Toute l’information juridique et patrimoniale
pour prendre les bonnes décisions
Accueil > Vie pratique > Consommation > Test comparatif : 6 disques durs multimédia

Test comparatif : 6 disques durs multimédia

Test comparatif : 6 disques durs multimédia
Février 2008
Le Particulier pratique n° 332, article complet.
Auteur : PRUGNARD (Ghislain)

Six disques durs multimédia, essayés à partir des fichiers audio, photo et vidéo compatibles avec chacun d'eux. Branchement sur chaîne hi-fi et téléviseurs HD Ready et Full HD. Examen de la qualité sonore et visuelle, et tests concernant la facilité d'utilisation.

Le disque dur est ce composant informatique indispensable qui permet de stocker les fichiers nécessaires au fonctionnement d'un ordinateur : son système d'exploitation, les divers programmes, et aussi, bien sûr, les fichiers issus de ces programmes, quels qu'ils soient. Parmi ces derniers, ceux qui nous intéressent ici sont ceux que l'on appelle multimédia, c'est-à-dire la musique, les photographies et les films numérisés.

Mais qu'il s'agisse de son ou d'image, l'ordinateur n'est pas forcément le support le plus approprié pour profiter de ces différents fichiers. Il est vite apparu que le téléviseur du salon, ou même la chaîne haute fidélité étaient bien plus adaptés... Or, comment faire passer ces fichiers de la manière la plus simple possible entre l'ordinateur, d'une part, et la chaîne hi-fi et le téléviseur, d'autre part, sans que tous ces appareils soient obligatoirement physiquement proches les uns des autres ; et sans que l'on doive absolument passer par les méandres des programmes de l'ordinateur ?

Eh bien, c'est justement de ce besoin qu'est né le concept du disque dur multimédia. Un disque dur qui, véritablement sorti de l'ordinateur, sait prendre une certaine autonomie pour constituer une source en plus de la chaîne hi-fi et du téléviseur, une source de programmes indépendante.

Pour étayer notre étude, et vous donner une idée des services que peuvent rendre ces disques durs multimédia, nous en avons testé six. Tous de marques réputées dans ce domaine particulier ou dans celui des composants informatiques spécialisés. Il existe des appareils de fabricants moins connus, mais nous les avons volontairement exclus, car ils nécessitent des mises à jour longues et complexes pour accepter certains types de fichiers, voire pour être seulement reconnus correctement par un ordinateur... Or, vous allez le voir, même avec les modèles les plus simples, cela ne va pas de soi 

En effet, comme souvent pour tout ce qui concerne les technologies modernes, ce concept né d'une volonté de simplification peut, paradoxalement, devenir synonyme de complexité 

Car, pour qu'un disque dur multimédia soit réellement simple et exploitable, il doit remplir un certain nombre de critères, et, actuellement, les différents modèles ne répondent pas à tous. Il convient donc d'analyser soigneusement quelques points avant de faire son choix.

Le premier point concerne la capacité du disque dur. Celle-ci est exprimée en gigaoctets (Go). En pratique, tous les disques durs multimédia sont proposés avec diverses options de capacité. Il est même assez facile de changer le disque dur interne (comprenez le composant de stockage proprement dit) si, dans le futur, vous avez besoin de plus de place pour garder vos fichiers. Seule exception : Apple et son Apple TV, qui n'offre que deux capacités, 40 Go ou 160 Go. Ne voyez pas trop petit, car les fichiers vidéo sont de plus en plus volumineux. Mais, inversement, plus le disque dur a une forte capacité, plus son rangement régulier s'impose, et plus sa gestion (recherche d'un fichier précis, temps de démarrage et d'accès) a tendance à se compliquer. Une valeur de 250 à 500 Go nous semble raisonnable, permettant de stocker, selon leur définition, plus d'une centaine de films, ce qui est déjà pas mal...

Le second point fondamental porte sur l'interface du disque dur. Contrairement à son homologue confiné dans l'ordinateur, on peut l'utiliser de manière totalement autonome, sans avoir à le brancher sur autre chose qu'un téléviseur ou une chaîne hi-fi. Pour cela, il est équipé d'une télécommande. Certains modèles possèdent, en plus, un afficheur en face avant, qui permet de naviguer – au moins de manière succincte – dans les fichiers stockés sur le disque dur. Tous disposent aussi de menus à l'écran (du téléviseur), plus ou moins complets, plus ou moins lisibles. Dans ce domaine, il n'y a pas trop de surprise : ce sont les appareils les plus

complets, les plus chers aussi, qui sont les plus attrayants. Apple, Dvico et Cibox nous semblent les plus agréables. Si ce problème d'interface et de fonctionnement vous effraie, un choix nous paraît s'imposer : l'Apple TV. En liaison avec le logiciel iTunes, sur Mac comme sur PC, et malgré ses limitations (voir plus loin), c'est incontestablement le plus ergonomique et le plus simple d'emploi, à l'instar des ordinateurs de la marque.

Bien qu'il soit autonome, un disque dur multimédia doit pouvoir communiquer avec l'ordinateur, ne serait-ce que pour récupérer certains fichiers multimédia. Tous les disques durs multimédia offrent la liaison filaire informatique la plus répandue aujourd'hui : la prise USB 2.0. Une fois branché, le disque dur est reconnu par l'ordinateur, comme n'importe quel... autre disque dur 

Mais les modèles de notre échantillon vont plus loin. Ils acceptent une liaison filaire longue distance de type Ethernet ou, mieux, un réseau sans fil wi-fi. Il suffit alors de faire reconnaître le disque dur multimédia par le boîtier de réception Internet ADSL wi-fi, et il peut communiquer avec tous les ordinateurs de la maison, eux-mêmes reliés à ce boîtier Internet. Là encore, on retrouve les modèles les plus sophistiqués et les plus attrayants : une fois paramétrés, ce sont vraiment les plus faciles à utiliser.

