chimique. Les ordinateurs sont pleins de plastique, les portes de placard également, sans parler des moquettes ou des sols en PVC...

Une hotte de cuisine qui n'est pas nettoyée régulièrement prendra irrémédiablement feu si le contenu d'une casserole ou d'une poêle s'enflamme. Une ampoule qui atteint une température de 70 °C, ce qui est normal, deviendra dangereuse si elle côtoie de trop près un produit synthétique, générant un phénomène de combustion lente qui dégagera des effluents du feu invisibles. Un lampadaire halogène placé à côté de rideaux peut provoquer une catastrophe. Attention aussi aux prises multiples surchargées. Il faut donc se montrer très vigilant, et veiller à ce que l'installation électrique soit aux normes.

Les bons réflexes en cas d'incendie

Les organismes qui étudient les raisons et les conséquences des incendies dans les habitations prennent des “mesures compensatoires” du risque. Il s'agit avant tout de permettre l'évacuation du bâtiment. Dans un immeuble, l'attitude à adopter dépendra de l'origine de départ du feu : si l'incendie s'est déclaré dans l'appartement du dessous ou dans celui du voisin de palier, il faudra rester chez soi et fermer les portes. Une porte résiste, en principe, 10 min. Si le feu a pris à l'étage du dessus, il est impératif d'évacuer les lieux et de fermer la porte. Et si la fumée envahit la pièce dans laquelle on se trouve, il faut ramper sur le sol, se couvrir le nez et la bouche avec un morceau de tissu humide.

Ces consignes données, voyons plus sereinement comment se protéger. Il y a bien sûr les matériaux et l'installation électrique, mais aussi, tout simplement, l'utilisation d'un extincteur.


Mots-clés :

ACCIDENT DOMESTIQUE , ELECTRICITE , INCENDIE , INSTALLATION ELECTRIQUE , MATERIAU DE CONSTRUCTION




Outils pratiques :
Formalités et démarches

Bannière Choix patrimoniaux

Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière e-Particulier