Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Vie pratique > Consommation > Pressing, sus au perchlo !

Pressing, sus au perchlo !

Avril 2008
Le Particulier pratique n° 334, article complet.
Auteur : SARGIS (Marise)
Le perchloroéthylène, solvant employé comme agent de nettoyage dans les pressings, est classé comme cancérogène probable de catégorie 3. L'arrêté du 2 mai 2002 impose des normes de sécurité pour l'installation d'un pressing : le solvant s'utilise en circuit fermé, avec une procédure impérative de récupération des boues sales. Malgré tout, des émanations demeurent pour le client quand il récupère son vêtement (il est recommandé de bien l'aérer avant de l'enfermer dans l'armoire), mais surtout pour les employés de l'entreprise et les personnes qui résident à proximité des bouches de ventilation.

Un danger pour les riverains des pressings

Les riverains peuvent donc subir des nuisances si les pressings ne respectent pas la réglementation. Une campagne de mesures réalisée, entre 2005 et 2007, par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) a révélé que les personnes habitant juste au-dessus d'un pressing pouvaient être exposées à des niveaux de perchloroéthylène importants. Au cours de ce semestre, 200 installations de nettoyage à sec vont être contrôlées. Il s'agit de vérifier l'application des prescriptions relatives à l'utilisation du solvant et à la ventilation des locaux, en vue d'un renforcement éventuel de la réglementation. Aux états-Unis, ce solvant sera interdit d'ici à 2020 dans les entreprises de nettoyage à sec situées dans un bâtiment résidentiel.

Un nettoyage à sec sans perchloroéthylène

Des pressings indépendants se reconvertissent au GreenEarth, un procédé – breveté par General Electric et Procter & Gamble – utilisant du siloxane. Ce solvant à base de silicone est un dérivé de la pétrochimie moins agressif, et surtout sans odeur. En France, le premier pressing GreenEarth a été ouvert en 2005 au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), avec une distillation continue qui permet de nettoyer le solvant en permanence. Depuis, deux autres boutiques se sont installées à Paris, avenue Kennedy et avenue La Bourdonnais.

Une distillation pour assainir

Avec les machines classiques, le linge est nettoyé au moyen d'un perchloroéthylène déjà utilisé par les programmes successifs. Dans les cas extrêmes, le produit sali par tous les cycles peut laisser des auréoles sur les textiles. Ce défaut est corrigé par les nouveaux matériels qui distillent en continu, ce qui fait que le solvant est assaini à chaque lavage. Comment savoir si votre commerçant est équipé de ce type de machine ? Vous pouvez toujours lui poser la question. Sinon un bon moyen pour s'en rendre compte est de regarder par le hublot de contrôle de la machine, où le liquide doit rester transparent, et donc surtout ne pas être noir !

Mots-clés :

LAVE-LINGE , LAVE-VAISSELLE , LESSIVE , PHOSPHATE , POLLUTION , PRESSING




Outils pratiques :

Vous aimerez aussi
Réduisez vos impôts
Un professionnel vous accompagne dans vos démarches pour défiscaliser, valoriser votre patrimoine et faire les meilleurs choix de placements

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Choix patrimoniaux

Forum bannière

 

Bannière e-Particulier