Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Vie pratique > Consommation > Entretien des sols : nettoyeur vapeur ou injecteur-extracteur

Entretien des sols : nettoyeur vapeur ou injecteur-extracteur

Entretien des sols : nettoyeur vapeur ou injecteur-extracteur
Décembre 2006
Le Particulier pratique n° 319, article complet.
Auteur : BIRON (Véronique)

Le nettoyeur vapeur... permet de nettoyer toute la maison ou presque, uniquement grâce à l'action de la vapeur. Sa brosse pour sols durs ou moquettes recueille la saleté sur une lingette. Nous avons choisi comme acteur du match le SC 1402 de Kärcher : 400 €. L'injecteur-extracteur... aspire l'eau et la poussière, et fait office de shampouineur pour moquettes et sols durs. Le mélange d'eau et de détergent est appliqué lors de la première passe, puis aspiré sans rinçage. Nous avons testé le Triathlon Wet & Dry FC 6844 de Philips : 350 €.

Dans tous les circuits de distribution d'électroménager, on trou­­ve maintenant de nom­breux modèles de nettoyeurs vapeur, du plus petit au plus gros, et jusqu'au plus sophistiqué. A l'inverse, les ­injecteurs-extracteurs sont devenus plutôt rares, sauf dans les réseaux de location de matériels, pour les opérations de “réno­vation” de ­moquettes, de tapis ou de tissus d'ameublement. Ces deux types de ma­chines ont pourtant le même usage : ­l'entretien des moquettes et des sols durs. Le premier, avec juste de l'eau du robinet transformée en vapeur ; le second, en shampouinant et en essuyant les surfaces à nettoyer en deux passes successives (diffusion du produit, puis son aspiration).

Encombrement

Le nettoyeur vapeur se compose d'un corps de chauffe (réservoir-chaudière) et d'un flexible chargé de diffuser la vapeur sous pression via les différents accessoires. A l'instar des centrales vapeur pour repassage (voir LPP n° 317), le réservoir sous pression (type Cocotte-­Minute) tend à laisser la place à une cuve plus petite et amovible, qui peut être remplie à tout moment. L'eau passe du réservoir à la chaudière avant d'être propulsée dans le flexible sous forme de vapeur. C'est le cas du Kärcher de notre match. Cette technologie a plusieurs avantages : l'appareil est allégé, et l'on peut travailler aussi longtemps que nécessaire sans se soucier de la vapeur disponible.

L'injecteur-extracteur de ce comparatif est un aspirateur d'eau et de poussiè­re doté de fonctions d'injection et ­d'extrac­tion. La cuve du Philips Triathlon Wet & Dry, qui sert à récupérer la poussière et l'eau, ­repose sur des roulettes et est surmontée d'un couvercle comportant le bloc-moteur et la pompe. En mode injection, une ­gâchette située sur la poignée du tuyau à shampoing permet d'actionner cette dernière au fur et à mesure des ­besoins. Le ­détergent se dépose sur le revêtement à nettoyer à la première passe, pour être aspiré à la seconde.

Ces deux types d'appareils sont volumineux, particulièrement le Philips. En ce qui concerne le poids, celui du nettoyeur vapeur reste relativement raisonnable (7 kg), alors que l'injecteur-extracteur pèse très lourd (12 kg

). Malgré ses roulettes, il est vite fatigant à déplacer de pièce en pièce ; lorsqu'il faut le porter pour monter un escalier, cela devient épuisant.

Polyvalence

Le nettoyeur vapeur Kärcher assure beaucoup de tâches dans une maison. Non content d'entretenir les sols, il se charge également de dégraisser et de détartrer, ­officie dans la cuisine (table de cuisson, plan de travail, évier, hotte...), dans la salle de bains (robinetterie, bac à douche, carrelage mural...), sans oublier tentures et tissus d'ameublement. Et si le cas se présente, il va même réussir à décoller le papier peint ou à nettoyer les murs avant remise en peinture. Le Triathlon de Philips sait – bien – faire le ménage (aspiration comprise), peut ­venir à bout d'une petite inondation, ­déboucher un évier ou une gouttière, voire avaler les cendres de la cheminée.

Il y a beaucoup d'accessoires dans les deux cas, polyvalence oblige. Mais ce ne sont pas les mêmes, puisque le “plus” de l'un est le dégraissage tous azimuts, et ­celui de l'autre, l'aspiration. Le nettoyeur vapeur Kärcher dispose d'une grande brosse de sol, d'une petite pour les tissus d'ameublement, d'une buse pour le ­dégraissage intensif ou l'entretien des ­endroits difficiles d'accès, et d'un lave-­vitre. Le Triathlon de Philips est vendu avec un grand suceur combiné, une brosse turbo, deux suceurs plats pour les recoins, un petit pour les tentures, une brosse ronde pour dépoussiérer les meubles, ­divers embouts à shampoing pour les tapis et moquettes, les sols durs et les tissus ­d'ameublement.

