Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Immobilier > Copropriété > Le point sur : la délicate mise en sécurité des ascenseurs 

Le point sur : la délicate mise en sécurité des ascenseurs 

Le point sur : la délicate mise en sécurité des ascenseurs 
Juin 2007
Le Particulier Immobilier n° 232, article complet.

Plus de 400 000 ascenseurs doivent être révisés avant juillet 2008, dont 230 000 équipant des copropriétés : une obligation instaurée par la loi « Urbanisme et habitat » du 2 juillet 2003. Mission impossible, compte tenu de la charge de travail des ascensoristes ? En tout état de cause, casse-tête technique et financier pour nombre de copropriétés...

A qui se fier ? Alors que les travaux de mise en sécurité des ascenseurs doivent être réalisés en deux tranches, la première avant juillet 2008 et la seconde avant juillet 2013 (seul un nombre restreint d'appareils étant concernés par la troisième échéance de juillet 2018), la plupart des diagnostics réalisés par les bureaux d'études recommandent aujourd'hui de grouper l'ensemble des travaux avec pour date butoir juillet 2008. Même suggestion de la part des ascensoristes qui, dans leurs devis, ne manquent pas de souligner les inconvénients d'une double intervention : deux immobilisations successives des appareils et un coût global plus élevé, surtout si de nouvelles pièces, utilisées pour répondre aux impératifs de 2008, sont incompatibles avec les systèmes électroniques imposés par ceux de 2013.

Que penser de ces arguments ? L'ARC (Association des responsables de copropriété) les récuse formellement, rétorquant qu'en échelonnant les travaux, non seulement les copropriétaires échelonnent la dépense, mais ils mettent aussi l'ascensoriste en place dans l'obligation de remplacer à ses frais les pièces hors d'usage, comme prévu au contrat d'entretien. En attendant 2013 pour installer les dispositifs les plus coûteux, lesquels seront déjà vieux de cinq ans si tous les travaux sont réalisés simultanément en 2008. Sans compter que des avancées technologiques sont toujours possibles et qu'il vaut mieux bénéficier des dernières en date.

Vers une prorogation ?

Par ailleurs, alors même qu'ils engagent l'ensemble des copropriétés concernées à commander au plus vite l'ensemble des travaux, les ascensoristes reconnaissent qu'ils ne pourront faire face à cet afflux de commandes. Presque toutes les entreprises avouent, en effet, rencontrer des difficultés pour recruter du personnel qualifié et elles sont pratiquement unanimes à prédire l'impossibilité de respecter l'échéance de 2008. Mais, au dire d'une majorité d'entre elles, les copropriétaires seraient les premiers responsables, leur processus de décision étant trop lent. Les ascensoristes citent également, au rang des freins à la décision, les difficultés de financement rencontrées par les copropriétaires. Une préoccupation qui est aussi aujourd'hui celle des pouvoirs publics, conscients que, notamment dans les immeubles constitués d'un faible nombre de lots, les quotes-parts de chacun sont conséquentes. Une réflexion est donc engagée sur des dispositifs de financement qui les rendraient plus supportables. Une autre solution qui semble se faire jour consisterait à reporter les échéances. Comme l'ARC s'est empressée de le suggérer, début avril, dans une lettre à Jean-Louis Borloo, alors ministre du Logement, soulignant qu'une prorogation aurait pour effet de « desserrer l'étau commercial autour des copropriétés » et de permettre à des centaines de milliers de copropriétaires de ne pas se trouver « hors la loi » en juillet 2008. Le nouveau gouvernement sera-t-il sensible à ces arguments ?


Mots-clés :

ASCENSEUR , COPROPRIETE , SECURITE




Outils pratiques :

Bannière Choix patrimoniaux

Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière e-Particulier