Dès que l'on a stocké des fichiers multimédia dans le disque dur, le but est d'en profiter dans les meilleures conditions possible, c'est-à-dire avec des appareils de lecture, image et son, les plus performants. Pour le son, il n'y a aucun problème : tous les disques durs multimédia possèdent une sortie stéréo classique (prises RCA) et (dans notre échantillon) une sortie audio numérique (optique ou par coaxial) directe. Certains comportent même un décodeur Dolby Digital/DTS intégré, avec les 5.1 sorties audio correspondantes, pour les enceintes d'une installation home cinéma. Pour les images, les choses se compliquent un peu. Seuls les meilleurs appareils (c'est le cas de ceux de notre échantillon) disposent d'une sortie vidéo numérique, sous forme d'une prise DVI (le standard vidéo numérique informatique) ou, mieux mais encore relativement rare, sous forme de prise HDMI – le vrai standard vidéo moderne grand public, capable de transmettre l'image haute définition (1 980 x 1 080i pixels) et également le son. En l'absence de prise HDMI ou DVI (utilisable sur une entrée HDMI de téléviseur, via un adaptateur ou un câble spécial DVI-HDMI), il est impératif que le standard vidéo Composantes (trois prises RCA distinctes, repérées rouge, vert et bleu) soit présent (d'après nos observations, sur le marché actuel, c'est toujours le cas). Les formats vidéo composite (une seule prise RCA, de couleur jaune) ou S-Vidéo (une petite prise multibroche, dite mini-DIN) ne sont pas suffisants. Surtout si vous êtes l'heureux possesseur d'un écran plat ­compatible HD Ready ou Full HD.

Votre disque dur multimédia est désormais rempli de fichiers, et il est correctement branché sur vos diffuseurs audio et vidéo. Êtes-vous au bout de vos peines ? Pas tout à fait... Car peuvent subsister quelques incompatibilités quant au traitement des fichiers enregistrés et stockés sur le disque. En effet, il faut bien comprendre que, pour qu'un tel disque dur soit autonome, il doit intégrer lui-même l'électronique permettant le décodage des fichiers qu'il contient. Ces puces électroniques spécialisées sont associées aux fameux codecs (pour codage-décodage), c'est-à-dire les algorithmes spécifiques à chaque format de fichier. Or, si vous avez déjà téléchargé ou récupéré des vidéos sur votre ordinateur, vous savez qu'il en existe un très grand nombre de variantes. Les énumérer ici serait fastidieux et sans intérêt. Prenons plutôt un exemple.

Nous avons tenté de lire un fichier vidéo téléchargé (légalement) sur Internet via le disque dur Apple TV. Il ne l'a pas reconnu. Un premier essai de conversion via un logiciel spécialisé (Crunch, de Roxio, pourtant sur Mac) a donné des résultats visuels épouvantables. Une seconde conversion via le logiciel de lecture vidéo Apple, Quicktime, s'est avérée, cette fois, pleinement satisfaisante. Mais il nous a fallu supporter plus de 2 h de conversion pour un film de 42 min... Puis importer ce nouveau fichier dans iTunes, manuellement, afin qu'il soit, à son tour, synchronisé en wi-fi dans l'Apple TV. Avouez que pour un disque dur multimédia censé être simple d'emploi, c'est plutôt raté !

Voilà donc le principal écueil, à notre avis, auquel se heurtent ces nouveaux disques. À ce petit jeu, les modèles Dvico, Cibox et Peekton sont les plus universels, et c'est l'Apple TV le plus limité (ou contraignant). Sachez, enfin, que quelques fichiers protégés (par les DRM [digital rights management], ou gestion des droits numériques) ne peuvent être copiés ni lus dans certains cas. Là encore, les disques durs multimédia en pâtissent, comme tous les autres supports numériques.

En tout cas, que les lecteurs effarouchés par ces problèmes de conversion sur disque dur se rassurent, l'enregistreur-lecteur de DVD à disque dur intégré (voir notre match du mois dernier) fait preuve de beaucoup plus de souplesse dans les formats reconnus. Mais il n'est pas connecté à l'ordinateur, et n'offre pas de possibilité de téléchargement. En revanche, la Play­station 3 de Sony peut remplir ce service (cette console de jeu est reliée à Internet par liaison wi-fi intégrée et possède un petit disque dur intégré de 40 Go), même si elle peine encore à reconnaître certains types de fichiers. Toutefois, son ergonomie est assez remarquable et le problème de formats s'arrange à chaque nouvelle mise à jour de son système d'exploitation propriétaire.

Ghislain Prugnard


Mots-clés :

MATERIEL AUDIOVISUEL , ORDINATEUR




Outils pratiques :

Vous aimerez aussi
Préparer votre retraite
Faites appel à un expert pour anticiper et compléter vos futurs revenus

Recommandé par

Votre adresse est conservée par le Particulier, pour en savoir plus / se désinscrire

Bannière Tous simulateurs 1000*104

Bannière Choix patrimoniaux

Forum bannière

 

Bannière e-Particulier