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Les intouchables : des prix trop élevés

Mars 2007
Le Particulier Immobilier n° 229, article complet.
Auteur : LE SCORNET (Laure)
Certains arrondissements sont ainsi devenus intouchables, du fait de la hausse non interrompue des valeurs. Si la moyenne des prix parisiens n'a progressé "que" de 9,9 % sur un an au troisième trimestre 2006, passant sous la barre symbolique des 10 %, à 5 675 E/m2, la plupart des arrondissements ont encore connu une progression à deux chiffres, particulièrement marquée dans le XIXe (+ 13,9 %) (voir carte p.17). Par ailleurs, l'arrondissement le plus cher, le VIe, culmine à 8 527 E/m2, suivi des IVe, VIIe, Ve, VIIIe, Ier et IIIe arrondissements. Il est quasiment inutile d'y chercher un bien locatif, même si certains quartiers restent plus abordables que la moyenne de l'arrondissement. C'est par exemple le cas de la partie du Ve proche du XIIIe, ou des rues voisines du Jardin des Plantes, certains immeubles étant de ­piètre qualité. C'est encore le cas dans le VIIIe arrondissement, où il existe, derrière l'avenue des Champs-Elysées, un marché important de studios et de deux-pièces, ainsi que dans la partie nord du XVIe arrondissement.

Les "beaux quartiers" parisiens retrouvent toutefois leur intérêt pour les investisseurs dont le budget est particulièrement important, qui souhaitent louer en meublé, auprès d'une clientèle étrangère de passage. L'acquéreur est alors certain de pouvoir pratiquer des tarifs élevés, si les prestations offertes sont de qualité. Les étrangers sont particulièrement friands du Triangle d'Or (rue François-Ier, avenues Montaigne et George-V), proche des boutiques de luxe, et du Marais. "Le meublé ­s'étend notamment au centre de Paris, mais également dans d'autres arrondissements, comme le XVe. Il offre une meilleure rentabilité, malgré davantage de contraintes de gestion", constate Gilbert Chouchana, président de Laforêt Immobilier Paris.

S'il est aisé de déterminer dans quels arrondissements il est préférable de ne pas investir, répondre à la question inverse s'avère plus difficile. Car les écarts de prix tendent à se resserrer entre les arrondissements parisiens, de même qu'entre les différents secteurs d'un même arrondissement. Autrefois, des arrondissements entiers étaient clairement dédiés à une acquisition locative, en raison de leurs prix peu élevés ; aujourd'hui il faut raisonner en termes de micromarchés, se concentrer parfois sur un quartier, voire une ou deux rues, un pâté de maisons, pour trouver une bonne affaire. "L'époque où l'on préconisait avant tout les IXe, Xe, XIe, XIIe, XVIIIe ou XXe arrondissements est révolue. Ils font actuellement ­l'objet d'un rattrapage qui est loin d'être achevé", concluent en chœur les professionnels de l'immobilier.

Mots-clés :

BORLOO , INVESTISSEMENT LOCATIF , PARIS , ROBIEN




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