Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Vie pratique > Consommation > Machines à expressos : système captif ou universel

Machines à expressos : système captif ou universel

Décembre 2008
Le Particulier pratique n° 341, article complet.
Auteur : BIRON (Véronique)

Les “captives” ne fonctionnent qu'avec des dosettes de café spécifiques à la marque de l'appareil ou au système d'extraction. Les “universelles” acceptent diverses marques de café, sous différentes formes : en grains, moulu ou en dosettes souples.

Les cafetières à expressos traditionnelles fonctionnant avec du café moulu tassé dans un filtre sont de plus en plus concurrencées par des machines à dosettes, plus simples d'utilisation. Nous avons eu l'occasion de tester ces divers matériels (LPP n° 308 et n° 320) ; aujourd'hui, nous nous intéressons à ce qui différencie ces deux procédés.

Faire un expresso, un vrai, fort en goût et long en bouche, avec juste ce qu'il faut de mousse dessus, implique, dans tous les cas, d'avoir une machine disposant d'une pompe d'au moins 15 bars pour chauffer l'eau et la mettre sous pression. Toutes les cafetières à expressos – “captives” ou non –, y compris celles dites Nespresso, ­commercialisées en France sous diverses marques (Krups, De'Longhi, Magimix, Miele, Siemens et Nespresso), répondent à ce critère. Quel est le meilleur système ?

Facilité d'utilisation

La simplicité est le mot d'ordre des machines “captives” : aucune manipulation du café, un temps de préchauffage et d'extraction très court, et des capsules qui s'éjectent automatiquement. C'est agréable dès la première fois, d'autant que la mise en place des dosettes est toujours facile. L'entretien, compte tenu du système de capsules, s'avère aussi des plus simples. Il consiste à vider et à nettoyer réservoir à capsules usagées et collecteur d'eau.

Pour les machines “universelles”, tout dépend de l'appareil. Avec les versions automatiques, il suffit d'appuyer sur une touche pour que soit servie la préparation désirée. Le café tombe tout seul dans le filtre, et le marc s'éjecte ensuite à son tour. Celles à broyeur intégré présentent l'avantage de produire une mouture sur mesure fraîchement moulue pour un “petit noir” plus riche en arômes. Bien sûr, il faut remplir les réservoirs, et entretenir un minimum les pièces qui sont en contact avec le café, ainsi que le collecteur de marc, mais c'est quand même très confortable 

Les modèles non automatiques, eux, fonctionnent avec un porte-filtre amovible, ce qui est plus contraignant puisqu'il faut doser la mouture, la tasser, fixer le porte-filtre, vider le marc, puis nettoyer l'ensemble... à moins d'avoir recours à des dosettes souples, à ­placer simplement dans le porte-filtre. Cette dernière option est un compromis tentant, mais les tests sont unanimes : les résultats gustatifs ne sont pas à la hauteur. Seules les dosettes ESE (Easy Serving Espresso), dont la mouture est plus tassée, sortent du lot. Elles sont aussi beaucoup plus chères (5,35 € les 18 sous la marque Illy en grande surface). Mieux vaut donc s'en tenir, pour cette catégorie d'appareils, au café moulu.

Prix des machines

Qu'importe le système, il existe des machines à tous les prix. Tout dépend des sophistications : certaines ont une buse vapeur, une buse eau chaude, un range-tasses, un chauffe-tasses... En ce qui concerne les cafetières à expressos “universelles”, les plus simples coûtent moins de 100 €, alors que celles intégrant un broyeur de café en grains atteignent allégrement les 600-700 €.

Si l'on prend l'exemple des fameuses Nespresso, les moins chères valent 120 €, les plus onéreuses 1 749 € (modèle Miele encastrable dans un meuble de cuisine) 

Pour un résultat gustatif équivalent, la différence portant sur la qualité des matériaux, l'esthétisme et les perfectionnements.

Prix du café

La tasse peut revenir six fois plus chère selon que l'on privilégie le café en grains, moulu, les dosettes souples “universelles” ou les dosettes spécifiques Malongo, Lavazza ou Nespresso.

