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Repassage : centrales vapeur ou tables "actives"

Octobre 2006
Le Particulier pratique n° 317, article complet.
Auteur : BIRON (Véronique)

Les centrales vapeur... ... fournissent un débit de vapeur important et en continu pour assurer un repassage rapide et de qualité. Elles sont indépendantes de la table à repasser, où on les installe, même s'il vaut mieux que celle-ci supporte l'humidité. Les tables dites “actives”... ... (centres de repassage) sont constituées d'une centrale vapeur intégrée dans une table à repasser, qui, elle-même, est chauffante, aspirante (pour plaquer le tissu) et soufflante (pour le faire gonfler).

L'intérêt des centrales vapeur n'est plus à démontrer. Elles restent sans conteste les champion­nes du repassage et remplacent avantageusement un fer classique, même doté d'un bon débit de vapeur. Nous les avons testées à plusieurs reprises, et nous arrivons toujours à ce constat : moins de fatigue à l'ouvrage et plus de rapidité, quel que soit le tissu. La question est, cette fois, de savoir s'il faut, ou non, en choisir une dans une version couplée à une table aspirante et soufflante, sachant que, en association avec ces tables techniques, votre équipement vous coûtera au moins trois fois plus cher.

Vapeur

Table “active”, associée ou pas, il s'agit toujours de cen­trale vapeur... Celle-ci peut fonctionner selon deux procédés. Les modèles classiques font appel à une chaudière qui sert aussi de réservoir. L'eau y chauffe en quelques minutes (7 mn) et se transforme en vapeur sous pression avant ­d'être propulsée dans le fer via une élec­trovanne. D'où l'impossibilité d'ouvrir l'appareil quand il est sous pression, ce qui implique d'attendre une dizaine de mi­nutes que le réservoir se vide pour pouvoir le remplir de nouveau.

Les modèles récents produisent la vapeur dans une minichaudière au fur et à mesure que l'eau froide est pompée. Le réservoir n'est donc pas sous pression et peut être rempli à tout moment. Le temps de préchauffage est beaucoup plus court (de l'ordre de 2 mn).

Les performances des deux systèmes sont équivalentes, mais les versions à ­ré­ser­voir amovible sont plus ­pra­tiques. Les deux tables “actives” et les deux centrales vapeur que nous avons confrontées pour ce match fonctionnent sur ce dernier principe.

Table

Nos deux centrales (Calor Protect et Philips GC 8280) s'adaptent sur n'importe quelle table. Nos deux centres de repassage (Table soin du linge de Philips et Table Pro Active de Rowenta), eux, sont associés, dès l'origine, à des tables “actives”, et ne peuvent s'employer indépendamment.

Ces tables assurent une fonction “aspiration” qui plaque le tissu sur la planche et le maintient en place ; c'est pratique pour empêcher les grandes pièces de glisser. ­Elles possèdent également une fonction “soufflerie” qui, à l'inverse, crée un coussin d'air entre le plateau et le linge ; ce qui est utile pour éviter les faux plis et les marques sur les textiles délicats ou les ­vêtements aux formes compliquées. Enfin, une fonction chauffante, qui s'action­ne ­simultanément et automatiquement avec les deux fonctions précédentes, parfait le repassage en faisant disparaître les plis plus facilement, et finalise le ­sécha­ge. En outre, elle évite la condensation de la vapeur sur la housse et sous la planche, qu'elle protège de la corrosion.

Encombrement

L'encombrement d'une centrale va­peur reste plus important que celui d'un fer classique, mais les fabricants tendent à réduire leurs dimensions (celles de la Philips, par exemple, sont restreintes). Et une fois posé au bout de la planche, l'appareil ne gêne en rien le travail. Mieux vaut toutefois disposer d'un plateau assez large. Et, bien sûr, il faut lui prévoir une place de rangement dans un placard.

Les tables à repasser “actives” sont nettement plus imposantes qu'une table standard. Elles sont aussi larges et longues que n'importe quelle table à repasser bien ­dimensionnée (130-135 cm de long et 45-48 cm de large), mais elles intègrent fer et réservoir, et sont donc plus épaisses.

Poids

Les centrales pèsent environ 5 kg. C'est raisonnable dans la mesure où l'on n'a plus à bouger l'appareil une fois celui-ci en place sur la planche. Le poids des tables est nettement plus élevé (20 kg et plus). Pas d'inquiétude toutefois, car elles sont équipées de roulettes et se déplacent très facilement. Une poignée est même prévue sur la Philips.

