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Test comparatif : 4 caméscopes haute définition

Test comparatif : 4 caméscopes haute définition
Avril 2008
Le Particulier pratique n° 334, article complet.
Auteur : PRUGNARD (Ghislain)

Quatre caméscopes enregistrant et lisant des images en haute définition, mais utilisant différents supports de stockage. Vérification des performances sur mires de définition, analyse de la qualité visuelle (sur téléviseur Full HD) et sonore. Tests de montage avec des ordinateurs grand public, via les logiciels fournis et le logiciel Pinnacle Studio 11 Plus.

La haute définition devenant la règle pour nos téléviseurs, il est naturel que les caméscopes grand public suivent. Les derniers modèles haut de gamme de tous les constructeurs sont donc compatibles HD. C'est une aptitude d'autant plus appréciable que les prix sont abordables : les premiers appareils HD à cassette miniDV coûtent moins de 600 €. En dehors de leur capacité à enregistrer et à reproduire des images en haute définition, ces matériels sont dotés de composants très perfectionnés : objectif zoom, enregistrement du son, écran de contrôle, prises de vue fixes (photos). On constate que, les fabricants spécialistes de ce secteur – et ils ne sont pas si nombreux que cela – s'épiant, il n'y a guère de différences d'une marque à l'autre, dans une catégorie donnée... La distinction fondamentale réside plutôt, à notre avis, dans le mode de stockage retenu par le caméscope : cassette miniDV conventionnelle, disque dur, carte mémoire ou disque optique, c'est-à-dire DVD (dans sa version de diamètre 8 cm, dite miniDVD, à ne pas confondre avec l'appellation miniDV de la cassette

) ou, plus récent et performant, disque Blu-ray.

Notre test revêt donc un aspect un peu particulier ici, en ce sens qu'il revient surtout à comparer les avantages et les inconvénients respectifs de chaque type de support. Libre à vous, ensuite, d'opter pour tel ou tel modèle de telle ou telle marque après avoir choisi le support, sachant que les autres différences, d'un appareil à l'autre, sont minimes.

Premier de ces supports, la classique cassette magnétique appelée miniDV s'est convertie à la haute définition en utilisant le format d'enregistrement baptisé HDV. Ses avantages sont encore nombreux. C'est le support le moins cher, qu'il s'agisse de la cassette elle-même (7 € les 2) ou des caméscopes qui l'emploient. L'autonomie est, par ailleurs, assez bonne, environ 1 h en qualité HD supérieure. En vous offrant un tel caméscope HD, vous conservez la compatibilité totale avec les anciennes cassettes miniDV que vous avez éventuellement déjà enregistrées sur un caméscope de définition standard. Tous ces éléments en font encore un très bon choix, surtout si, pour vous, le caméscope n'est qu'une “boîte à souvenirs” d'usage très ponctuel, et si vous n'avez jamais goûté aux joies du montage. Car c'est dans ce domaine que la cassette miniDV montre ses limites. En effet, par rapport aux autres procédés de stockage, l'accès à une scène est lent et relativement imprécis, parce qu'il n'y a pas d'indexation. De plus, la conservation dans le temps des données enregistrées sur la cassette est théoriquement plus fragile que sur les autres supports. Enfin, si le format HDV est supporté par de nombreux logiciels de montage, il est sûrement appelé à disparaître à plus ou moins brève échéance, avec l'apparition du nouveau format AVCHD.

Le deuxième type de support est le disque dur. D'une capacité plus ou moins grande, entre 30 et 80 Go, sa petite taille lui permet de prendre place dans des caméscopes d'encombrement comparable à ceux utilisant les autres formats. Grâce à son excellente autonomie d'enregistrement (jusqu'à 5 h en haute définition), ce sera le choix idéal des grands voyageurs, qui n'auront plus à se préoccuper de la disponibilité (et du stockage) de cassettes dans tous les pays où ils se rendent. Attention, toutefois, aux batteries de ce type d'appareil : il est, en effet, relativement plus gourmand en énergie – et aussi un peu plus lourd – que les autres modèles de caméscopes. Deux formats vidéo haute définition coexistent maintenant dans cette catégorie de matériel. D'une part, le MPEG-2 TS, soutenu et commercialisé par JVC ; d'autre part, pour les autres marques, le format AVCHD. Si vous optez pour JVC, vous pourrez utiliser les services du logiciel Cyberlink pour le montage, et bénéficier, en option, de graveurs de DVD spécialement développés pour la gamme des caméscopes (nom générique Everio) JVC.

Les caméscopes à carte mémoire, quant à eux, adoptent le format Memory Stick pour Sony, et SD pour les autres constructeurs. Là, l'atout principal est la compacité. Il faut avoir tenu dans les mains un tel appareil pour comprendre quel bijou de miniaturisation il représente. Il utilise désormais systématiquement le nouveau standard AVCHD. L'inconvénient majeur de ces matériels reste leur autonomie relativement limitée, d'autant que les cartes mémoire de grande capacité coûtent encore très cher (80 € pour 8 Go en SD, 120 € en Memory Stick). Pour la lecture, il faut employer le caméscope, ou un lecteur de cartes adapté, ce qui demeure rare. De ce point de vue, l'avantage va à Sony, dont la console de jeux Playstation 3 possède un lecteur de cartes Memory Stick reconnaissant instantanément les scènes tournées en AVCHD.