Commodité

Ces matériels sont encombrants, et les embouts et raccords nombreux ; en un mot, de prime abord, le contact n'est pas simple. Mais avec un peu d'ordre, de méthode, et en suivant les modes d'emploi, très bien conçus dans les deux cas, la mise en route n'est longue que la première fois. Ensuite, tout paraît logique, et cette opération s'effectue alors aisément. Il y a toutefois une différence entre les deux appareils en termes de commodité : parce qu'il n'a qu'un seul mode de fonctionnement (quel que soit le type d'entretien visé), le nettoyeur vapeur est beaucoup plus facile à utiliser.

Pour le Triathlon, il faut distinguer l'aspiration normale, à sec, celle de liquides, et l'injection-extraction. Quand il fait office d'aspirateur classique, rien de plus simple. Lorsqu'on veut aspirer un liquide, il faut ouvrir l'appareil, ôter le sac en ­papier et fixer, à la place, un bloc flotteur, sans omettre d'enlever le microfiltre. Quand il sert d'injecteur-extracteur, il faut en plus ajouter les deux tuyaux d'alimentation, remplacer la brosse par l'embout à shampoing et, bien sûr, remplir d'eau le ­ré­servoir. ­Repasser ensuite au mode de fonctionnement à sec nécessite de nettoyer la cuve, et d'attendre que le flexible et le tube télescopique soient bien secs à l'intérieur, c'est ­assez long. Toutes ces manipulations sont évidemment fastidieuses. De plus, il ne faut pas être trop sensible aux décibels, car ce modèle est très bruyant.

Prix

Ceux des appareils du match sont presque identiques, mais si vous avez peu de chances de trouver un injecteur-­extracteur moins cher que celui que nous avons testé, il existe de nom­breux modèles de nettoyeurs vapeur à différents prix. C'est une question de taille, de sophistication et d'accessoires.

Efficacité

Sur sols durs, les résultats sont bons, voire très bons, avec les deux appareils. Le carrelage en ressort impeccable, les taches et la ­saleté disparaissant totalement. Rapide, le nettoyeur vapeur ne laisse en plus aucune trace humide. D'autre part, l'avantage de la vapeur est, bien sûr, de ne pas nécessiter de produit d'entretien, et d'être capable d'éliminer l'encrassement dû, justement, aux passages antérieurs (et répétés) de ­détergents en tous genres. Utiliser l'injecteur-extracteur prend davantage de temps par rapport au nettoyeur, mais dans les deux cas, c'est plus efficace et moins fatigant que de passer la serpillière...

Sur moquettes et tapis, les résultats diffèrent. Le nettoyeur vapeur convient pour un entretien courant. Il redresse les fibres, ravive les couleurs, retire beaucoup de poils d'animaux (une aspiration préalable s'impose cependant). Les marques laissées par des meubles ou les piétinements répétés s'estompent, mais la machine ne vient pas à bout de taches anciennes, elle réussit seulement à enlever les plus récentes, et encore pas toutes. L'injecteur-extracteur, en agissant en profondeur et avec un produit spécifique, élimine un maximum de crasse. Il suffit pour s'en convaincre de voir la couleur de l'eau au moment de vider la cuve. Il s'avère plus efficace que le ­nettoyeur vapeur pour “rénover” une ­moquette, et fait disparaître les taches peu tenaces. Pour les autres, mieux vaut appliquer un détachant au préalable. Là encore, le travail est assez long.

Entretien

Pour le nettoyeur vapeur, il suffit de passer les lingettes à la machine. En ce qui concerne l'injecteur-extracteur, il faut ­vider, nettoyer et rincer la cuve, laver le filtre en mousse, l'embout à injection et ­l'adaptateur pour sols durs, sans oublier le tuyau à shampoing. Son entretien est donc ­incontestablement plus contraignant que celui du nettoyeur vapeur.

Et aussi

Certains critères ne jouent pas en fonction du principe, vapeur ou injection de détergent, mais dépendent simplement du modèle. Nous les étudions ci-dessous.

Autonomie

Tous deux utilisent l'eau du robinet. Le réservoir du Kärcher est petit (moins de 1 l), mais comme il se remplit au fur et à mesure des besoins, cela n'a aucune incidence sur l'autonomie de fonctionnement. La cuve du Philips contient 3 l, ce qui permet d'entretenir au moins 20 m2 de surface (tout dépend des salissures) sans la recharger. De toute façon, elle est amovible, et la remplir prend très peu de temps.

Rayon d'action

Calculé sur la longueur cumulée du fil électrique, du flexible et des tubes, il est suffisant pour ces deux modèles puisqu'il atteint 10 m pour le Kärcher (dont 6 m de cordon) et 12 m pour le Philips (8,50 m de cordon). De quoi couvrir le nettoyage de pièces de très grande superficie sans être obligé de débrancher et de rebrancher les appareils. Cela peut paraître un détail, mais à l'usage c'est très confortable. L'injecteur-extracteur dispose en plus d'un ­enrouleur automatique du ­câble, situé à l'intérieur de la carrosserie, comme dans un aspirateur.

Véronique Biron


Mots-clés :

EQUIPEMENT DOMESTIQUE , NETTOYEUR VAPEUR




Outils pratiques :

Vous aimerez aussi
Réduisez vos impôts
Un professionnel vous accompagne dans vos démarches pour défiscaliser, valoriser votre patrimoine et faire les meilleurs choix de placements

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Choix patrimoniaux

Forum bannière

 

Bannière e-Particulier