Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Vie pratique > Consommation > Fours : deux systèmes de programmation automatique

Fours : deux systèmes de programmation automatique

Fours : deux systèmes de programmation automatique
Février 2007
Le Particulier pratique n° 321, article complet.
Auteur : BIRON (Véronique)

Le four à capteurs d'humidité... ... vous décharge de toute intervention (et réflexion !). Vous sélectionnez “rôti de bœuf”, enfournez la pièce de viande sur le gradin préconisé, et vous validez. La cuisson démarre, et le four se charge de tout, jusqu'au bout. Le four accessoirisé d'une thermosonde... demande de piquer la pointe de mesure dans la pièce de viande, de la brancher sur la prise prévue dans l'enceinte, de choisir le mode de cuisson et de régler la température “à cœur” désirée. Le four effectue la mission programmée.

Comme nous l'avions constaté dans notre article consacré aux nouveaux fours en mars 2006 (voir LPP n° 311), les fonctions automatiques en matière de cuisson sont de plus en plus présentes. Surtout sur les ­appareils haut de gamme, qui vont très loin dans les ­sophis­tications pour offrir une aide “à la cuisine”. Limiter les interventions, les tâtonnements, se dispenser des conseils d'une ­recette, ce sont les principes de tous les modèles disposant de programmations semi ou tout automatiques. Et c'est sur ce point précis que nous mettons l'accent dans le match de ce mois-ci. Quelle technique nous permettra d'obtenir un rosbif saignant sans nécessiter le moindre réglage de notre part et sans qu'il y ait besoin de surveiller sa cuisson ? Pour répondre à cette question, nous avons comparé les deux procédés de pilotage de cuisson existants, la thermosonde et les capteurs d'humidité, disponibles respectivement sur le H 4641 de Miele et le DOP490 de De Dietrich, retenus comme acteurs de ce match parce que très représentatifs de ce type d'appareils : ce sont des modèles encastrables, de dimensions standard (volume d'enceinte de 50 l), avec pyrolyse, cuisson différée, grilles antibasculement, et écran d'affichage sur lequel apparaissent, dans un premier temps, les informations nécessaires à la programmation et, dans un deuxième temps, le déroulement du processus de cuisson.

Cuisson

Très beaux fours multifonctions, tous deux disposent d'une véritable chaleur tournante (résistance circulaire placée autour d'une turbine et encastrée au fond de l'enceinte). Grâce à cette résistance supplémentaire, ils offrent de nom­breux modes de cuisson : neuf pour De Dietrich (plus la basse température, un procédé très intéressant, voir LPP n° 296), quatorze pour Miele. Au menu : convection naturelle, chaleur tournante seule, combinée (chaleur tournante associée à la convection naturelle), chaleur sole, chaleur voûte, gril simple, gril double, turbo gril, maintien au chaud, décongélation... sans oublier la pyrolyse. Sur ces deux ­appareils, elle est dite “automatique” ou “intelligente”, ce qui signifie que le four va détecter le degré d'encrassement, et déterminer (seul) la durée du cycle.

Programmation

Le De Dietrich propose une programmation semi-automatique (le “guide culinaire”) pour 48 mets préprogrammés en mémoire : vous indiquez le poids de l'aliment, le four préconise la hauteur de gradin. Il ne reste qu'à enfourner. La cuisson s'effectue et s'arrête toute seule. Et surtout, il possède un programme ICS, entièrement automatique pour 12 plats courants, qui fixe la température, ainsi que le mode et la durée de cuisson, sans même que l'on ait à peser la préparation. Il conseille aussi une hauteur de cuisson : des capteurs analysent en permanence le taux d'humidité des aliments pour ajuster précisément le temps de cuisson. C'est cette fonction que nous avons retenue pour le match ; elle existe aussi en mode basse température pour six plats.

Le H 4641 de Miele, lui, propose une gamme de programmations automatiques pour la pâtisserie (via un capteur à oxygène qui ­détermine exactement la fin de cuisson) et semi-automatiques pour les autres mets : viandes, gibiers, volailles, poissons, soufflés, gratins... Pour les viandes et les volailles, il faut préciser leur poids (un poids est préenregistré, mais il ne corres­pond pas forcément à celui de votre pièce). Pour les poissons, c'est leur nombre que vous devrez indiquer (deux truites, par exemple). Ensuite, le four se charge de les cuire sans ­nécessiter la moindre intervention.