Le poids du fer est important puisqu'il concourt à la facilité de repassage. Il est de 1 kg pour la table Philips et de 1,2 kg pour les trois autres modèles. C'est suffisant, car un fer lourd ne repasse pas mieux, surtout à la vapeur, et devient très vite fatigant.

Confort

A l'usage, les centrales sont très hono­rables pour... des cen­trales : fer léger, bonne prise en main, commandes acces­sibles. Mais la palme du confort revient, sans conteste, aux deux ­ta­bles “actives”. Très bien conçues, elles s'articulent facilement, se règlent à votre hauteur sans effort, sont de belles dimensions, ont un fer agréable à utiliser, etc. Un vrai plaisir

La Table Pro Active de Rowenta est moins étonnante que la Soin du linge de Philips, qui s'adjoint un défroisseur indépendant du fer et une fonction “rafraîchissement”, bien commode pour des vêtements ­enfermés toute une saison dans une ­armoire ou pour une veste portée lors d'une soirée enfumée.

Ces deux options (défroissage et rafraîchissement) s'utilisent avec le plateau en position verticale, ce qui est très pratique et confortable pour le dos. Vous suspendez le vêtement (robe, jupe...) sur un cintre, que vous accrochez en haut du plateau, et vous travaillez debout. Lorsque vous ­re­pas­sez un chemisier, rien ne vous empêche de le placer à cheval sur le bout du plateau (large, celui-ci est idéal pour recevoir vestes, chemises...), et de tourner autour pour parfaire le défroissage.

En outre, quand il s'agit d'un simple ­rafraîchissement, il vous suffit de programmer la table, d'appuyer sur le bouton ad hoc pour qu'elle fasse office de soufflerie pendant dix minutes, sans aucune intervention de votre part.

Le défroissage vertical est possible avec les trois ­autres modèles. Cependant, il s'avère incontestablement plus aisé (et finalement plus efficace, car on y passe volontiers davantage de temps) sur la table Philips.

Efficacité

Avec les tables “actives”, repasser est un vrai bon­­heur, et les fonctions “aspiration” et “soufflerie” sont tout sauf des gadgets. Quand vous vous attaquez à une grande pièce de linge – un drap, un rideau... –, le tissu reste plaqué sur la table ; il ne bouge pas. Il est donc inutile de le maintenir, ce qui permet de repasser plus vite, sans ­fatigue... et sans faux plis. C'est aussi la fonction à privilégier pour des jupes plissées ou à volants, les cols, les poignets, le devant des chemisiers, etc. La soufflerie remplit également parfaitement son rôle. Dès qu'il s'agit de tissus fragiles ou, tout simplement, de tee-shirts, de chemisiers, le fer glisse avec facilité, évitant de faire le moindre faux pli ou des marques disgracieuses, et le tout en un temps record. Le passage de la soufflerie à l'aspiration, et vice versa (ou la suppression des deux fonctions si besoin), se réalise simplement en pressant un bouton, situé sur la table pour la Rowenta ou sur le fer pour la Philips. Rien de plus aisé.

Les tables sont vendues accompagnées d'un livret technique. Avec la Rowenta, vous disposez même d'un petit guide de repassage très utile qui fournit plein de conseils pour exploiter au mieux ses possibilités. Quelles que soient la matière et la forme du vêtement, qu'il soit très froissé ou non après le séchage, vous y gagnez en temps, en facilité de repassage, et donc en qualité.

Les centrales indépendantes obtiennent de bons résultats. Toutefois, comparées aux tables, elles font pâle figure. Ce n'est d'ailleurs pas la qualité des centrales en ­elles-mêmes qui est en cause ; ce qui fait la différence, ce sont les avantages apportés par les tables “actives”. Pour le vérifier, nous avons testé les centrales indépendantes en les associant avec l'une des tables. La même centrale donne de bien meilleurs résultats quand on l'utilise combinée aux fonctions d'une table “active” que lorsque l'on s'en sert sur une table classique.

Et aussi

Certains critères ne jouent pas en fonction du principe, table “active” ou pas, mais selon la conception de l'appareil. Nous les étudions ci-dessous.

Autonomie

Pas de distinction entre centrales séparées et tables “actives”. C'est plutôt une affaire de marque. L'autonomie dépend de la capacité en eau du réservoir. Sans grande contrainte toutefois puisque, ici, les réservoirs peuvent se remplir à ­volonté, directement sur la table avec une bouteille ou sous le robinet d'eau froide. Cela ne constitue donc pas un critère de choix très important. Avec Philips (table ou centrale), on recharge moins souvent.