Le café moulu (pur arabica) coûte de 2 à 3,50 € le paquet de 250 g en grande surface suivant les marques, soit de 8 à 14 €/kg en moyenne. Ou, sur la base de 7 g de café par expresso, de 0,05 à 0,10 € la tasse (sachant que 250 g permettent d'en faire environ 35).

Le café en grains (pur arabica), dont il faut noter que le choix est de plus en plus restreint dans le ­commerce, vaut environ 13 €/kg, soit 0,09 € la tasse. Il est plus cher quand on recherche certaines variétés spécifiques (de 13 à 18 €/kg pour les crus Lavazza, par exemple). Les dosettes souples, qui conviennent à toutes les marques de cafetières, et aussi bien aux machines à dosettes qu'à celles à expressos, reviennent à environ 0,12 € la tasse (de 2 à 2,40 € les 18), mais nous l'avons dit plus haut, le résultat gustatif se révèle médiocre.

Pour les systèmes “captifs”, c'est plus simple. Une (très bonne) capsule Nespresso vaut 0,31 € pour un expresso ; chez Lavazza, selon la variété de café, il en coûte de 0,27 à 0,32 € pour un (très bon également) expresso ; les goûteuses dosettes 1,2,3 Spresso de Malongo se vendent 3,11 € les 12, soit un expresso à 0,25 €. De 0,05 à 0,32 € la tasse : la simplicité d'utilisation de ces systèmes et le plaisir de déguster un excellent café se paient au prix fort. Et le recyclage des capsules n'est pas toujours assuré.

Choix des appareils

L'offre est beaucoup plus importante pour les machines qui acceptent dosettes et café moulu, voire café en grains, que pour les appareils “captifs”. D'autant que dans la première catégorie, à côté des cafetières consacrées uniquement à l'expresso, on en trouve qui panachent expresso et café filtre. Bref, le choix est vaste, aussi bien en magasin que sur les sites de cybermarchands, qui laissent parfois le choix entre près de 150 à 200 modèles.

Le plus développé des systèmes “captifs” est, sans conteste, Nespresso, qui référence une cinquantaine de machines sous six marques : Krups, Magimix, Siemens, De'Longhi, Nespresso et Miele. Cinquante, c'est beaucoup, mais plusieurs modèles sont identiques, seule l'appellation change. En réalité, il existe une dizaine d'appareils différents, et ce seulement dans leur présentation et leurs options, car toutes les Nespresso ont en commun l'essentiel : systèmes de chauffe, de régulation de la température de l'eau, d'extraction du café et d'éjection des fameuses capsules en aluminium dédiées à la marque. En fait, tous les modèles sont fabriqués pour Nestlé, et son procédé Nespresso, dans la même usine en Suisse...

Autres systèmes “captifs”, celui de Malongo, avec sa Oh Expresso et les dosettes 1,2,3 Spresso ; celui de Lavazza (une dizaine de machines), pour les gammes Lavazza Blue et Espresso Point ; celui de Saeco, pour les deux modèles A Modo Mio (capsules Lavazza).

Choix du café

Pour les machines “universelles”, si l'on fait appel à un torréfacteur, si l'on se rend dans une brûlerie ou si l'on traque les magasins spécialisés dans le café, on peut acheter une grande variété de crus de toutes provenances. En revanche, dès lors que l'on se contente du choix disponible en grande surface (café moulu, en grains, dosettes), il y a finalement peu de différences avec celui offert par les capsules (ou dosettes) Nespresso, Malongo ou Lavazza. Dans le premier cas, beaucoup de marques et de produits, mais souvent des goûts assez proches. Dans le second, une offre plus ciblée, mais suffisamment typée et importante pour être sûr d'y trouver une variété qui plaise.

Véronique Biron


Mots-clés :

CAFE , CAFETIERE , EQUIPEMENT DOMESTIQUE




Outils pratiques :

Vous aimerez aussi
Bien choisir votre assurance vie
Un expert vous accompagne pour optimiser votre fiscalité, anticiper la transmission de votre patrimoine et préparer votre retraite

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Choix patrimoniaux

Forum bannière

 

Bannière e-Particulier