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Téléviseurs à écran plat : LCD ou plasma

Téléviseurs à écran plat : LCD ou plasma
Mars 2007
Le Particulier pratique n° 322, article complet.
Auteur : PRUGNARD (Ghislain)

L'écran LCD... ... maîtrisé depuis plusieurs années, il a gagné récemment en qualité d'image. C'est le seul choix pour des écrans de diagonale inférieure à 1 m et, au-delà, il reste moins cher que le plasma en Full HD. L'écran plasma... ... s'est débarrassé de ses principaux défauts (durée de vie limitée) en quelques années, pendant que son prix baissait. Il règne en maître sur les écrans plats de 42 pouces (107 cm), et au-dessus. Est-ce justifié ?

La question du choix entre un téléviseur LCD et son concurrent plasma ne se pose que si vous envisagez l'achat d'un modèle de grande taille, avec une diagonale d'écran égale ou supérieure à 107 cm (42 pouces). Au-dessous, vous n'avez pas d'autre solution que d'opter pour la version LCD. Mais 107 cm, ce n'est pas si grand... Si vous passez du format 4/3 au 16/9, l'image émise en 4/3 (ce qui est encore le cas de toutes les chaînes classiques) sera plus petite que prévue : subjectivement, un écran de diagonale 82 cm 16/9 donne l'équivalent d'une image 63 cm 4/3. Il faut savoir, cependant, qu'un 42 pouces nécessite un recul d'au moins 3 m pour être regardé dans de bonnes conditions. Seuls des programmes émis et reçus réellement en haute définition peuvent être vus de plus près. Mais ils restent encore très rares...

LCD ou plasma ? Pour illustrer ce match, nous avons sélectionné deux couples de téléviseurs comparables deux à deux : le premier réunit un Samsung LCD (PE7700) et un LG plasma (42PC1RR) de 42 pouces, à un prix un peu inférieur à 2 000 € ; le second se compose d'un Sony LCD (KDL-46X2000) et d'un Pioneer plasma (PDP-507XD) flirtant avec les 4 000 €. Ces derniers sont dotés respectivement d'un écran de 46 pouces (117 cm) et de 50 pouces (127 cm) – mais la différence de quelques centimètres, avec de telles diagonales, est beaucoup moins sensible que sur les petits écrans.

Résolution

Nos modèles de 42 pouces offrent exactement la même résolution, c'est-à-dire la compatibilité HD Ready. Les 1 366 pixels horizontaux (voir encadré "Comment ça marche" ci-contre) du Samsung lui donnent, toutefois, un avantage théorique, dans la mesure où ils correspondent au format 16/9, par rapport aux 1 024 pixels du LG. Les circuits vidéo de celui-ci doivent donc travailler pour conserver une proportion correcte de l'image. Mais, en pratique, difficile de noter une réelle différence.

Le cas est tout autre avec les téléviseurs grand format. Le LCD Sony dispose de la compatibilité Full HD, alors que pour le même prix, le plasma Pioneer se contente du HD Ready. Pour passer au plasma 50 pouces Full HD avec Pioneer, il faut payer carrément le double (près de 8 000 €)

La différence a de quoi faire réfléchir au moment de l'achat, surtout si l'on prévoit de s'offrir les sources réellement compatibles Full HD (disques DVD Blu-Ray et HD-DVD).

Contraste-luminosité

L'avantage va aux deux plasmas en ce qui concerne la luminosité, avec un résultat de plus du double. Les mesures de rapport de contraste se révèlent plus proches entre les deux technologies, en particulier avec l'excellente valeur du LCD Samsung. En pratique, les plasmas conservent leur supériorité, car ils sont capables d'afficher des noirs vraiment noirs, avec des dégradés dans les arrière-plans plus précis et plus détaillés. C'est flagrant ici avec le Pioneer, bien que le Sony réalise des prouesses en LCD au point de ne pas sembler pénalisé, au moins sur des sources conventionnelles.

Pour les deux modèles de 42 pouces, les différences s'avèrent moins sensibles, mais le LG présente tout de même un modelé d'image meilleur que le Samsung, notamment sur des sources de qualité moyenne.

Angle de vision

Malgré les progrès obtenus sur les dernières générations de LCD, les deux plasmas, LG et Pioneer, dominent nettement leurs concurrents dès lors que l'on sort sensiblement de l'axe frontal de vision des écrans. Sur le Samsung comme sur le Sony, la directivité se traduit par une légère variation des couleurs, puis, au fur et à mesure que l'on augmente l'angle de vision, par un éclaircissement de plus en plus prononcé. Dommage quand on veut regarder la télévision à plusieurs

Cette caractéristique est très facile à mettre en évidence, sur chaque modèle, dans le magasin. N'oubliez pas de vérifier également la directivité verticale, parfois plus marquée que l'horizontale. C'est gênant lorsqu'un spectateur se tient bien assis, et l'autre allongé...

