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Guide d'achat : les baignoires, un bain en meilleure forme

Février 2009
Le Particulier pratique n° 343, article complet.
Auteur : BARRON (Edwige)

Le marché de la baignoire maintient son cap, malgré le succès toujours plus affirmé de la douche, présente dans la seconde salle de bains, celle des enfants ou de la chambre d'amis.

C'est une baignoire théâtralisée, mise en scène, dans une salle de bains devenue lieu de ressourcement. Une pièce où règnent les créations de designers, comme Starck (Duravit), ou de grandes signatures italiennes (Agape et Vitra). Les collections sont présentées un an sur deux au salon Idéo Bain en France (du 9 au 14 février 2010 à Paris-Porte de Versailles) et, entre-temps, en Allemagne, à Francfort. La salle de bains est ainsi un poste important, le deuxième du budget de rénovation de l'habitat, après celui de la peinture-papier peint.

Parmi les 720 000 exemplaires achetés chaque année, l'acrylique représente deux tiers des ventes, la fonte seulement 20 000 unités. Quant à l'acier, synonyme, chez nous, de très bas de gamme, bruyant quand l'eau coule et de forme peu imaginative, il est exclusivement installé par les promoteurs dans les constructions neuves. Ce niveau de qualité minimal constitue tout de même 30 % du marché.

Les prix s'étagent globalement de 90 à 12 000 €, culminant avec des collections très design ou, à l'inverse, très traditionnelles. Mais nos achats se situent surtout entre 300 et 2 000 €. Matériaux, formes et style expliquent ces écarts. Notez que tous les prix mentionnés dans cet article sont hors taxe et donnés pour une baignoire seule.

Toutes les grandes marques ont leur petit prix, mais sans grand confort...

Il faut parfois insister dans les magasins pour que vous soient présentés les modèles d'entrée de gamme, facturés moins de 300 €. L'acier, encore moins cher, y est absent, même en grandes surfaces de bricolage (pourtant, une marque comme Roca en fabrique). On vous montrera donc une baignoire en acrylique, toute simple, sans barre d'appui intégrée ni supports

intérieurs pour reposer vos bras. Ce matériau ni très rigide ni très épais est sonore (on place en dessous un kit d'insonorisation pour atténuer le bruit). La baignoire est basse (42 cm) avec des parois très en pente, de faible contenance, car ainsi on taille davantage d'unités dans une plaque en acrylique. Résultat, vous n'aurez pas de l'eau jusqu'aux épaules.

Ces baignoires doivent être posées avec soin, sinon elles se déforment. N'étant pas autoportantes, elles s'installent sur des tasseaux de bois fixés aux murs. En effet, les plaques en acrylique de belle qualité mesurent entre 3,50 et 4 mm d'épaisseur, tandis que dans les premiers prix, c'est du 2 mm doublé de 3 mm de fibre de verre. Et la surface, qui se raie beaucoup plus facilement qu'en qualité supérieure, n'est pas très esthétique. Il s'agit souvent d'acrylique coextrudé (on le coule sous pression), une matière où des microporosités peuvent subsister. En version de meilleure facture, on procède par thermoformage : le polymère est coulé entre deux plaques de verre, moule et contre-moule, ce qui donne une étanchéité parfaite.

Dans le milieu de gamme, des baignoires plus confortables, mais très classiques

Dans cette catégorie, la forme rectangulaire domine (dimensions standard 170 x 75 cm), plus fonctionnelle qu'esthétique. Seuls quelques rares modèles atteignent 180 x 80 cm (Lotus de Nabis à 487 €). Ici, pas de versions ovales, de galets, ni, a fortiori, de tablier déco – panneau d'habillage rectangulaire ou avoïde qui masque la tuyauterie, les pieds et la cuve, en évitant des travaux de maçonnerie. Lorsqu'il faut en poser un sur les quatre côtés (dit alors “périmétral”), le prix augmente de 50 %.

C'est seulement entre 500 et 600 € que vous pouvez espérer de petits accessoires en plus – des poignées en inox intégrées, un appui-tête à coussin, de vrais accoudoirs (Odéon up de Jacob Delafon, qui va sortir fin 2009, 540 €) – ou des lignes plus actuelles, droites, pures, élancées, comme la Vythos de Roca (170 x 80 cm, 650 €).

