Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Immobilier > Economies d'énergie > Choisir ses lampes à économie d'énergie en fonction de critères techniques

Choisir ses lampes à économie d'énergie en fonction de critères techniques

Novembre 2008
Le Particulier pratique n° 340, article complet.

La lampe fluorescente est composée, à l'origine, d'un tube empli de mercure pourvu d'un ballast à ses deux extrémités. Une décharge électrique le parcourt d'un bout à l'autre, qui produit un rayonnement ultraviolet totalement invisible si l'on n'avait couvert le tube de poudre fluorescente. On comprend mieux, dès lors, pourquoi ces lampes ont une lumière diffuse, car celle-ci est répandue sur toute la surface du tube, et non localisée en un point comme avec l'ampoule Edison, tellement brillante.

Au début, la décharge électrique était mal gérée, et la lumière tremblotait (c'est encore le cas avec les ballasts ferromagnétiques), mais les lampes de dernière génération ont un ballast électronique qui permet d'apprivoiser la décharge électrique, de la régulariser. La lumière ne vacille plus... mais au prix, semble-t-il, de l'émission de champs électromagnétiques (voir LPP n° 331 sur les éléments du procès).

On définit ces lampes par l'énergie qu'elles consomment, exprimée en watts, et la quantité de lumière qu'elles produisent, exprimée en lumens (lm). Un modèle fluocompact de 25 W, par exemple, fournit à peu près le même flux lumineux qu'une version à incandescence de 100 W (soit respectivement 1 750 et 1 680 lm). Sur les emballages, cette correspondance en termes de flux lumineux est d'ailleurs précisée. On lit ainsi qu'une lampe fluo de 8 W correspond à une incandescente de 50 W, etc.

Deux autres critères permettent de juger de la qualité de l'éclairage. La température de couleur qualifie le ton, plus ou moins chaud, de la lumière émise. Elle va de 2 700 kelvins (K) – la bonne vieille ampoule à incandescence – à 15 000 K, lumière très blanche, en passant par 6 400 K, qui équivaut à la lumière du jour. Au départ, la température de couleur était froide. Mais les chimistes ont su fabriquer des poudres fluorescentes à base de phosphates qui fournissent des températures de couleur analogues à celles de l'ampoule classique, 2 700 K (par exemple, Softtone Energy Saver de Philips ou Dulux Superstar Classic A d'Osram). Toutefois, nombre de fluocompactes ont une température de couleur supérieure à cet idéal de l'ampoule classique ; elles atteignent 4 000, voire 6 500 K, donnant un éclairage nettement plus blafard. Il reste que l'on n'obtiendra jamais de brillance, car il n'y a pas de concentration sur un point. Et plus la lampe simule une forme traditionnelle, plus sa luminosité est diffuse, puisque le tube fluorescent, replié sur lui-même, est alors doublé d'une ampoule. Ces lampes à double enveloppe gardent, cependant, le même flux lumineux, et sont souvent classées A en efficacité énergétique, tout comme les versions qui en sont dépourvues.

Autre caractéristique intéressante pour évaluer l'éclairage de ces lampes, l'indice de rendu des couleurs, noté IRC ou RA. Il transcrit leur capacité à ne pas dénaturer les couleurs. Il devrait toujours être de 100, le rendu parfait. S'il n'est que de 25, cela signifie qu'un quart seulement des nuances du spectre est restitué. C'est fatigant pour la vue, et le moral. L'IRC ne dépend pas de la luminosité : celui d'une ampoule à forte luminosité peut être très mauvais.

Ces informations figurent parfois sur l'emballage ; le plus souvent, elles apparaissent sur le modèle (Osram, et Philips à partir de décembre), et systématiquement sous forme de code. On y verra, par exemple, 927. Il faut lire, alors, 9 pour 90, soit un IRC correct, et 27 pour 2 700 K. La lampe fluocompacte qui serait idéale, donnant une lumière chaude avec un bon rendu des couleurs. Malheureusement, c'est plus généralement 827 (moins bon IRC) ou 840 (température de couleur, elle aussi, nettement plus froide). L'IRC ne doit jamais être inférieur à 8 pour un salon ou une chambre ; le 7 est à réserver aux couloirs ; le 6 n'ayant droit de cité que dans un atelier ou un garage. En ce qui concerne la température de couleur, exigez au moins du 30.

Le must, en termes d'ambiance lumineuse, est de jouer avec les couleurs. Ainsi, Artemide, fabricant de luminaires haut de gamme, a lancé un modèle recréant un beau blanc, très tonique, très vivant, à l'aide de trois tubes fluorescents, un rouge, un vert et un bleu (modèle Mywhitelight, voir illustration p. 51). L'utilisateur fait varier le rendu en modulant la proportion de chaque couleur. Ce qui peut donner un éclairage évoquant le lever rougeoyant du soleil ou bien l'éclat très cru d'un jour d'été. Un équipement aussi beau que cher (2 400 €), mais bon pour la santé, psychologues et designers ayant travaillé de concert !

Mots-clés :

AMPOULE ELECTRIQUE , ECONOMIE D'ENERGIE , LAMPE , LAMPE HALOGENE




Outils pratiques :

Bannière Choix patrimoniaux

Bien choisir votre assurance vie
Un expert vous accompagne pour optimiser votre fiscalité, anticiper la transmission de votre patrimoine et préparer votre retraite

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière e-Particulier