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Bilan : flot d'inégalité dans l'eau du robinet

Mars 2008
Le Particulier pratique n° 333, article complet.
Auteur : SARGIS (Marise)

Prix différents, ressources plus ou moins traitées, pollution aux nitrates et aux pesticides... une somme de sujets fâcheux alors que le goût de l'eau du réseau s'améliore.

Près de 8 personnes sur 10 souhaitent que la gestion de l'eau soit abordée lors des élections municipales, révèle un récent sondage Ifop réalisé pour la Fédération des distributeurs d'eau indépendants (FDEI). Le prix de l'eau et sa qualité sont des éléments sensibles. Or, on observe des écarts de 1 à 3 sur le premier critère, et pour le second, des inégalités persistent : dans la Vendée, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime, les seuils de pollution par les nitrates et les pesticides ne sont pas respectés. La France a été condamnée ainsi par la Cour de justice des Communautés européennes pour non-respect de la directive de 1998 sur la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Selon une note de la Direction générale de la santé, 94,90 % des Français ont bénéficié d'une situation de conformité permanente en 2006 (contre 91 % en 2003).

La qualité sanitaire est quotidiennement contrôlée par les distributeurs et les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) sur 54 paramètres. L'analyse détaillée se consulte à la mairie et peut être demandée à la DDASS et au distributeur (dans 69 % des cas, Veolia, Suez ou Saur). Chacun peut y trouver les teneurs en plomb, nitrates, pesticides, mais aussi en aluminium, qui vient de faire l'objet d'une nouvelle mise sur la sellette par L'Expansion (n° 726). Des chercheurs suggèrent, depuis l'étude publiée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de Bordeaux en 2000, un lien possible entre le développement de la maladie d'Alzheimer dans les pays industriels et les teneurs en aluminium de l'eau du robinet. Lien qui n'a pas été reconnu par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) dans son rapport de novembre 2003. Il s'agit donc d'une hypothèse posée au sein de la communauté scientifique.

La réglementation ne fixe pas de limite pour ce composé, mais définit une référence de qualité à 0,20 mg/l. La question est de savoir si, dans le cadre des travaux de révision de la directive de 1998, l'Union européenne appliquera le principe de précaution sur ce point pour fixer un seuil plus bas. Si tel était le cas, les usines de traitement devraient trouver une solution technique pour remplacer les coagulants à base d'aluminium utilisés parfois dans la phase de décantation.

Du point de vue gustatif, les appréciations des consommateurs sont toujours plus favorables, attestant de la confiance accrue dans la qualité de l'eau du robinet, et sans doute aussi de l'efficacité des procédés de traitement et de filtration (voir LPP n° 260). On le doit également à la mise en place d'un réseau de goûteurs d'eau bénévoles constitué depuis 2002 par la Lyonnaise des eaux et Veolia Eau. Leur rôle étant de surveiller l'état de l'eau à leur robinet, notamment du goût chloré, qui peut fluctuer en fonction de la proximité de l'usine, et d'en informer le centre de traitement.

Marise Sargis


Mots-clés :

EAU , QUALITE




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