Le haut de gamme ouvre la voie aux configurations atypiques

Plus la forme est audacieuse, plus le prix est élevé, car le modèle ne relève plus alors de la grande série. Une baignoire à 10 000 € se vend en moins de 100 exemplaires, une à 200 € sera tirée à... 20 000 unités par an. De quoi amortir le moule. à partir de 700-800 €, vous trouverez un bain-douche qui comporte une partie plus large et antidérapante pour se doucher à l'aise (plusieurs modèles de Jacob Delafon), et toute la gamme des baignoires d'angle confortables, dotées d'une assise. Signalons aussi dans cette tranche de prix deux versions très zen, qui correspondent à l'esthétique d'aujourd'hui : Evok de Jacob Delafon et Métaphore d'Allia. Cette dernière collection peut être habillée de panneaux de wengé ou de chêne, à condition de lui adjoindre un châssis métallique. Mais là, on passe dans le haut de gamme ; les prix sautent de 784 € le modèle sans châssis à 1 076 € avec, et le nombre de tabliers accroît encore le montant de la facture de 381 à 1 180 €, soit un total entre 1 500 et 2 000 €.

Le très haut de gamme, souvent en îlot, offre des matériaux d'aspect plus soyeux

Deux matériaux s'imposent : l'acrylique de bonne qualité (4 mm, et même 4,50 mm chez le suisse Laufen, qui fabrique des modèles dessinés par Alessi) et des ­résines ­composites, essentiellement le Quaryl (Villeroy & Boch) et le Marbrex (Allia). Ces résines, auxquelles on ajoute des charges minérales, quartz ou marbre, pèsent un peu plus lourd, mais donnent l'impression d'une matière noble, et non de plastique. Preuve de leur résistance et de leur rigidité, ces baignoires sont autoportantes (Pamela 2 d'Allia, 180 x 80 cm, poignées en option, 1 361 €).

Confort et audace

Des accoudoirs, une assise et un cale-pied moulés dans la cuve (Maxima de Jacob Delafon, à partir de 1 033 €) apportent du confort, mais ce type de sophistication induit une esthétique un peu datée qui ne plaît pas à tout le monde, la mode actuelle étant, au contraire, au style dépouillé. Les dimensions augmentent, avec des versions pour se baigner à deux : Duetto de Selles (à encastrer, 190 x 90 cm, 1 030 €); Dreaming d'Allia (180 x 85 cm, 1132 €). Certains modèles de ce fabricant peuvent être habillés de panneaux imitant le wengé, très bien finis, dessinés par Citterio. Il est possible de les installer avec une robinetterie située sur une colonne disjointe, ou même en îlot central, signe distinctif du haut de gamme. Une disposition à choisir en connaissance de cause : on ne peut rien mettre sur le rebord de la baignoire ; aussi, dans les show-rooms, conseille-t-on de plus en plus souvent l'ajout de quelques marches dotées d'une rampe, ce qui facilite l'accès et permet de poser shampoings et savons.

Les formes se font également plus audacieuses : extralarges, carrées, ovoïdes, comme la Portofino de Duscholux (1 465 €). Les dimensions deviennent plus atypiques. Si vous désirez flotter dans votre baignoire, c'est dans cette gamme qu'il faut piocher :la Bora Bora (190 x 120 cm, 1 080 €) ou la Thalassa (185 x 110 cm, 1 237 €) de Roca ; l'Ephèse (180 x 120 cm, 1 320 €) ou la Rubens, ronde avec un siège (160 cm de diamètre, 1 440 €) de Jacob Delafon ; l'Utopia d'Allia, à la ligne étonnante (190 x 92 cm, 1 152 €).

Le règne de l'exceptionnel

Au-dessus de 1 500 € et jusqu'à... 10 000 ou 12 000 €, on entre dans l'univers des grands noms du design. Starck travaille, depuis 2002, les collections de Duravit ; Patricia Urquiola réussit de sublimes créations pour Agape (boutique B'bath) ; Antonio Citterio intervient chez Allia, pour la célèbre Casting, un modèle très “baignoire de star” (7 490 €). Quelquefois, ce sont de véritables petites piscines à débordement (Duravit). Il n'y a plus de limites ni dans les matériaux luxueux – modèle en cuivre chaudronné à l'ancienne, doublé de nickel (Clotilde de MPJ, à partir de 21 000 €, vendue par JCD) – ni dans les formes, totalement inédites. Ainsi, la baignoire prend des airs de chaise longue en verre sécurit et Corian (Le cob de Westone Bathrooms, à partir de 8 000 €), s'encastre dans une estrade, de laquelle elle affleure juste (Kos, marque vendue par JCD), ou se rappproche du bain japonais (Blue Moon de Duravit, à partir de 4 500 €).

Certaines savent aussi être pratiques, comme les modèles à tiroirs intégrés (B'bath), en îlot, avec des étagères dessous (9 450 €), ou la Moments d'Ideal Standard avec des niches de rangement en finition hêtre (4 000 €).

Edwige Barron


Mots-clés :

BAIGNOIRE , EQUIPEMENT DOMESTIQUE , SALLE DE BAINS




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