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Appareil photo numérique, bridge ou reflex

Appareil photo numérique, bridge ou reflex
Juin 2008
Le Particulier pratique n° 336, article complet.
Auteur : LABEY (Pierre)

Comme son nom – qui vient de l'anglais – l'indique, un bridge est un pont entre les compacts et les reflex. Il a certaines qualités de ces deux types d'appareils, mais aussi certains de leurs défauts.

Le bridge : “tout en un” doté de bonnes performances, offre une certaine compacité et une relative légèreté. On peut facilement l'emporter partout, pour les photos de famille ou de voyage.

$ Le reflex : à visée optique au travers de l'objectif (via miroirs et prismes), est équipé d'objectifs interchangeables grâce à une bague propre à la marque (qui les rend compatibles avec les prédécesseurs).

Encombrement

Un compact, muni d'un zoom 3 x ou 5 x, se glisse dans la poche intérieure d'une veste. Ce n'est pas le cas d'un bridge, qui nécessite une bandoulière ou un petit sac, mais aucun accessoire, mis à part une éventuelle carte mémoire de rechange : c'est un “tout en un”. Pour le reflex, il faut prévoir un sac cloisonné où ranger les optiques et les accessoires (flash, cartes mémoires, voire pied, filtres...). Certains utilisateurs allègent le fardeau en optant pour un zoom trans-standard, qui fait presque tout, mais les passionnés se transforment vite en baudets, chargés d'un gros sac à dos.

Visée

Dans un reflex, la visée optique s'effectue à travers l'objectif, via un système de prismes et de miroirs (celui qui est derrière l'objectif se rabat lors du déclenchement de la prise de vue). Un verre de visée intercalé permet de faire une mise au point très précise. Sur la plupart des appareils, l'écran LCD (de 2,50'' de diagonale, voire 3'' dans le haut de gamme) ne sert qu'à visionner les clichés et à programmer les divers réglages. Il est donc éteint durant les prises de vue (ce qui est avantageux pour les batteries, car c'est un gros consommateur d'énergie). Seuls quelques nouveaux modèles donnent la possibilité de s'en servir comme viseur : intéressant uniquement lorsqu'il s'agit de contourner une foule de têtes lors de la visite d'un monument ou d'une rencontre sportive.

Sur le bridge, c'est souvent l'écran (de 2'' ou 2,50'' de diagonale), quelquefois orientable, qui est utilisé comme viseur : pas très bon pour obtenir des cadrages bien horizontaux, comme sur les compacts. Le vrai viseur est un petit écran électronique (LCD) qui a l'avantage de limiter la consommation d'énergie (on garde alors le grand écran éteint). S'il facilite le cadrage, il aide peu à la vérification de la mise au point, car sa résolution n'est pas extraordinaire.

Optiques

Sur les bridges, les fabricants n'ont pas lésiné. Selon les modèles, la variation optique va de 10 x à 18 x, soit 38-380 mm à 28-504 mm en focale équivalente format 24 x 36. Ces appareils sont également très performants en ce qui concerne l'ouverture maximale de l'objectif – qui permet, par exemple, de faire des photos en basse lumière –, puisqu'ils vont de f: 3,5-3,7 pour le Fuji FinePix S5800 à f: 2,8-3,1 pour le Panasonic Lumix DMC-FZ18 (zoom 18 x

). Et certains disposent d'un stabilisateur d'image optique (les modèles à stabilisateur numérique sont moins bons et amputent légèrement l'image).

Les objectifs d'un reflex étant interchangeables, on peut opter pour l'achat d'un boîtier nu et d'un zoom ultralumineux qui ouvre à f: 2,8, mais le prix s'en ressent. Cependant, les fabricants proposent des kits abordables avec le boîtier et son zoom trans-standard, 18-55 mm, voire 18-70 mm (toujours en équivalent 24 x 36), ouvrant à f: 3,5-5,6. Du tout-venant, certes, mais avec un traitement des aberrations optiques ou colorimétriques supérieur à celui d'un bridge. Mieux vaut choisir un boîtier et un zoom de la même marque. Sachez que Pentax et Samsung utilisent la même monture, que les objectifs Minolta sont compatibles avec un Sony, et que Panasonic admet certaines optiques Leica... Seul le haut de gamme, comme le Canon EOS 40D, le Sony α DSLR-A700K ou le Nikon D300, se vend boîtier nu. Mais cette catégorie mérite une optique de compétition.

Capteur

Le CCD (dispositif à couplage de charges) et le CMOS (détecteur semi-conducteur), qui transforment les images optiques reçues en fichiers numériques, ont généralement un format DX de 1,50 x. C'est pour cette raison qu'il faut multiplier la focale réelle pour avoir son équivalent en format 24 x 36. Seuls le Canon EOS 5D et le Nikon D3 sont dotés d'un capteur plein format, en outre très séduisant pour les adeptes, professionnels ou amateurs, de l'argentique très équipés. Mais ces appareils sont hors de prix : 3 000 € et plus.

Les capteurs doivent, théoriquement, avoir un nombre de pixels (points-images unitaires) aussi élevé que possible. La plupart des bridges disposent de 8 millions de pixels (Mpix), sauf le Kodak EasyShare ZD 710 (7,1 Mpix). Cela permet de bons tirages 24 x 27 cm, et même, pour les plus beaux clichés, du 48 x 52 cm, voire du 50 x 70 cm. En reflex, il reste un appareil (le Nikon D40, le moins cher) en 6 Mpix. Tous les autres s'échelonnent entre 10 et14,6 Mpix (Pentax KD 20D et son équivalent Samsung) : de quoi faire de grands tirages... à condition de réussir les photos. Lorsqu'on arrivera à des capteurs plein format 24 x 36 avec près de 20 Mpix, le meilleur de l'argentique pourra vraiment être oublié.

Réglages

Les automatismes sont privilégiés sur les bridges, avec des modes “scène” plus ou moins sophistiqués (paysage, portrait, sport, nuit, etc.). La mise au point automatique, l'autofocus, n'est, en général, pas débrayable (sauf sur le Panasonic Lumix DMC-FZ1). Un défaut absent sur les reflex – où, en plus, l'autofocus est plus précis. Ces derniers, dotés, eux aussi, de modes automatiques, peuvent passer en semi-manuel (priorité au diaphragme ou à la vitesse, soit pour favoriser la profondeur de champ, soit pour éviter le bougé) ou en manuel. Les systèmes de mesure de la lumière, voire de la couleur, sont plus précis et s'affinent avec la montée en gamme.

Flash

Tous les bridges et les reflex d'un prix abordable ont un petit flash escamotable devant le viseur. Un dispositif atténuant l'effet “yeux rouges” est toujours présent. L'ennui, c'est que cette façon d'éclairer dans l'axe ne permet pas de travailler la lumière comme avec un (ou des) flash(s) déporté(s). Et le risque de “fromage blanc” sur les portraits est élevé. Mais, avantage des reflex, ils ont une griffe porte-flash, qui reçoit un flash “cobra”, plus sophistiqué et orientable vers le plafond ou un mur clair, et peuvent, souvent, être ­complétés par plusieurs flashs, fonctionnant avec ou sans cordon.

Prix

C'est très simple, l'échelle des prix des bridges s'arrête là où commence celle des reflex. Les premiers vont de 200 à 500 €. Les seconds montent à plus de 5 000-6 000 € avec un bon objectif...

Pierre Labeÿ

 


Mots-clés :

APPAREIL PHOTO , APPAREIL PHOTO NON REFLEX , APPAREIL PHOTO REFLEX , MATERIEL AUDIOVISUEL




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