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Difficultés scolaires : quel soutien apporter à votre enfant ?

Difficultés scolaires : quel soutien apporter à votre enfant ?
Décembre 2003
Le Particulier n° 971, article complet.
Auteur : MASSON (Chantal)

Cours particuliers ou par correspondance, soutien scolaire via des associations, stages intensifs pendant les vacances, aide aux devoirs en ligne... les solutions pour aider un élève en difficulté sont nombreuses. Petit tour d'horizon.

De nombreuses solutions existent pour aider un élève qui se décourage

Depuis la rentrée scolaire, les premières notes sont tombées et, bientôt, le premier bulletin trimestriel va arriver. C'est l'heure du bilan d'étape et des questions que les parents ne vont pas manquer de se poser. Mais, actuellement, ce souci légitime concernant la réussite des études de leurs enfants a plutôt tendance à se transformer en véritable angoisse en raison du climat économique incertain, de la recrudescence du chômage et des difficultés pour trouver un premier emploi. Sans parler des grèves dans l'Éducation nationale... Pour répondre à ces préoccupations, des services de soutien scolaire de toute sorte tendent à se développer : initiatives publiques ou associatives mais, surtout, initiatives privées. L'offre est pléthorique et il est parfois difficile de s'y retrouver. Finalement, à qui faire confiance et quelle solution choisir pour aider un élève dont les notes sont dans le rouge ?

"Avant de se décider, il faut d'abord bien identifier le problème et faire le tri entre les difficultés réelles de son enfant et ses propres exigences de parent. S'agit-il de remédier à de simples faiblesses passagères dues à un accident de parcours (un accident familial, par exemple) ? S'agit-il de résoudre des difficultés plus structurelles dues à des événements extérieurs (un "mauvais" professeur ou un professeur absent l'année précédente, par exemple) ou dues à l'enfant lui-même (problème d'organisation dans son travail, notamment) ? Ou s'agit-il de répondre aux désirs de performances exprimés par des parents angoissés qui projettent leurs propres ambitions sur leur progéniture ?", interroge Nathalie Barbeau, coordonnatrice du secteur scolaire à l'École des parents et éducateurs (Inter Service Parents).

Être à l'écoute de son enfant afin de réagir au plus vite.

Si dans la plupart des cas, ce sont les premiers relevés de notes qui alertent les parents, un suivi régulier de l'enfant dès le début de l'année scolaire est indispensable. Une écoute attentive peut permettre de prendre des décisions plus en amont et d'agir plus efficacement. Si votre enfant claironne "je suis nul", "je n'y comprends rien" ou "je n'arrive pas à suivre", il ne faut surtout pas faire la sourde oreille. Il faut parler avec lui mais aussi aller trouver son enseignant et, éventuellement, prendre rendez-vous avec un psycho-pédagogue, afin d'essayer de comprendre. "Les parents ne sont pas toujours les mieux placés pour identifier la vraie nature des difficultés", rappelle Nathalie Barbeau. Quelle que soit la solution retenue, plus on réagit tôt, moins l'enfant sera dépendant d'un accompagnement scolaire. Il faut en effet réserver ce type d'aide à des moments où il perd vraiment pied. Une assistance continue, tout au long de ses études, risque au contraire d'entraver son autonomie.

Les premières solutions de secours.

Dans les collèges publics, des cours de soutien sont souvent mis en place pour certaines matières comme les mathématiques, le français ou les langues. Chacun peut demander, après concertation avec les enseignants, que son enfant en bénéficie. Mais les initiatives varient d'un collège à l'autre car elles dépendent du responsable d'établissement et, surtout, des disponibilités des professeurs. D'où d'importantes disparités d'un collège à un autre. Les responsables d'écoles primaires ou de collèges peuvent également orienter les parents vers des associations qui offrent des services d'accompagnement scolaire. Plus fréquemment, il s'agit d'aides aux devoirs mais aussi de cours particuliers ou en groupes, donnés gratuitement ou moyennant une faible contribution, par des bénévoles, souvent des étudiants ou des retraités.

Des services ouverts à tous.

