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La TV nous fait du plat

Janvier 2006
Le Particulier pratique n° 309, article complet.
Auteur : LABEY (Pierre)

Ecrans LCD et plasmas : ces superbes téléviseurs tout plats avec écran à cristaux liquides ou à plasma sont maintenant accessibles. Mais il faut un examen sérieux pour savoir comment les départager...

En moins de dix ans, le téléviseur plat est devenu un produit abordable. L'encombrant tube cathodique se retire discrètement des magasins, faisant la part belle aux modèles à cristaux liquides ou à plasma. Rappelons quand même, au risque de paraître rétrogrades, que ces gros postes délaissés par les consommateurs continuent d'offrir la meilleure image, et souvent, grâce à leur imposant coffret, le meilleur son... Ce jusqu'à 32'' (82 cm) de diagonale en 16/9, et pour un prix dérisoire. Mais l'argument pèse peu par rapport à l'esthétique et au gain de place de l'écran plat 

Sa modernité s'impose d'elle-même. Alors, allez-vous choisir le LCD (cristaux liquides) ou le plasma ?

Les modèles à cristaux liquides (300 à 5 000 €) couvrent toutes les diagonales d'écran jusqu'au 40'' (101 cm de diagonale en 16/9), et aujourd'hui (Sony Bravia) jusqu'au 50'' (127 cm). Les écrans plasma (2 000 à plus de 15 000 €) démarrent seulement à 37'' mais vont jusqu'au 71'' (180 cm de diagonale en 16/9). Le choix entre les deux technologies est donc surtout une affaire de taille d'écran.

Dans les grandes dimensions, le plasma est en concurrence avec les rétroprojecteurs ou les vidéoprojecteurs. Les premiers (1 000 à 3 000 €) sont commercialisés en 43 à 61'' (109 à 155 cm), et utilisent les technologies DLP ou à trois panneaux de cristaux liquides qui impliquent une lumière atténuée dans la pièce. Avantage : ils sont moins chers que les plasmas à taille égale. Les seconds (600 à 12 000 €) emploient les mêmes technologies, mais sont dépourvus de tuner de réception TV (rôle qui peut être joué par un simple magnétoscope ou un terminal numérique TNT, câble ou satellite, à connecter au vidéoprojecteur). Il faut leur adjoindre un écran (comptez moins de 300 € pour un modèle manuel, à partir de 500 € pour un appareil électrique motorisé). Ils sont destinés à une vraie salle de Home Cinema avec projection dans l'obscurité.

LCD ou plasma ?

La question vaut seulement pour les tailles d'écran où les deux technologies existent. Mais ce sont les dimensions les plus recherchées pour ceux qui veulent un écran plat, c'est-à-dire de 81 à 127 cm. Au départ, la technologie LCD était dédiée aux écrans de petite et moyenne taille, et le plasma aux écrans géants. Les prix, pour des dimensions égales, sont relativement voisins, et les durées de vie annoncées assez similaires : 40 000 heures minimum pour les plasmas, jusqu'à 60 000 heures pour les LCD, soit plus de vingt ans en utilisation domestique, plus qu'un tube cathodique.

En revanche, les deux technologies n'ont pas grand-chose à voir entre elles. Dans un écran LCD, les cristaux liquides sont pilotés par des transistors TFT (un transistor par pixel) qui modifient leur orientation en fonction du signal vidéo, préalablement numérisé. Une lampe placée derrière l'écran sert à la projection. Sa lumière, polarisée (vibrant dans un seul plan), va être plus ou moins transmise par les cristaux liquides, et l'image se forme.

Dans un écran plasma, chaque point-image (pixel) est une cellule tapissée d'un matériau phosphorescent (lumiphores), remplie d'un mélange gazeux (néon-xénon) et soumise à deux électrodes. Le signal électrique qui alimente le pixel provoque une décharge électrique. Celle-ci génère un rayonnement ultraviolet qui excite la couche phosphorescente, laquelle émet de la lumière visible, rouge, verte ou bleu. Les cellules sont gravées dans une dalle en verre située à l'arrière et refermées par une seconde dalle en verre à l'avant. Inconvénient, cette dalle capte plus de reflets (fenêtres, éclairage) que celle des écrans LCD.

Mais au-delà de ces différences de conception, ce sont des caractéristiques pas toujours mis en avant par les fabricants qu'il faut prendre en compte pour analyser la qualité à attendre de tel ou tel écran.

La luminosité de l'image, qui se mesure en candellas par mètre carré (cd/m2), doit être la plus élevée possible. Elle varie de 450 à 500 cd/m2, voire 600 cd/m2 (l'exception haute est due à LG) sur les LCD, et de 1 000 à 1 500 cd/m2 (Samsung a les meilleurs) sur les plasmas 

Le plasma est donc incontestablement le plus lumineux.

Le contraste de l'image, qui donne le rapport entre le noir et le blanc purs, n'est là, en revanche, pas toujours à l'avantage du plasma. Il est indiqué en ratio, de 350:1 à 1 200:1, voire 3 000:1 pour les LCD (Samsung est l'exception haute), et de 1 000:1 à 5 000:1, voire 10 000:1 pour les plasmas (on retrouve LG et Samsung dans le haut de la fourchette). Mais à taille d'écran et prix comparables, le plasma offre souvent un meilleur contraste.

