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Bilan : dans nos assiettes et dans les champs, où sont les OGM ?

Bilan : dans nos assiettes et dans les champs, où sont les OGM ?
Juin 2007
Le Particulier pratique n° 325, article complet.
Auteur : ROUSSILLE (Katia)

Si l'on trouve très peu d'OGM dans nos assiettes grâce au boycott obstiné des consommateurs, les cultures en plein champ progressent, même si le marché est réduit aux tourteaux pour l'élevage.

Compte tenu de la réticence du consommateur à manger des produits contenant des OGM, et bien que certains aient obtenu une autorisation de mise sur le marché, ils restent rares dans nos assiettes. Greenpeace – qui a tout un réseau de détectives bénévoles explorant les étiquettes pour les y démasquer – en a dénombré dans seulement 24 références sur plus de 80 000. L'obligation d'étiquetage adoptée par l'Europe a donc eu un effet radical sur l'offre. Récemment encore, le 3 mai 2007, Greenpeace relevait sur un sachet de croissants de la marque Leclerc la mention “Contient des OGM”. Immédiatement, Michel-édouard Leclerc en personne annonçait qu'il s'agissait d'une erreur d'étiquetage, et confirmait l'absence d'OGM dans tous les articles à sa marque.

En revanche, les produits animaux provenant d'élevages nourris aux OGM échappent à l'étiquetage. C'est l'unique débouché laissé aux OGM dans nos pays européens. Pour les éviter, le consommateur peut toujours consulter la liste établie par Greenpeace recensant les industriels qui déclarent les exclure (certains labels Rouge). Une autre solution consiste à opter pour les produits bio, portant le label AB. Toute la chaîne de production doit en être dépourvue. Il n'y a pas non plus de protection absolue contre les aliments génétiquement modifiés qui entreraient frauduleusement dans nos rayons... On se souvient d'un riz débarqué l'année dernière en France ; le 10 avril, un maïs OGM non autorisé dans l'Union européenne était découvert dans une cargaison américaine à Rotterdam. Mais, globalement, la situation est assez claire dans nos assiettes. Il n'en est pas de même dans les champs...

Seul un maïs, le MON 810, qui résiste aux attaques de certains insectes ravageurs, est autorisé. Après des débuts très timides en 1998, il couvrait près de 5 000 ha en 2006 ; ce sera 30 000 ha en 2007 

Toutefois, devant les réticences de l'opinion, la France traîne les pieds. Elle a tardé à transposer la directive dite 2001/18/CE, qui réglemente les cultures d'OGM commerciales et expérimentales, et risquait, de ce fait, 360 000 € d'astreinte par jour de retard. Elle vient de se mettre en règle, avec la publication de deux décrets le 20 mars. Les conditions de culture des OGM sont donc mieux définies aujourd'hui : les agriculteurs doivent déclarer leurs semis, même si les parcelles, recensées dans un registre national, ne sont pas identifiées, de façon à éviter les arrachages sauvages. Ils doivent aussi informer leurs voisins, et respecter une distance d'isolement de 50 m entre cultures OGM et non OGM. Quant aux essais en plein champ, leur autorisation doit être renouvelée d'année en année. Le ministère de l'Agriculture et de la Pêche vient ainsi d'en accorder 13 sur les 14 demandes déposées pour 2007. Les maires des sites sur lesquels ces tests sont lancés sont avertis, et leur liste peut être consultée sur www.ogm.gouv.fr.

Katia Roussille


Mots-clés :

AGRICULTURE , ALIMENTATION , ETIQUETAGE , OGM , ORGANISME GENETIQUEMENT MODIFIE




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