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Cuisson : tout en un ou deux éléments séparés

Cuisson : tout en un ou deux éléments séparés
Octobre 2007
Le Particulier pratique n° 328, article complet.
Auteur : BIRON (Véronique)

La cuisinière... électrique, à gaz ou mixte est un appareil généralement peu onéreux et peu encombrant qui concentre sous la même carrosserie un four et une plaque de cuisson. Un four et une plaque séparés... qui fonctionnent indépendamment, s'installent librement dans la cuisine, et offrent un grand choix de tailles, de perfectionnements et de formes.

Quand on fait le tour des rayons électroménagers, c'est avant tout le nombre de plaques de cuisson et la variété de fours qui sautent aux yeux. Comme si les cuisinières étaient devenues un matériel désuet, relégué au fond des linéaires, et qui n'intéresse plus grand monde. Pourtant, il faut savoir qu'elles représentent encore en France plus de 50 % de l'équipement des ménages, ce qui est énorme. Leur disgrâce apparente n'est donc pas le fait de nos concitoyens mais plutôt celui des points de vente. Forts de ce constat, nous avons voulu ce mois-ci faire le point sur les avantages et les inconvénients d'un appareil unique comparé à deux éléments séparés.

Choix

Les éléments séparés offrent, sans conteste, plus de choix.

En ce qui concerne les tables de cuisson, la gamme est vaste, qu'elles fonctionnent au gaz ou à l'électricité. Version électrique, la vitrocéramique s'impose. La majorité des plaques offrent des foyers radiants (simples ou Highlight, beaucoup plus rapides), très souvent associés à des foyers halogènes (classiques ou mixtes halogène-radiant, garantissant montée rapide en température et répartition optimale de celle-ci). Quant aux foyers à induction, même s'ils demeurent plus onéreux, ils commencent à se démocratiser. Ils ont de nombreux avantages : pas de déperdition de chaleur, pas d'inertie thermique, sécurité de contact, montée et descente en température immédiates, régulation très fine.

Pour le gaz, l'acier émaillé prend des couleurs variées, l'inox a toujours belle allure, mais c'est le verre trempé et la vitrocéramique qui ont la cote. Les brûleurs sont de mieux en mieux conçus, et leurs réglages affinés, diffusant parfaitement la chaleur et diminuant les temps de cuisson. Sans oublier les foyers wok, très puissants (au minimum 3,50 kWh), situés au centre des tables pour cuisiner de grandes quantités.

Leurs dimensions se prêtent à tous les cas de figure. Si les modèles classiques mesurent environ 60 cm de large et 51 cm de profondeur, les versions en 70 cm de large se généralisent, les cotes d'encastrement restant inchangées. Et si l'on a la place, on peut aussi opter pour des plaques plus généreuses : 75, 80, 90 cm, voire plus.

Les fours indépendants, eux aussi, offrent de nombreuses possibilités. Outre les classiques en 60 cm de large, il existe des modèles grande largeur (90 cm) ou, au contraire, compacts de 45 ou 38 cm de haut (multifonction, vapeur, micro-ondes...) à juxtaposer ou à superposer. à côté de la traditionnelle porte rabattable, les fabricants proposent des ouvertures latérales, des fours tiroirs qui coulissent sur des rails, ou des portes qui se glissent sous l'enceinte. Accessibilité optimale.

Pour les cuisinières, l'esthétique évolue un peu, les formes étant remises au goût du jour et les détails soignés. Mais à l'exception de quelques modèles haut de gamme ou des séries “rétro”, il faut avouer que l'allure générale reste très classique et uniforme.

Beaucoup intègrent désormais une plaque électrique vitrocéramique avec des caractéristiques techniques semblables à celles des tables de cuisson indépendantes, mais les cuisinières disposant de l'induction sont toujours rares (0,70 %) et se cantonnent, évidemment, au haut de gamme. Les foyers gaz restent toutefois les plus répandus (43 %), ainsi que les foyers mixtes (31 %). Concernant les fours, le gaz (42,80 %) continue de se vendre, même si la majorité (57,20 %) des cuisinières d'aujourd'hui possèdent un four électrique.

Encombrement

Une cuisinière classique (à l'exception des centres de cuisson en 90, 100, 120 ou 150 cm de large ou des pianos de chefs) prend peu de place (60 x 60 cm, voire 50 x 60 cm ou 55 x 55 cm) et réunit toutes les fonctions au même endroit. Sans oublier qu'elle dispose d'un tiroir de rangement et que son couvercle peut faire office de plan de travail si la place est – vraiment – comptée. Les éléments séparés, eux, offrent une grande modularité et permettent de s'aménager une cuisine à la carte. Et comme ils viennent s'encastrer dans des meubles de cuisine, leur encombrement ne pose aucun problème. Au pis, en ce qui concerne les plaques, faut-il prévoir un espace suffisant au-dessous pour la circulation d'air, ce qui peut amener (mais pas toujours) à condamner un tiroir.

Prix

Une cuisinière coûte moins cher (15-20 % environ) que deux éléments séparés de caractéristiques similaires. De plus, elle ne réclame aucun meuble, et réduit les frais d'installation à leur plus simple expression. Et quand on déménage, elle suit... Un avantage indéniable pour les locataires.

Perfectionnements

Les cuisinières ont toujours un petit temps de retard par rapport aux équipements à deux éléments. La chaleur tournante et la pyrolyse sont présentes, mais les programmations semi et surtout entièrement automatiques (voir LPP n° 321) restent l'apanage des fours indépendants, tout comme la possibilité de mémoriser plusieurs recettes ou de cuisiner à basse température. à l'exception des modèles très haut de gamme et chers comme la ligne Matrics de De Dietrich.

Autre option que l'on ne retrouve que sur les fours indépendants, la combinaison de leurs fonctions avec un autre mode de cuisson : vapeur ou micro-ondes. Mais Bosch et Siemens équipent leurs cuisinières de fours tiroirs, très agréables à utiliser.

Sécurité

En mode cuisinière ou non, les plaques vitrocéramiques possèdent toujours des voyants qui indiquent la chaleur résiduelle de chaque foyer. Tant que la température n'est pas redescendue au-dessous de 60 °C, ils restent allumés. En revanche, d'autres sécurités bien pensées, comme l'“antidébordement” ou l'“antisurchauffe”, sont surtout présentes sur les tables indépendantes. La première stoppe automatiquement le fonctionnement de l'appareil en cas de débordement d'un liquide grâce à un capteur situé sous chaque foyer. La seconde réduit l'allure de chauffe en cas de température trop élevée de la zone de cuisson et met la table hors service si elle excède 300 °C.

Les plaques gaz, dans les deux systèmes, s'équipent du “thermocouple”, un dispositif de sécurité qui coupe l'arrivée du gaz si la flamme s'éteint accidentellement. Courant d'air, débordement ou manipulation intempestive du bouton sont alors sans conséquence. Autre possibilité, une flamme pilote, stable, qui résiste aux courants d'air et rallume automatiquement le brûleur.

Pour les fours, la porte froide se généralise, très utile surtout pendant les cycles de pyrolyse. Sa température maximale ne doit pas dépasser 75 °C pour le plastique, 70 °C pour le verre, 65 °C pour l'émail et 60 °C pour l'inox et l'aluminium. Un logo “porte froide” permet d'identifier ces modèles conformes à un cahier des charges fixé par les fabricants membres du Groupement interprofessionnel des fabricants d'équipement ménager (Gifam).

Véronique Biron


Mots-clés :

CUISINIERE , EQUIPEMENT DOMESTIQUE , FOUR




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