Par exemple, à la Confédération syndicale des familles (CSF), moyennant une cotisation annuelle de 23 € et une participation de 2 € pour une heure de cours (ou de 3 € pour 1 h 30 de cours), des étudiants épaulent des élèves des classes primaires aux terminales, par petits groupes de trois. Contrairement à une idée reçue ces services ne concernent pas exclusivement les enfants de milieux les plus défavorisés : "On ne sélectionne pas les élèves et chacun peut s'inscrire", explique Eugène Sagon, de l'antenne de la CSF du xixe arrondissement de Paris qui pratique l'accompagnement scolaire depuis une vingtaine d'années. Même politique à l'Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) qui offre aux enfants en difficulté, via son réseau de 5 000 étudiants bénévoles, "un bon coup de pouce" totalement gratuit, à raison de 2 heures d'accompagnement par semaine pour apprendre à s'organiser et à faire ses devoirs. En revanche, l'association Entraide scolaire amicale réserve ses services (une heure de tutorat par semaine pour une cotisation de 15 € par an) aux enfants "dont les parents n'ont pas les compétences pour les aider directement ou les moyens financiers de rémunérer un professeur particulier", selon les termes de Charles Bachofen, son président. Mais à côté de ces associations nationales, il existe de nombreuses initiatives locales, souvent même au niveau d'un quartier. Pour les connaître, le mieux est de vous renseigner auprès des établissements scolaires et des mairies.

Les cours particuliers plébiscités.

Si le secteur associatif ne vous offre pas le service espéré, il ne vous reste plus que les cours particuliers, suivis chaque année par environ 2 millions d'élèves (dont 40 % en mathématiques). Si le "petit cours" reste la solution la plus prisée, c'est parce qu'elle permet d'offrir un enseignement sur mesure et rassure les parents. Ils préfèrent, en effet, qu'une personne extérieure suive leur enfant pendant l'année scolaire, "parce qu'ils ne veulent pas entrer eux-mêmes dans des rapports conflictuels avec lui, parce qu'ils manquent de temps, ne se sentent pas de dons pédagogiques ou ne connaissent rien à la matière concernée", explique Philippe Coléon, directeur d'Acadomia, société leader sur le marché des cours particuliers privés. De toute façon, "rien ne vaut le regard d'une personne extérieure sur un élève pour observer son mode de travail et voir où se situent ses lacunes", confirme Franck Fuzat, gérant de Top Profs, un organisme privé qui propose des services de cours à domicile via un réseau de près de 1 500 professeurs en Ile-de-France, dans la région de Lyon et dans le Languedoc-Roussillon.

Le premier réflexe pour trouver un "répétiteur" consiste à répondre à des petites annonces d'étudiants affichées chez les commerçants du quartier ou de faire appel à un enseignant à la retraite. Les tarifs ne sont pas très élevés (environ 15 € de l'heure) et, souvent, payables de la main à la main. Mais les résultats ne sont pas garantis et, en l'absence de réduction fiscale (voir p. 69), la solution n'est pas aussi économique qu'espéré.

Reste donc le recours à des sociétés privées. Très souvent, leurs publicités jouent sur la corde sensible ("la réussite ne s'improvise pas", "des résultats garantis", "la performance au meilleur prix"...) et laissent supposer que, sans leur secours, pas de bonnes notes possibles. Ces organismes présentent néanmoins certains avantages. Passer par une société privée autorise, en effet, un choix plus large parmi les enseignants (en général des étudiants de niveau licence au minimum) et permet de changer d'intervenant si celui qui est retenu ne convient pas. Naturellement, les tarifs sont plus élevés : entre 20 et 30 € de l'heure selon le niveau de l'élève et la région, auxquels s'ajoutent des frais d'inscription, entre 60 et 75 € pour l'année scolaire. Ces frais d'inscription sont valables soit pour tous les enfants d'une même famille (chez Acadomia ou Complétude), soit pour un seul enfant mais pour toute sa scolarité (chez Top Profs). Le paiement de l'enseignant s'effectue au moyen de coupons, représentant des heures de cours, achetés en carnet à la société. Certaines sociétés incitent à acheter dès le départ des carnets de 20 ou 30 coupons grâce à des tarifs dégressifs. Mais, vous serez obligé de les utiliser sur une période limitée (2 ou 3 ans), sous peine de les perdre définitivement.

Des stages intensifs, pour une remise à niveau.