Mouvements

Qu'il s'agisse du couple LG-Samsung ou Pioneer-Sony, la fluidité des images est correcte, et les éventuels effets d'escalier sur les diagonales sont vraiment minimes. En fait, ici, le choix entre LCD et plasma joue peu, ce sont les circuits vidéo qui effectuent le plus gros du travail, et force est de constater qu'aujourd'hui tous les grands constructeurs maîtrisent bien ces problèmes. Mention particulière, tout de même, pour les Pioneer et Sony, qui sont tout à fait remarquables sur ce point.

Reflets

Rien de plus agaçant que les reflets sur un écran. La planéité des nouveaux téléviseurs a considérablement réduit ce désagrément. Mais les plasmas, qu'il s'agisse ici du LG ou du Pioneer, malgré un traitement antireflet, n'en sont pas totalement exempts, surtout si des spots sont allumés à proximité. Les écrans LCD rigoureusement mats des Samsung et Sony, eux, sont parfaits. C'est ce qui fait dire à certains que les plasmas sont à réserver aux pièces sombres, sans éclairage direct. Sans aller aussi loin, il est vrai que les LCD supportent mieux la lumière du jour d'une fenêtre proche.

Marquage

Le marquage se traduit par l'inscription progressive sur l'écran, et comme en filigrane, des affichages demeurant longtemps fixes. En pratique, ce sera le logo d'une chaîne régulièrement regardée, ou encore les barres latérales du format 4/3 souvent utilisé sur un 16/9. Les téléviseurs modernes possèdent des systèmes pour lutter contre cet inconvénient (l'image se décale en permanence, automatiquement et imperceptiblement, de quelques pixels). Les plasmas restent plus sensibles à ce phénomène que les LCD. Mais, tant sur le LG que sur le Pioneer, nous ne l'avons pas constaté, même en laissant les appareils allumés plus de trois jours consécutifs sur la même chaîne (en l'occurrence LCI)

Consommation

Le LCD présente un net avantage par rapport au plasma en ce qui concerne la consommation d'énergie. Ainsi, le Samsung est trois fois moins "énergivore" que le LG. De même, le Sony dépasse de peu les 100 W, quand le Pioneer en demande près de 350. À chacun de juger si cela est un élément décisif dans son choix, sachant qu'un téléviseur ne fait pas partie des appareils électriques de la maison les plus gourmands, dans l'absolu.

Et aussi

Le poids

Ce n'est plus un problème, même si vous souhaitez fixer ces écrans plats au mur. Désormais, LCD et plasma font presque jeu égal sur ce plan ; par exemple, le Pioneer ne dépasse pas les 35 kg, tandis que le Sony atteint un peu plus de 39 kg en comptant son pied. Dans la gamme des 42 pouces, le Samsung s'avère un peu moins lourd que le LG, mais la différence n'est pas vraiment significative.

La durée de vie

Sur ce point aussi, on peut renvoyer dos à dos les deux technologies. Leur longévité est devenue quasi similaire – contrairement à une idée reçue sur les plasmas selon laquelle ils seraient plus fragiles. Sauf panne exceptionnelle sur tel ou tel appareil, il y a fort à parier que vous changerez de téléviseur avant même d'avoir à le réparer. Opération de toute façon aussi onéreuse, si ce n'est plus, que le rachat d'un autre écran.

Le son

Il est affaire de particularité de tel ou tel modèle, et pas de technologie. Ici, les LG et Samsung sont assez décevants par rapport au Pioneer et, surtout, au Sony – ce dernier est excellent. Obtenir un son de qualité est encore plus problématique avec les téléviseurs à écran plat puisque, par principe, il n'y a plus de coffret servant d'enceinte aux haut-parleurs. En revanche, il est maintenant très simple – et peu coûteux – d'envisager l'ajout de haut-parleurs indépendants ; tous les modèles offrent cette possibilité.

Le disque dur

Parmi les téléviseurs que nous avons testés, le LG intègre, en prime, un disque dur de 80 GO de capacité qui en fait également un enregistreur audio-vidéo d'une très grande facilité d'utilisation. Grâce au double tuner associé, en pressant une simple touche de télécommande, on peut, par exemple, revenir instantanément quelques minutes en arrière dans l'émission que l'on regarde. C'est génial lorsqu'on est dérangé par un coup de téléphone ou si l'on souhaite revoir en détail une action sportive

La connectique

Il est nécessaire que coexistent la prise de péritélévision bien connue et son homologue numérique et compatible HD, la HDMI. Il en faut au moins deux pour utiliser simultanément un lecteur de DVD et un récepteur TV HD (câble, satellite, TNT ou ADSL). à vous, ensuite, de juger de l'intérêt, ou non, d'un lecteur de cartes mémoire (pour lire directement vos photos numériques), d'une prise USB (pour y brancher un disque dur contenant des fichiers numériques audio-vidéo) ou d'une prise de sortie pour une imprimante, vous permettant de visionner et d'imprimer vos plus belles photos sans le secours d'un ordinateur... autant d'éléments qui transforment un téléviseur moderne en véritable centre de contrôle de la chaîne audio-vidéo.

Ghislain Prugnard


Mots-clés :

MATERIEL AUDIOVISUEL , TELEVISEUR , TELEVISION




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