La fidélité des couleurs est généralement meilleure sur le plasma. Mais là, il faut se faire sa propre idée dans le magasin, avec la même image comparée sur des écrans exposés en rayon, que l'on espère bien réglés. Prenez également garde au traînage sur les images rapides, dû à un temps de réponse trop lent de certains LCD premier prix.

La consommation électrique, assez contenue avec les LCD (30 à 300 W), est plutôt élevée avec les plasmas : plus de 200 W pour un 42'', plus de 450 W pour un 52''.

Alors, que conclure ? Comme le montre aussi notre sélection, à taille d'écran et prix équivalents, le plasma semble un meilleur choix pour l'instant. Mais il faut savoir que la technologie LCD est plus porteuse de développement, et que nous risquons d'avoir des surprises en ce domaine l'hiver prochain...

Un équipement riche

Les téléviseurs à écran plat sont généralement bien dotés. Faisons le tour des sigles, car il y va de la compatibilité dans l'avenir de votre appareil avec les nouveaux formats d'émissions, mais aussi les matériels périphériques.

HD Ready veut dire que l'écran est compatible avec la télévision haute définition 1 080i ou 720p (voir encadré p.16), mais qu'il n'en retransmet pas toutes les finesses. De format 16/9, il affiche au moins 720 lignes et dispose de plusieurs prises d'entrées analogiques (péritélévision, S-vidéo, et surtout composantes séparées Y/Cr/Cb, etc.) et numériques DVI ou (mieux) HDMI. En plus, les éditeurs de films ont demandé que soit intégré le support du protocole HDCP de protection des contenus, bref, le système empêchant la copie HD des films.

Full HD signifie que l'écran affiche réellement 1 920 x 1 080 pixels et comporte tous les éléments cités ci-dessus. Inutile de préciser que ces modèles sont encore rares et plutôt chers (plus de 5 000 €).

Réception TNT correspond à un adaptateur pour les programmes de télévision numérique terrestre intégré. Il s'agit bien sûr des émissions en clair et en Mpeg2 (dix-huit chaînes), car pour les programmes payants, il faut ajouter un terminal externe, loué par chacun des bouquets Canal+/CanalSat ou TPS, et utilisant le format Mpeg4 plus une norme de cryptage. Notez que certains modèles de Philips ou de Sharp offrent la réception de la radio FM.

HDD veut dire qu'un disque dur est intégré dans l'appareil (DR+ chez Loewe). Selon sa capacité et la qualité désirée, vous pouvez copier quarante à cent vingt heures d'émissions, avec les avantages habituels du disque dur : regarder le début d'un match par exemple pendant qu'il continue à s'enregistrer, “pause” pour téléphoner, etc.

Slot carte mémoire indique que vous pouvez lire les cartes mémoire de votre appareil photo ou de votre caméscope en les glissant directement dans une fente. Encore faut-il que les formats lisibles (SD, Memory Stick, etc.) soient compatibles.

Son 3D. Le son stéréo peut être reproduit en “trois dimensions”, ce qui crée artificiellement de l'espace. Certains modèles disposent même d'un caisson de grave pour donner encore plus de volume. Mais les très grands écrans sont plutôt destinés à être complétés par une installation sonore Home Cinema comprenant un amplificateur multicanal et cinq enceintes (centrale, gauche, droite et deux à l'arrière) plus un caisson de grave...

Tous les téléviseurs sont vendus avec un support de table quelquefois pivotant (électrique et télécommandé sur quelques grands modèles Philips ou Hitachi). L'accrochage au mur peut être standard (support Vesa) ou spécifique, donc plus cher...

Et ça continue

A peine avez-vous fait votre choix qu'une nouvelle technologie prometteuse est annoncée... SED, c'est le procédé développé par Canon et Toshiba : Surface-conduction Electron-emitter Display, que l'on peut traduire par écran à émission d'électrons par surface conductrice. Cette évolution technologique s'est inspirée du bon vieux canon à électrons du tube cathodique. Mais ce sont des millions de canons à électron qui balaient l'écran, trois par point lumineux pour les trois couleurs rouge-vert-bleu. En haute définition, 1 920 lignes de 1 080 pixels, cela fait plus de six millions de canons à électrons. L'écran plat comprend deux plaques de verre : l'une émet les électrons, l'autre, couverte de lumiphores, les reçoit grâce à la différence de potentiel entretenue entre les deux plaques. Le résultat est spectaculaire : une luminosité élevée et un contraste de 100 000:1, soit dix fois plus que le meilleur plasma. Les deux alliés prévoient une commercialisation en 2007 à un prix compétitif.

Des nouveautés, il y en aura d'autres, se succédant de plus en plus vite. Alors si vous avez besoin d'un téléviseur aujourd'hui : pourquoi attendre ?

Pierre Labeÿ

Mots-clés :

EQUIPEMENT DOMESTIQUE , TELEVISEUR , TELEVISION




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