Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Immobilier > Maison individuelle > Test comparatif : 11 broyeurs de végétaux

Test comparatif : 11 broyeurs de végétaux

Test comparatif : 11 broyeurs de végétaux
Février 2007
Le Particulier pratique n° 321, article complet.
Auteur : DECROIX (Jean-Pierre)

6 broyeurs à rotor et 5 ą disque porte-couteaux de 164,90 à 573,50 €. Testés avec différents déchets végétaux (thuyas, lauriers, rosiers, feuilles mortes, fanes de légumes) et des tasseaux en pin d'une section équivalente au diamètre maximal des branches qu'ils peuvent accepter pour apprécier la qualité du broyage, leur sécurité et leur mode d'utilisation.

L'entretien d'un jardin génère des déchets végétaux volumineux issus de la taille des haies, des arbres, des arbustes... De nombreuses communes ont mis en place une collecte sélective des déchets verts ou proposent de les apporter dans une déchetterie pour s'en débarrasser sans avoir à les brûler, pratique très souvent interdite par arrêté municipal. Quel que soit le système de récupération de ces détritus, leur quantité importante implique une grande consom­mation de sacs, sans compter la difficulté à les glisser à l'intérieur, ou l'utilisation d'une remorque pour les transporter jusqu'à la déchetterie.

Grâce à un broyeur de végétaux, on ­en réduit le volume de deux tiers – et même davantage –, ainsi que le nombre de sacs. Plus ­intéressant encore, les déchets, plus ou moins finement déchiquetés, peuvent constituer un compost qui servira ­d'engrais aux plantations du jardin. ­Hachés menu, les végétaux, sous l'action des micro-organismes, se décomposent ­rapidement, donnant, en quel­­ques mois, un ­ex­cel­lent humus. Déposé au pied des plantes, ce paillis limite l'évaporation, ce qui diminue donc les besoins d'arrosage, empêche la pousse des mauvaises herbes, et enrichit le sol en modérant l'emploi d'engrais de synthèse. Les déchets broyés peuvent aussi être placés dans un silo à compost, qui ­active leur ­décomposition.

En dépit de ces avantages, acquérir un broyeur pour recycler les déchets verts n'est pas forcément utile, d'autant que cet appareil coûte relativement cher. Si vous possédez un petit jardin, le gazon coupé peut être simplement réparti dans les massifs, et les restes de taille d'une haie, s'ils ne sont pas trop volumineux, épandus à la base de celle-ci. Ce n'est que pour un grand terrain ayant une bonne longueur de haie et/ou planté de nombreux arbres et arbustes à taille (fruitiers, lauriers, ­rosiers...) que ­l'achat de ce type de ­machine devient intéressant, même s'il est toujours possible d'en louer une.

Par ailleurs, il faut savoir que l'on ne peut pas tout broyer. Les tontes de ­pelouse, par exemple, contiennent beaucoup d'eau, et forment, une fois hachées, une pâte qui bloque inéluctablement le porte-couteaux. En plus, celle-ci risque de pourrir au lieu de se décomposer. Cette ­catégorie de déchets est à incorporer directement dans le compost. Plus généralement, mieux vaut s'abstenir de broyer des végétaux humides fraîchement coupés. Il est préférable d'attendre quelques jours ou de les mélanger à des branchages secs. Cette précaution évite l'encrassement du porte-couteaux.

Si l'on excepte les modèles professionnels, équipés d'un moteur à essence, destinés à l'entretien des parcs paysagers, des jardins publics ou autres espaces verts des communes, les broyeurs de végétaux ­domestiques sont tous à moteur électrique et se distinguent par leur système de broyage, à disque ou à rotor.

Le broyeur à disque porte-couteaux

Il se compose d'un plateau oblique à environ 35 degrés par rapport à la goulotte d'alimentation. Tournant à très gran­de vitesse, il dis­­pose de deux ­lames tranchantes diamétralement ­op­po­sées. L'inclinaison du dis­que, la vites­se élevée de rotation des couteaux entraînent les déchets et les branches sans avoir à les pousser à la main.

Ce procédé a pour avantage de ­hacher très finement les végétaux, ce qui accélère le compostage. En cas de blocage, l'accès au système de broyage s'effectue en ­dévissant, puis en rabattant la goulotte d'alimentation et l'entonnoir. Cela permet également de changer les lames. Tous les modèles testés possèdent des couteaux réversibles. Quand ils sont émoussés, il suffit de les démonter et de les ­retourner. Les tranchants peuvent éga­lement être ­affûtés s'ils ne sont pas trop usés.

Les inconvénients majeurs sont liés à la sécurité des personnes. Comme l'entraînement des branches est puissant, les ­déchets longs placés dans l'entonnoir ­dépassant encore de l'appareil peuvent être agités de mouvements désordonnés, et même être projetés vers l'extérieur. Par conséquent, il faut se tenir à bonne distance de la machine et retenir les branchages afin que leur introduction s'effectue en douceur et que le système de broyage ne soit pas surchargé.

Le broyeur à rotor porte-couteaux

Celui-ci dispose d'un arbre horizontal portant huit couteaux. Ils entraînent les branches vers le bas, les écrasent et les broient sur une plaque de compression. Tournant à ­­vitesse lente, 40 tours/minu­te environ, le ­­rotor limite les ­­ vibrations et les re­­jets vers le haut. En cas de bourrage, il suffit de passer en marche arrière pour dégager les végétaux trop importants. Sur certains modèles, le moteur inverse automatiquement le sens de la marche.

Outre son coût, plus élevé que celui des versions à disque, ce système pèche par la lenteur du débit et par la grossièreté du broyage, inadapté aux feuilles, aux brindilles... Ce n'est pas trop gênant lorsqu'on veut simplement diminuer le volume des déchets ou s'en servir comme paillage au pied des plantations. Pour les mélanger à un compost, il est toujours possible de les repasser dans la machine afin de les découper plus finement, mais cela exige une ­manipulation et du temps supplémentaires. à l'exception du Gardena LH 2500, les modèles à rotor disposent d'un réglage de coupe. En effet, la plaque de compression finit par ­s'user sous l'action des couteaux. Les végétaux ne sont plus proprement coupés mais restent en ruban. Il faut alors ­actionner un bouton rotatif qui permet de repositionner la plaque de compression contre les couteaux du rotor. à noter, ­l'accès au système de broyage est impossible sur la plupart des machines à moins de posséder le matériel de démontage adéquat (car les vis ont une empreinte spécifique). Il faudra donc passer par le service après vente du fabricant pour changer le rotor ou affûter les tranchants des couteaux.

Par Jean-Pierre Decroix


Mots-clés :

JARDINAGE , OUTILLAGE




Outils pratiques :
Formalités et démarches
Papiers à conserver

Bannière Choix patrimoniaux

Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière e-Particulier