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Progrès insuffisants dans le recyclage

Septembre 2002
Le Particulier n° 957, article complet.

Origines : Loi 92-646 du 13 juillet 1992 sur l'élimination des déchets modifiant la loi du 15 juillet 1975 ; décrets n° 93-139 et 93-140 du 3 février 1993.

$ Objectif : Limiter la production et la nocivité des déchets sur l'environnement et la santé, valoriser les déchets par le recyclage et la production d'énergie.

$ Moyens : Création de plans départementaux et interdépartementaux fixant des objectifs à long terme, création d'une taxe sur le stockage des déchets.

Près de 50 millions de tonnes de déchets sont collectés en France par les communes (3 fois plus qu'en 1975). Plus des deux tiers proviennent des particuliers, essentiellement les ordures ménagères et objets encombrants. Face à cette forte augmentation, la loi de 1992 a fixé des objectifs plus contraignants que celle de 1975 instituant la collecte municipale.

Un objectif prioritaire loin d'être atteint.

La loi de 1992 a instauré une taxe sur le stockage en décharge et a défini comme priorité la réduction et la valorisation des déchets. En principe, au 1er juillet 2002, il n'y aurait dû avoir en décharge que les "déchets ultimes", ceux "dont on a extrait la part récupérable ainsi que divers éléments polluants". Ce projet reposait sur des plans départementaux d'élimination des déchets gérés par les conseils généraux ou les préfets, avec des objectifs de collecte, de recyclage et d'élimination. Mais en juillet, 43 % des ordures ménagères allaient encore directement en décharge sans être "valorisées".

Le changement des mentalités est long à s'opérer.

Les causes sont multiples. D'abord, les tonnages de déchets ménagers augmentent, alors que ceux des entreprises, mieux encadrés, diminuent. Ensuite, la mise en décharge reste la solution la moins chère. Enfin, la mise en place de la collecte sélective, qui facilite la valorisation, est encore freinée par le poids des habitudes. La loi de 1992 a pourtant donné un coup d'accélérateur à la collecte sélective, qui concerne 37 millions de personnes en 2002, contre 500 000 en 1992, ainsi qu'à la valorisation, puisqu'en 2002, 21 % des déchets sont valorisés, contre 9 % en 1992. On estime néanmoins que 40 % pourraient être recyclés ou compostés. Seuls les objectifs du recyclage des emballages, financé et organisé, ont été atteints, avec 75 % collectés, dont 75 % sont valorisés.

Un véritable casse-tête.

L'incinération, elle, recueille 36 % des déchets municipaux. 87 % des déchets incinérés (2 fois plus qu'il y a 10 ans) ne partent pas inutilement en fumée : la chaleur produite est récupérée (production d'électricité, chauffage urbain). Deux fois moins cher que le recyclage ou le compostage, l'incinération a, par contre, pour inconvénient de détruire des déchets qui pourraient sinon être valorisés. Sans compter le problème des incinérateurs qui rejettent trop de dioxine et de métaux lourds, mais sont toujours en service ! Aussi, la ministre, Roselyne Bachelot, a repoussé l'échéance du 1er juillet 2002 (circ. du 27.6.02). D'ici à la fin septembre, et en concertation avec les commissions qui gèrent les plans départementaux, les préfets devront fixer un nouvel échéancier pour la mise en place de collectes sélectives et la fermeture des 12 000 décharges brutes existantes, non conformes à la réglementation.


Mots-clés :

DECHET , ELIMINATION DES DECHETS




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