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Un site Internet pour créer du lien social en copropriété (Interview)

Un site Internet pour créer du lien social en copropriété (Interview)
Septembre 2008
Le Particulier Immobilier n° 245, article complet.
Auteur : LE SCORNET (Laure)

Le point de vue de Gilles Feingold(1), fondateur de Ma-residence.fr.

LPI : Le 22 mai dernier, le site Ma-residence. fr est devenu le premier service agréé « Numérique & Citoyen ». De quoi s'agit-il ?

GF : Cet agrément est une reconnaissance de la part de l'association « Le Logement Numérique & Citoyen », créée en janvier 2007, qui travaille sous le haut patronage du ministère du Logement et de la Ville.

L'agrément « Numérique & Citoyen » récompense les actions des sociétés et des institutions qui ont pour objectif de créer du lien social dans les immeubles grâce à Internet.

Car à partir du moment où ce lien prend forme dans les résidences, il peut s'étendre à toute la ville et c'est exactement ce qui intéresse le gouvernement. Deux types d'agrément existent. Un pour les services tels que le nôtre et un pour les syndics de copropriété. En tant que prescripteurs, les syndics peuvent en effet recevoir l'agrément « Numérique & Citoyen », pour peu qu'ils déploient des services agréés au sein de leurs copropriétés.

LPI : Pourquoi avoir créé un site Internet dédié aux immeubles ?

GF : Après avoir participé à l'essor du numérique dans les entreprises*, mon idée était de favoriser son usage auprès des particuliers.

L'origine du projet est par ailleurs liée à ma ­propre expérience. Lors de mon emménagement dans une résidence neuve, de ­nombreuses questions se sont posées : comment retrouver quelqu'un de confiance pour garder mes enfants ? à qui confier les clés pour arroser les plantes pendant les vacances ? Que fait le conseil syndical pour optimiser la gestion de l'immeuble ?

Il m'a donc paru essentiel d'apporter un outil pratique aux résidents pour simplifier leur quotidien. Et puis, 50 % de la population française vivant dans des immeubles, la cible m'a semblée évidente.

En outre, c'est un fait avéré, la communication au sein d'une résidence est quasi inexistante, que ce soit entre voisins ou avec les gestionnaires — syndic et conseil syndical —, alors que ce besoin de communiquer est essentiel.

En tant que portail unique, Ma-residence. fr apporte une réponse à cette attente : alors que le site a été lancé en novembre dernier, 5 000 immeubles ont déjà créé le leur en France, dont plusieurs centaines payants, avec 3 500 nouvelles créations depuis le 22 mai.

Notre service favorise les liens entre habitants d'un même immeuble, mais aussi d'im­meuble à immeuble. Il apporte aussi des services très attendus aux personnes concernées par le quotidien d'une résidence, à savoir le conseil syndical, le bailleur pour le parc locatif, mais aussi le promoteur (échange d'informations pendant les travaux pour préparer au mieux son installation), voire la mairie. Les administrés pourront faire des demandes concernant leur immeuble directement en ligne, y retrouver l'actualité de leur quartier, des liens vers l'administration électronique locale, etc.

LPI : Concrètement, quel est le contenu de votre site Internet ?

GF : Sur la version gratuite, il est possible de partager des petites annonces (baby-sitting, prêt de matériel de bricolage...), une information sur les commerces de proximité, des carnets d'adresses commentés. Le site apporte également plusieurs services gratuits aux résidents, grâce à divers partenariats : fil de news, météo locale, programme de télévision, établissement de devis de travaux, estimations de biens gratuites, etc. Tous les résidents peuvent accéder au site et participer aux discussions liées à la copropriété.

Quant à la version payante du site, elle permet de simplifier la mission du conseil syndical et de fluidifier les relations avec le syndic.

Doté d'un outil simple d'usage, le conseil ­syndical peut prendre à sa charge certaines tâches basiques, comme la communication des coupures d'eau ou des dates de congés du gardien, ce qui permet au syndic de dégager du temps pour se consacrer à des missions à forte valeur ajoutée.

Le conseil syndical peut aussi synthétiser en un clic les propositions de résolutions pour l'assemblée générale, éventuellement commentées, et les envoyer au syndic. Cela permet de limiter l'afflux de lettres recommandées – le syndic ne reçoit qu'un courrier au lieu d'une dizaine – tout en demeurant dans le cadre légal. Cela génère, là encore, un gain de temps, aussi bien pour préparer l'assemblée générale que durant le déroulement de celle-ci. En effet, chacun a été tenu informé et a pu donner son avis en amont.

Toujours dans le souci d'améliorer l'information dans l'immeuble et de prendre des décisions démocratiques plus rapidement, le conseil syndical peut en outre proposer des sondages et recenser les réclamations émises à propos des parties communes.

Ce dernier service permet de filtrer et de centraliser l'information, avec les commentaires de chacun, pour que le syndic puisse répondre efficacement et sans perte de temps à la demande générale. Dans la même veine, la fonctionnalité « suivi des contrats » permet de mettre en ligne les ­différents types de prestations prévues et leur fréquence, avec les commentaires des résidents. La possibilité pour le conseil syndical d'imprimer ou d'envoyer au syndic la synthèse de toutes ces observations en un seul clic permet d'améliorer les contrats, voire de les renégocier ou de les changer.

De même, pour le choix d'un prestataire, ­chaque résident peut proposer en ligne un devis à partir du cahier des charges établi, en complément de celui du syndic

Bref, il s'agit d'un outil modulaire, dont le coût s'élève, en moyenne, à une dizaine d'euros par an et par lot. Le coût de l'abonnement entre dans le budget de fonctionnement du conseil syndical et est réparti entre l'ensemble des copropriétaires, au titre des charges générales. Le contrat est conclu pour une durée d'un an.

 

(1) Déjà fondateur de la société Ipogea en 2002 (prestataire informatique pour les PME) et membre du Comité de pilotage du Passeport numérique de 2004 à 2006.


Mots-clés :

COPROPRIETE , GESTION , INTERNET , VOISINAGE




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