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Guide d'achat : les chaudières à bois

Guide d'achat : les chaudières à bois
Mars 2007
Le Particulier pratique n° 322, article complet.
Auteur : LABEY (Pierre)

Une chaudière à bois peut alimenter un ­réseau de chauffage central, comme n'importe quelle chaudière à fioul, à gaz... Pour s'en équiper, mieux vaut réunir deux conditions : vivre en maison individuelle et dans une région forestière où le bois, qu'il s'agisse de ­bûches, de plaquettes ou de granulés (pellets), est à bon prix (voir notre rubrique “Comprendre le marché”, LPP n° 321).

Car pour que le bois soit un combustible compétitif, il faut qu'il soit produit localement. ­Autre avantage, son prix ne dérape pas en fonction des fluctuations de l'économie internationale. Le coût du kilowattheure bois se situe, ­aujourd'hui, entre 0,03 et 0,05 €, quand ­celui du gaz naturel est à 0,05 €, du fioul à 0,06 €, de l'électricité et du GPL autour de 0,10 €. D'ici à 2010, sa production devrait doubler, d'après l'Itebe (Ins­titut technique européen du bois énergie, nouvellement promu Association internationale des professionnels et usagers des bioénergies). Le seul bois français peut fournir de l'énergie à deux millions de logements.

Comme tous les appareils de chauffage utilisant des énergies renouvelables, une chaudière à bois ouvre droit à un crédit d'impôt de 50 % du prix du matériel en résidence principale, ce jusqu'en 2010. La TVA à taux réduit, 5,50 %, s'applique sur tous les travaux d'amélioration du chauffage en résidence principale, locative ou secondaire.

Toutefois, pour avoir droit au crédit d'impôt, la chaudière doit répondre aux spécifications du label Flamme verte, c'est-à-dire présenter un rendement supérieur à 65 % et ne pas dépasser certains taux d'émissions en gaz polluants, en CO2 et de poussières. Les appareils ne portent pas obligatoirement ce logo, mais doivent satisfaire à ses exigences, preuves à l'appui (laboratoires indépendants agréés). Si pour un poêle, un rendement de 65 % n'est pas facile à obtenir, les chaudières atteignent aisément les 70 %, et même les 90 % pour les plus performantes.

Chaudières à bûches classiques, à alimenter deux fois par jour

Les chaudières à bûches ont bien évolué. Elles possèdent un grand foyer, souvent en fonte, doté de multiples carneaux qui allongent le parcours des ­fumées et récupèrent ainsi le maximum d'énergie. Une arrivée réglable d'air secondaire sert à optimiser le rendement. Les modèles les plus récents utilisent le principe de la combustion inversée, qui permet au rendement de dépasser les 75 %. Selon les matériels, le chargement s'effectue avec des ­bûches de 22, 33 ou 50 cm (couper soi-même le bois fait chuter son prix). L'autonomie varie de huit à douze heures, mais avec un système de ballon tampon de grande capacité qui stocke l'eau chaude produite, et de vanne mélangeuse, vous pouvez vous ­accorder une grasse matinée.

En ce qui concerne l'entretien, vider ­manuellement les cendres s'avère nécessaire presque tous les jours ; les emplacements des entrées d'air primaire et secondaire réclament un soin particulier. De plus, comme pour toutes les chaudières, un ramonage (par le haut de préférence) ­s'impose au moins une fois l'an.

A bûches sans flamme, avec magasin intégré

Les modèles à gazéi­fi­cation sont rares (énergie 79, Viessmann...), mais le principe est intéressant, car le foyer de la chaudière se subdi­vi­­se en plusieurs zones de chauffe qui font brûler le bois, puis les ­fumées, de 250 à 1 200 °C sans flamme. Le rendement ­atteint 80 %. Cependant, grâce à des tech­niques novatrices, comme le foyer en céramique de Viessmann, il peut ­aller jusqu'à 92 %, régulé par une combustion modu­lable. Là encore, ­un ballon d'eau chaude tampon vient accroître l'autonomie initiale de dix à douze heures. Mais surtout, et c'est un grand avantage au quotidien, certains de ces modèles à gazéification (Atlantic, par exemple) disposent d'un magasin à bûches intégré qui permet d'espacer les approvisionnements et alimente le foyer en fonction des besoins.

Avec les granulés, le chargement automatique

Stocker les bûches, les recouper, les refendre et les transporter chaque jour jusqu'à la chaudière... une corvée à ­laquelle on échappe si l'on opte pour un ­appareil à granulés (ou pellets). En effet, ces derniers s'entreposent dans un local ou un réservoir et alimentent automatiquement l'appareil. Le rendement dépasse 80 %, et souvent 90 % (jusqu'à 95 %, comme les modèles à fioul ou à gaz sans condensation). Comptez ­environ 8 m3 pour une saison. Mieux, les cendres sont évacuées au fur et à mesure dans un cendrier, qu'il suffit de vider toutes les semaines. En revanche, il faut contrôler quotidiennement la propreté des arrivées d'air (pas de cendres devant), et effectuer chaque mois un nettoyage complet de l'échangeur, avec grattage du brûleur. Le combustible peut être stocké dans un réservoir attenant ou un silo souple, voire maçonné, et alimenter la chaudière par une vis sans fin ou un système d'aspiration (qui peut, par exemple, passer par des combles non aménagés) si les deux ­emplacements ne sont pas contigus. Il existe également des silos en matière synthétique à enterrer dans le jardin. Ils doivent être ventilés pour permettre aux poussières de s'échapper à l'extérieur lors du remplissage, et éviter l'humidification. Par souci d'économie, faites-vous ­livrer, par camion-citerne, une fois l'an.

Pierre Labeÿ


Mots-clés :

BOIS , CHAUDIERE , CHAUFFAGE , CHAUFFAGE INDIVIDUEL , EQUIPEMENT DOMESTIQUE




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