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Employeurs, embauchez au moindre coût

Employeurs, embauchez au moindre coût
Juin 2001
Le Particulier n° 944, article complet.
Auteur : HAUTEFORT (Marie)

Au fil des années de crise, l'Etat a élaboré toutes sortes de mesures pour inciter les entreprises à embaucher. Il s'agit, le plus souvent, d'aides ciblées destinées à favoriser la réinsertion, mais obligeant l'employeur à s'engager.

Les jeunes sont les premiers bénéficiaires de ces mesures

La France, comme la plupart des pays européens, vient de traverser l'une des plus longues crises économiques qu'elle ait connues. Durant cette période, le chômage était au premier rang des préoccupations gouvernementales. A chaque changement de Premier ministre ont correspondu de nouvelles mesures de relance de l'emploi. Certaines n'ont duré qu'un temps, d'autres, comme le contrat d'adaptation qui permettait de payer le salarié en dessous du Smic et d'obtenir des exonérations de charges avantageuses, ont perdu beaucoup de leur intérêt, c'est pourquoi nous n'en traitons pas ici, d'autres encore sont passées aux oubliettes.

Le propre de ce type de mesures est d'évoluer en permanence : on les adapte, on modifie un détail, on lance des formules expérimentales... Les priorités changent, de nouvelles initiatives sont lancées pour répondre temporairement ou durablement au problème de l'emploi : primes à l'embauche, subventions régionales, avantages spéciaux pour les secteurs géographiques "à problèmes", contrats de formation en alternance, contrats ne concernant que le secteur public ou parapublic, mesures visant à prévenir les licenciements économiques ou à relancer la consommation... Parmi ce foisonnement d'aides, nous avons sélectionné six valeurs sûres qui concernent le plus grand nombre d'employeurs.

En premier lieu, l'apprentissage. 30 000 jeunes ont ainsi démarré dans la vie active cette année. Dix milliards de francs lui sont consacrés par l'Etat : c'est près de la moitié du budget total de la formation professionnelle (26 milliards de francs). Les contrats de qualification représentent une enveloppe d'un peu plus de 3 milliards et les contrats initiative-emploi (CIE), 7 milliards. Moins facilement chiffrables globalement, diverses exonérations (pour premier emploi, pour travail à temps partiel, sur les bas salaires) sont particulièrement intéressantes pour les petites entreprises. Mais ces aides ne sont pas toujours cumulables. Mieux vaut se renseigner auprès des directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) ou encore de l'Urssaf. Avec la reprise économique, le recours à ces systèmes d'emplois aidés a plutôt reculé : le nombre d'apprentis a régressé de 10 % entre 2000 et 2001, celui des CIE et des contrats de qualification, de 15 %. Ces aides restent néanmoins intéressantes, pensez-y avant d'embaucher.

Marie Hautefort

 


Mots-clés :

AIDE A L'EMPLOI , APPRENTISSAGE , CHOMAGE , CHOMEUR , CONTRAT DE QUALIFICATION , DUREE DU TRAVAIL , TEMPS PARTIEL




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