Débit de vapeur

Là encore, la distinction vient des marques et des modèles, pas du principe. Le débit annoncé varie de 100 à 140 g/mn selon les appareils. Il ne fait pas la différence à lui seul. Comme le montrent les résultats de notre tableau p. 55, la centrale Philips, qui affiche 140 g/mn, n'est pas plus performante que les appareils à 100 ou 120 g/mn. Inutile d'investir sur ce seul élément. La qualité et la ­facilité de repassage font appel à d'autres critères bien pensés, tels que la conception du fer, la bonne adéquation entre la température de la semelle et le débit de vapeur, un éventuel surplus de vapeur à la demande comme sur la Rowenta...

Le réglage du débit s'effectue manuellement sur les centrales Calor et Philips et la table Rowenta ; il est automatique sur la Philips. Il permet d'optimiser le repassage en s'adaptant à la chaleur de la semelle.

Pour vous simplifier la tâche, Calor a doté sa centrale d'un code couleur, que l'on re­trouve sur le thermostat du fer et le régla­ge du débit de vapeur. La régulation thermique de la semelle se fait, classiquement, du minimum au maximum, avec des indications en cours de route, telles que soie, coton, lin...

La centrale Philips permet d'affiner les réglages au maximum via son écran LCD qui passe en revue, sur simple pression, douze types de textiles (acétate, acrylique, velours, nylon, soie, viscose, polyester, laine, rayonne, coton, jean, lin) dans ­l'ordre croissant de montée en température. Cela paraît un peu anecdotique, mais quand on est confronté à longueur de ­repassage aux tissus modernes, c'est en ­réalité assez utile. A moins que vous ne ­sachiez déjà que l'acrylique se repasse à plus basse température que le polyester, par exemple

Sur la centrale Philips, il est possible de bloquer le débit de vapeur en continu. Pour les autres, il faut laisser le doigt appuyé sur un bouton. La production de vapeur est automatiquement désactivée aux températures les plus basses pour éviter les gouttes d'eau sur le linge. Ce même appareil permet de programmer l'arrêt de la chauffe du fer après cinq, dix, vingt ou trente minutes d'inactivité (mesure de sécurité), de mettre en mémoire la dureté de l'eau, et ce dans la langue de votre choix.

Qualité du fer

Pour qu'un fer donne ­entière satisfaction, il faut qu'il soit ma­niable, qu'il offre une bonne prise en main, une glisse facile et des commandes simples. La prise en main est agréable sur les ­quatre modèles, le fer de la table Philips, très léger, ayant été le plus apprécié. La forme des fers est réussie. Ils disposent tous d'un bout bien pointu qui leur permet de se faufiler partout (boutons, poignets, plissés, cols de chemises...). Nous avons ­affaire aux semelles Durilium (Calor et Rowenta) et Careeza (Philips), en aluminium émaillé. Un excellent revêtement, apprécié pour sa glisse parfaite, sa bonne conductivité et sa répartition de la chaleur, sa solidité et sa résistance aux rayures (voir notre test, LPP n° 306). En bref, des semelles de belle qualité qui glissent bien et facilitent le repassage.

Longueur des cordons

La longueur de ceux qui relient le fer au réservoir de la chaudière (1,50 à 1,86 m) est toujours suffisante pour travailler dans de bonnes con­ditions. Elle garantit une liberté de mou­vement appréciable. Les fils électriques pour brancher l'appareil à la prise de courant sont plus ou moins longs selon les modèles. Mais plus le cordon est long, mieux c'est. Vous pouvez ainsi vous installer à l'endroit qui vous convient le mieux sans avoir recours à une rallonge. Le plus court est celui de la centrale Calor : 2 m, c'est déjà pas mal, et un rangement est prévu dans le corps de l'apparei. Celui de la table Philips va jusqu'à 3,38 m, avec, en plus, un enrouleur automatique qui permet de l'escamoter ­rapidement et sans effort comme sur un aspirateur. En revanche, aucun logement n'existe sur la centrale Philips. Pour la ­table Rowenta, il prend place au même endroit que le fer à repasser.

Dossier réalisé par Véronique Biron


Mots-clés :

EQUIPEMENT DOMESTIQUE , FER A REPASSER




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