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Avion : mieux s'informer sur les compagnies à risque

Avion : mieux s'informer sur les compagnies à risque
Octobre 2005
Le Particulier n° 993, article complet.
Un été de catastrophes aériennes à répétition a cruellement montré la dangerosité de certaines compagnies. Pour autant, il est bien difficile aux voyageurs de s'informer préventivement, pour choisir leur transporteur en connaissance de cause.

Des listes noires de compagnies et des listes noires de pays sont publiées.

En France, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a publié, fin août, une première ébauche de liste noire de cinq compagnies, dont aucune n'opère en France : Air Koryo, Air Saint-Thomas, International Air Service, Lineas AER de Mozambique et Phuket Airlines. Cette liste devrait s'étoffer progressivement. D'autres pays européens, notamment la Belgique, la Suisse et le Royaume-Uni, ont rendu publique une telle liste. Mais il faudra attendre fin 2005 pour que la Commission européenne établisse une liste unique, selon des critères d'évaluation acceptés par les vingt-cinq États membres, qui, pour l'instant, ont chacun les leurs. Par exemple, Air Mauritanie, interdite en Angleterre, ne l'est pas en France. En parallèle, les États-Unis, le Royaume-Uni, ainsi que l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), qui dépend de l'ONU, ont établi des listes noires de pays, dont les conditions de contrôle de leurs compagnies sont jugées insuffisantes. Au total, une cinquantaine de pays, en majorité du tiers-monde et de l'ancien bloc de l'Est, sont répertoriés.

Une information à la portée limitée.

De telles listes ne sont cependant pas la panacée. Elles restent peu accessibles au grand public, sauf via Internet, voire pas du tout (liste de l'OACI notamment). De plus, les contrôles officiels peuvent être pris en défaut : l'avion de la West Carribean qui s'est abîmé au Venezuela le 16 août dernier avait été contrôlé au cours des mois précédents par les inspecteurs français. Par ailleurs, les organisateurs de voyages et de séjours n'ayant aucune obligation légale d'indiquer à leurs clients par quelle compagnie ils seront transportés, ceux-ci la découvrent parfois juste avant d'embarquer. Enfin, même en possession d'un billet émis par une compagnie, on peut être transporté par une autre, en vertu d'accords de "code sharing" (voir le no 990 du Particulier, p. 84), comme il en existe, par exemple, entre Air France et Aeroflot.

France : www.aviation-civile.gouv.fr ; Belgique : www.mobilit.fgov.be ; Grande-Bretagne : www.dft.gov.uk ; Suisse : www.aviation. admin.ch ; États-Unis : www.faa.gov

Mots-clés :

SECURITE , TRANSPORT AERIEN




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