Enfin, les caméscopes à disque DVD présentent évidemment l'intérêt de permettre de visionner immédiatement les scènes filmées sur un lecteur de DVD de salon. Mais, dans le cas qui nous occupe, on perd la haute définition en lecture. Même si, après essais, nous avons pu constater que la qualité d'image restait excellente, pour des supports devenus maintenant très économiques : 13 € les 5 miniDVD spécial caméscope. L'idéal est quand même de franchir le pas avec les premiers modèles enregistrant directement sur disque haute définition de type Blu-ray. C'est désormais un choix d'autant plus judicieux que le Blu-ray a définitivement gagné la bataille contre son concurrent direct, le HD DVD. Seul Hitachi, pour l'instant, propose un tel caméscope. Doté d'une autonomie de 1 h en qualité maximale, il comblera les heureux possesseurs d'un lecteur de Blu-ray, qui pourront y insérer directement les disques tournés avec le caméscope. Mais les disques vierges Blu-ray sont encore très chers (20 € pour les premiers prix ; 25 € quand ils sont réenregistrables une fois). Le standard vidéo retenu est l'AVCHD.

Notez qu'il existe aussi des caméscopes hybrides, c'est-à-dire réunissant deux supports d'enregistrement différents, le second étant le plus souvent la carte mémoire. Le seul intérêt de cette formule, selon nous, est la possibilité de stocker les photos sur carte mémoire indépendamment du support des films, si le caméscope présente une excellente définition pour l'enregistrement des images fixes, véritablement exploitables par la suite.

Une fois choisi le support de stockage, il convient de s'intéresser aux autres composants principaux d'un caméscope. En premier lieu, l'objectif zoom. Tous disposent maintenant de plages très étendues, notamment en ce qui concerne le téléobjectif. Pour obtenir de bons résultats avec un fort grossissement de l'image, ils embarquent tous un stabilisateur optique. On regrettera qu'aucun ne présente une position réellement grand-angle, pourtant indispensable en prise de vues à l'intérieur. Il faudra s'offrir un complément optique grand-angle pour pallier cette lacune.

Un autre point majeur concerne la résolution et le type du capteur proprement dit. Les caméscopes dits tri-CCD (ou tri-CMOS pour l'autre technologie retenue) sont plus performants que les modèles mono-CCD en termes de résolution des détails les plus fins, de contour et de respect des différentes couleurs. Quant à la résolution des capteurs, elle n'est pas aussi essentielle en vidéo qu'en photo. Une image vidéo HD, ce n'est, après tout, que 1 920 x 1 080 pixels, soit un peu plus de 2 mégapixels. Pourquoi alors les constructeurs de caméscopes proposent-ils des capteurs de 3 mégapixels ou plus ? Eh bien, pour la fonction “photo” de leurs matériels

C'est un élément important à prendre en compte si, justement, vous souhaitez que votre caméscope fasse aussi office d'appareil photo digne de ce nom. Remarquez, d'ailleurs, que les meilleurs modèles permettent de prendre des photos tout en continuant de filmer, sans influence négative sur aucune de ces deux fonctions complémentaires.

L'enregistrement et la reproduction du son ont fait l'objet de toutes les attentions des fabricants. Désormais, les meilleurs caméscopes permettent d'enregistrer une piste son multicanal en Dolby Digital (ce qui n'est pas le cas des appareils retenus ici, qui se limitent à la stéréophonie). Cependant, les lois de l'acoustique restent immuables, et les petits microphones intégrés dans le caméscope ne pourront jamais rivaliser avec les versions indépendantes. Attachez surtout de l'importance aux bruits de doigts sur la coque de l'appareil, ou à l'influence du vent. Il faut tout de même reconnaître que les résultats sont incomparablement supérieurs à ceux obtenus il y a encore quelques années sur les premiers caméscopes. Il n'existe plus, dans ce domaine, d'appareils réellement critiquables ni d'ailleurs de modèles nettement au-dessus du lot...

Les connexions disponibles sur chaque caméscope revêtent également une importance primordiale. Mais il s'agit là de vérifier la compatibilité avec votre propre équipement complémentaire. Y a-t-il une prise d'entrée compatible avec votre ordinateur, si vous souhaitez faire du montage ? La prise HDMI pour lecture directe est-elle présente ? Sony, par exemple, prévoit une prise “mini-HDMI” (dite HDMI type C), qu'il faut acheter en option plusieurs dizaines d'euros... Assurez-vous aussi que des connexions plus classiques (sortie audio stéréo, sortie vidéo composite ou S-Vidéo) existent, afin que vous puissiez, le cas échéant, utiliser le caméscope en lecture dans des lieux sans équipement de diffusion en haute définition.

Enfin, avant d'arrêter votre choix, ne négligez pas l'ergonomie de l'appareil. Certaines personnes, par exemple, ont été déroutées par la petite taille et le faible poids des caméscopes à carte mémoire. Seule une prise en main du modèle convoité vous permettra de vous rendre compte s'il vous convient ou non. Et ce presque instantanément : le caméscope vous “tombera en mains” tout de suite... ou jamais.


Mots-clés :

CAMESCOPE , MATERIEL AUDIOVISUEL




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