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Avant d'acheter, ouvrez l'œil et posez-vous les bonnes questions

Juillet-Août 2002
Le Particulier n° 956, article complet.

À l'étranger plus encore qu'en France, ne cédez pas aux achats d'impulsion. Renseignez-vous sur les caractéristiques, le mode d'emploi, la garantie du produit.

Le sentiment de faire une bonne affaire se limite trop souvent au fait de payer un prix alléchant, voire "imbattable", que les commerçants français ne proposent pas.

Quelques réflexes simples s'imposent.

Dans le cas de l'achat d'un appareil sophistiqué, électronique ou de haute technologie (appareils photo, téléviseurs, caméscopes, lecteurs de DVD, magnétoscopes...), il faut s'assurer que le mode d'emploi et le menu de programmation sont rédigés et s'affichent bien en français sur l'écran : tous ces produits ne le proposent pas toujours comme langage. Et, pour l'achat d'un autoradio, il est utile de vérifier qu'il capte aussi les grandes ondes.

Par ailleurs, il faut avoir à l'esprit que les prises électriques ne sont pas harmonisées au sein de l'Union européenne. Enfin, il faut impérativement réclamer une facture sur laquelle apparaissent la durée de garantie et les coordonnées précises du commerçant. Sans ce document, il sera ensuite impossible de prouver la réalité de l'achat et de réclamer que des réparations éventuelles soient couvertes par une garantie.

Le piège des contrefaçons.

Le client qui pense à tort acheter un article de marque peut se retrouver doublement lésé. D'abord parce que le prix proposé n'est pas toujours très différent de celui du produit original ; ensuite, parce que, en cas de défaillance, le fabricant refusera de garantir et/ou de réparer un objet qu'il n'a pas fabriqué lui-même. Enfin, même s'il est de bonne foi, l'acheteur d'un produit contrefait risque des sanctions douanières et pénales, et la confiscation de son achat. Contrairement à une idée répandue, les produits de prestige ne sont pas les seuls touchés par les contrefaçons. L'Union des fabricants note ainsi que, depuis 1995, la contrefaçon ne touche plus seulement les marques de luxe, mais aussi celles qui sont liées, par exemple, au sport et aux loisirs grand public. Aucun secteur n'est épargné : livres, CD audio et vidéo, vêtements, lunettes, montres en or (en particulier en Espagne), bijoux (Italie), jouets, porcelaines, chaussures (Grèce, Italie, Espagne, Portugal, Royaume-Uni), etc. Les imitations sont parfois difficiles à détecter tant elles sont de véritables clones des originaux, en particulier pour les produits numériques (composants informatiques comme un disque dur ou des cartouches d'encre par exemple).

En informatique, des produits calibrés pour chaque pays.

Plus délicat encore, certains articles ont des caractéristiques particulières au pays d'achat. C'est le cas des ordinateurs, dont les claviers sont adaptés aux exigences de la langue du pays. En Allemagne ou en Irlande, par exemple, l'organisation des lettres sur le clavier commence, en haut à gauche, par QWERTY, alors que nous sommes habitués au clavier dont les lettres sont organisées selon le modèle AZERTY. Impossible de changer le clavier sur un portable bien sûr. Et, si vous achetez un ordinateur de bureau en Europe, il faut prévoir, au retour, le coût d'un clavier français en sus. Il faut également s'assurer, que le système d'exploitation fonctionne en français. C'est le cas par exemple pour les OS X d'Apple. En revanche, pour Windows, c'est selon les cas, peu aisé voire impossible. Par ailleurs, l'achat d'un périphérique comme celui d'une imprimante ou d'un scanner peut donner quelques soucis. En général, ils ne disposent pas de notices d'utilisation ni de pilotes (des programmes informatiques indispensables pour les faire fonctionner) en langue française. Certes, ces pilotes en version française peuvent, à condition de bien maîtriser l'ordinateur, être téléchargés gratuitement sur le site du fabricant, via Internet. Mieux vaut toutefois tout examiner de près avant de craquer pour un appareil qui risque de donner du fil à retordre. Enfin, mieux vaut éviter des achats de téléphones portables. Ils peuvent être configurés pour ne fonctionner que sur le réseau d'un opérateur du pays d'achat et être donc inutilisables en France.

Payer à moindres frais.

Tous les moyens de paiement ne sont pas gratuits lors d'un paiement à l'étranger. Pour les achats de faibles montants, le paiement en liquide reste la solution la plus simple dans les 11 autres pays de la zone Euro (voir rappel p. 82). À l'inverse, pour de gros achats, se déplacer avec d'importantes sommes d'argent sur soi présente parfois des risques.

La carte bancaire est le plus pratique.

Elle est acceptée partout ou presque, et offre un minimum de sécurité en cas de vol. Mais surtout, un règlement européen qui entre en application le 1er juillet 2002 change la donne en matière de facturation des paiements par carte. Jusque-là, les paiements transfrontières en euros par carte étaient facturés par les banques. Avec le règlement CE n° 2560/2001 du 19 décembre 2001, l'Union européenne a imposé que les frais facturés pour un paiement électronique transfrontières en euros soient identiques à ce qu'ils seraient à l'intérieur du pays. Dès lors, un client d'une banque française ne devra plus supporter de commission sur ses achats payés par carte dans un pays de la zone euro, puisqu'il n'en paye pas pour ceux effectués en France. Cette règle ne s'applique pas, pour l'instant, aux paiements supérieurs à 12 500 €, ni à ceux dans les pays hors zone euro, Royaume-Uni notamment.

Certains retraits sont facturés.

Le règlement européen s'applique également aux retraits d'argent liquide dans les distributeurs automatiques de billets (DAB) de la zone euro. Ainsi, un tel retrait ne sera facturé que si votre banque le facture en France. Or, plusieurs établissements limitent aujourd'hui le nombre de retraits gratuits dans d'autres DAB que ceux de leur réseau (voir le n° 955 du Particulier, p. 6). Ainsi, BNP Paribas autorise 6 ou 8 retraits hors réseau gratuits par mois en France, et compte étendre ce principe aux retraits d'espèces dans la zone euro. Au-delà de ce plafond, pour une carte Visa, le retrait sera facturé 0,82 € ; il restera gratuit pour les titulaires d'une Visa Premier. Enfin, ce règlement ne s'applique pas aux retraits d'argent au guichet, qui sont généralement facturés.

Il faut savoir que le paiement par chèque est très rarement accepté à l'étranger ; en outre, même libellé en euros, un chèque émis à l'étranger est lourdement facturé par les banques françaises. Quant aux chèques de voyage, leur achat est facturé. Un seul exemple : la Bred facture 1,5 % de leur valeur, plus une commission fixe de 2 € par chèque.


Mots-clés :

EUROPE , PROTECTION DU CONSOMMATEUR




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