Des organismes privés proposent aussi des stages intensifs pendant les vacances scolaires : des cours concentrés sur une semaine par petits groupes de 6 ou 8 élèves d'un même niveau. Hervé Lecas, dirigeant de Complétude et Objectifmath estime que "la formule est stimulante pour remettre un enfant à niveau quand on s'aperçoit que ses résultats baissent ou tout simplement pour l'aider à préparer un examen, lui redonner confiance. Les stages d'été peuvent aussi convenir à un élève qui vient d'être admis de justesse dans la classe supérieure". L'enfant peut suivre un enseignement dans une ou plusieurs matières, selon ses besoins. Pour chaque module choisi (il faut compter environ 200 € par matière), le cours dure généralement deux heures et réclame un travail personnel d'une ou deux heures supplémentaires. Mieux vaut donc cibler la ou les deux matières dans lesquelles l'enfant présente de réelles faiblesses. Inutile de trop le charger en le soumettant à une révision générale. Pour joindre l'utile à l'agréable, des cours de soutien scolaire sont aussi organisés au sein de colonies de vacances, à la campagne, à la mer ou à la montagne (avec Vacances Educatives, par exemple).

L'enseignement à distance, un bon complément à la scolarité normale.

Côté soutien scolaire à distance, on oublie trop souvent que, pour des tarifs modiques (entre 60 et 120 €), le Centre national d'enseignement à distance (CNED) ne réserve pas ses services aux seuls enfants qui ne peuvent pas suivre une scolarité normale pour des raisons de santé ou d'éloignement géographique. En effet, le CNED dispense par correspondance des cours de soutien aux enfants du primaire, des collèges et lycées. Des cours qui peuvent être étalés sur l'année ou concentrés pendant les vacances d'été. Les devoirs et les corrigés sont alors envoyés via la Poste ou Internet. Sur le même créneau, les cours Legendre, pour un tarif légèrement supérieur (entre 90 et 244 € selon le niveau et la formule choisie : 6 ou 12 devoirs), proposent, au choix, de rappeler les notions de base ou de réviser les cours complets de l'année. Ce type de soutien est moins ciblé que les cours particuliers mais "c'est un bon complément par rapport à ce qui est appris en classe. Les enfants bénéficient d'un autre regard sur leur travail, étant notés par d'autres professeurs que leurs enseignants habituels", explique Laurent Lafarge du service de l'enseignement à distance des cours Legendre.

Plus nouveau, le soutien scolaire via Internet.

Les cours dispensés sur Internet paraissent plus ludiques pour votre enfant. Mais il est nécessaire de faire le tri entre les sites qui se contentent de présenter de simples fiches de cours avec, au final, un questionnaire à choix multiple (QCM) et ceux qui offrent une véritable interactivité. Par exemple, Paraschool et les cours Legendre, pour environ 20 € par mois, mettent des professeurs à disposition pour répondre dans un délai court (24 heures maximum) aux questions des élèves (formules Déclic de Paraschool ou Guidée des cours Legendre). Pour environ 37 € par mois, Paraschool propose le suivi individualisé de chaque élève par un enseignant attitré (la formule dite du Tutorat). Alexandre Amiot, responsable pédagogique de Paraschool, insiste sur l'avantage de ce type de site par rapport à un simple CD Rom, plus figé, "on analyse l'utilisation que fait l'enfant du site, on mutualise ainsi les parcours des élèves pour sans cesse faire évoluer le contenu des cours". Le soutien scolaire via Internet permet aussi à l'élève d'aller à son rythme, sans le regard parfois culpabilisant d'un adulte. De plus, la notion d'appartenance à une classe (CE1, 6e, 3e, terminale, etc.) est abolie et on peut revenir, sans complexe, sur des notions qui auraient dû être acquises des années auparavant. Cette formule s'adresse, en priorité, à des enfants structurés et autonomes, ayant davantage envie de tester leurs connaissances et de s'entraîner plutôt que de rattraper un vrai retard dans une matière donnée. Par ailleurs, le soutien scolaire en ligne semble mieux adapté aux matières scientifiques comme les maths, la physique ou la chimie qu'au français ou aux langues étrangères. Chantal Masson

 


Mots-clés :

ENFANT , JEUNE , PRIX , SCOLARITE , SOUTIEN SCOLAIRE




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