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Copropriété : des frais de relance illégaux et rémunérateurs

Copropriété : des frais de relance illégaux et rémunérateurs
Juin 2007
Le Particulier n° 1014, article complet.

Lorsqu'un copropriétaire ne paie pas ses charges, ou s'il les paie en retard, la loi permet désormais de lui facturer la plupart des frais de relance que cela génère.

Cependant, cette mesure, prise dans l'intérêt des copropriétaires bons payeurs, constitue pour certains syndics une source de profits faciles, car ils n'hésitent pas à taxer de la même façon simples étourdis et débiteurs chroniques.

La loi est désormais plus précise.

Pendant longtemps, seuls les frais "nécessaires" à la récupération d'un impayé pouvaient être facturés au copropriétaire défaillant. La jurisprudence en a, au fil du temps, fixé la liste (frais de mise en demeure, de relance, de prise d'hypothèque ; émolument des huissiers de justice, etc.), avant que celle-ci ne soit officialisée en 2006 (nouvel art. 10-1 de la loi du 10.7.65). Pourtant, il est encore fréquent de voir des syndics facturer au copropriétaire étourdi une simple lettre de première relance. Or, selon la loi, "seuls peuvent être facturés les frais à compter de la mise en demeure, qui se fait par lettre recommandée avec avis de réception", explique Nadia Guebli, de l'Association des responsables de copropriété (ARC).

Les frais abusifs peuvent se retrouver à la charge de la copropriété.

Les frais de relance sont prévus dans le contrat du professionnel à la rubrique "prestations particulières", jusqu'à 30 € pour une mise en demeure, et 20 € pour lettre de relance. D'où un zèle parfois suspect du syndic, qui gonfle ainsi sa rémunération : "Une mise en demeure et une seule lettre de relance suffisent amplement, ce n'est pas la peine d'en envoyer cinq. D'autant que, si le copropriétaire saisit les tribunaux, le juge pourra le dispenser de payer les frais que la loi ne met pas à sa charge, ou résultant d'un acharnement abusif du syndic", avertit David Rodrigues, juriste à l'association Consommation logement et cadre de vie (CLCV). Des frais qui, dans ce cas, se retrouveront à la charge de la copropriété. Pour éviter cette situation, la solution peut être d'insérer dans le règlement de copropriété un "protocole de recouvrement" encadrant l'action du syndic (voir p 90 de notre Guide du copropriétaire, n° 1011b, de 2007).


Mots-clés :

CHARGE DE COPROPRIETE , COPROPRIETE , IMPAYE , SYNDIC DE COPROPRIETE




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