Ce four dispose aussi d'une ther­mosonde. Piquée dans la préparation (et branchée dans la prise ad hoc ­située dans l'en­cein­te), elle me­sure en permanence la “tem­­pérature à cœur”. Cet ustensile très précis sert aux viandes et aux volailles, au foie gras et à certains poissons. Il suffit de se référer au mode d'emploi pour ­­con­naître les températures recommandées ; par exem­­ple pour la viande, bleue : 45 °C ; saignante : 50-55 °C ; à point : 65-70 °C ; bien cuite : 75 °C. Vous déterminez sur l'écran la “température à cœur” souhaitée, et enfournez le plat sur le gradin préconisé. Le four s'occupe alors de tout. Cette fonction, que nous avons retenue pour le match, calcule automatiquement le temps de cuisson néces­saire suivant la température de l'enceinte, celle “à cœur” ­requise, et le déroulement de la montée ­en température.

Facilité d'emploi

On pourrait s'attendre à un parcours du combattant pour apprendre à utiliser ces types de fours ultraperfectionnés, ce qui était d'ailleurs plus ou moins le cas il y a quelques années. Aujourd'hui, il n'en est rien. Et ces deux modèles rivalisent de simplicité. Dans l'ensemble, le Miele est le plus modulable, beaucoup de fonctions pouvant être modifiées selon les besoins (des plus importantes, concernant la cuisson, jusqu'aux détails : contraste et luminosité de l'afficheur, niveau sonore, mélodie de la minuterie...). En revanche, le mode d'emploi est plus complexe que celui du De Dietrich, et il faut un peu plus de temps pour maîtriser les réglages. Les notices des deux appareils sont très complètes, bien faites. Le Miele est vendu avec un carnet de recettes.

Précision

Nous avons fait cui­re deux rosbifs de 1,20 kg dans les deux fours. Avec le programme ICS de De Dietrich, aucun préchauffage n'est nécessaire. Ce mode de cuisson s'effectue en deux étapes : une phase de recherche de plusieurs minutes (16 minutes dans ce cas) durant laquelle le four commen­ce à chauffer et va déterminer le temps de cuisson idéal ; une phase de cuisson où le four, ayant défini la durée nécessaire, va l'afficher, ainsi que l'heure de fin de cuisson et le temps restant. Il ­s'éteint ensuite tout seul et inscrit : “c'est prêt”. Deux étapes également avec la ther­mo­sonde du Miele, que nous avions réglée à 53 °C. La montée en température (“à cœur”) s'affiche pendant quelques minutes, puis laisse place au temps restant. Dès que la “tem­­pérature à cœur” est atteinte, le four s'arrête. Résultat, les deux pièces de viande sont un vrai délice : agréablement colorées, moelleuses, saignantes sans être froides ; aux extrémités un peu plus cuites mais sans excès ; même les entames demeurent appétissantes.

Nous avons relevé la “température à cœur” des rosbifs à leur sortie du four : 54 °C pour le Miele, 56 °C pour le De Dietrich. C'est parfait

Le DOP de De Dietrich a mis trente-sept minutes pour y parvenir, le H 4641 de Miele, quarante minutes.

Entretien

Rien de vraiment compliqué avec ces appareils dotés du nettoyage par pyrolyse et dont l'enceinte est revêtue d'un émail spécifique à la surface ultralisse. Pour le Miele, même les accessoires ont reçu un traitement (émaillage PerfectClean) à effet anti-adhérent, et la plaque à pâtisserie du De Dietrich est en Teflon. D'autre part, la porte du four Miele, constituée de quatre épaisseurs de verre, peut se démonter et se laver si de la buée s'est formée à l'intérieur, par exemple. Ce n'est pas extrêmement pratique, mais cela a le mérite d'exister... Bien sûr, toutes ces options ne dispensent pas d'un entretien ­régulier, principalement pour les vitres et les ustensiles. Lorsqu'ils sont trop encrassés, ils se nettoient très diffi­cilement.

Prix

Le H 4641 de Miele est très onéreux : il faut compter 2 235 € en noir et blanc, et vous ne trouverez pas, chez ce fabricant, d'appareil doté d'une thermo­son­de moins cher. Un peu plus accessible, le DOP 490 de De Dietrich coûte 1 150 € en noir et blanc ; ­cependant, s'il n'entre pas dans votre budget, vous pouvez obtenir la tech­­nologie ICS à un prix un peu inférieur sur un autre modèle (900 € en noir ou blanc), mais en renonçant à la fonction “cuisson bas­se température”.

Véronique Biron


Mots-clés :

EQUIPEMENT DOMESTIQUE , FOUR




Outils pratiques :

Vous aimerez aussi
Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Choix patrimoniaux

Forum bannière

 

Bannière e-Particulier