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Comprendre les étiquettes du tourisme éthique

Comprendre les étiquettes du tourisme éthique
Octobre 2007
Le Particulier pratique n° 328, article complet.
Auteur : BARRON (Edwige)

Voyage solidaire, tourisme responsable, écotourisme ou tourisme durable, ces concepts omniprésents restent flous pour le grand public.

Pourtant, celui-ci est intéressé, comme l'a montré une enquête menée cette année à l'initiative de Voyages-sncf.com et du Guide du routard. Presque un tiers des Français en ont entendu parler, mais seulement 12 % de nos compatriotes en ont une vision claire, quant à ceux qui sont passés à l'acte (d'achat), ils ne sont que 2 %... La multiplicité des logos ne facilite pas la tâche de ceux qui veulent arriver à discerner le marketing vert (le greenwashing) ou le marketing éthique des démarches authentiques.

Beaucoup de déclarations d'intention, peu de démarches objectives

Entre 1995 et 1999, les chartes se sont multipliées, paraphées par l'ensemble des grands tour-opérateurs, sans amener beaucoup d'effets. En 2002, le ministère du Tourisme abandonnait son idée de bâtir un label du tourisme éthique. L'élan est finalement venu des voyagistes eux-mêmes. Pas n'importe lesquels, ceux du tourisme social, qui ont mis au point le sigle Ates, et ceux spécialisés dans la randonnée avec le label ATR. Des structures de taille moyenne plus sensibles à ces questions d'éthique.

Un nouveau salon et deux trophées

Une première vague de voyages certifiés ATR devrait voir le jour avant la fin de l'année, et déjà 4 000 personnes ont voyagé solidaire avec Ates. On sent que l'époque est à plus de motivation. En témoignent le nouveau salon Ecorismo, consacré à cette thématique, et les deux trophées sur ce sujet organisés cet automne. L'un par l'Unat, pour le tourisme social, l'autre par Voyages-sncf.com pour le secteur marchand.

Ates

Un catalogue de voyages sous sigle Ates (Association pour un tourisme équitable et solidaire) est édité depuis 2005. Ces voyages vers l'Afrique, Madagascar, le Laos ou l'Arménie, conçus comme une aide au développement, impliquent les populations locales, auxquelles est versée une part importante des revenus générés.

Le logement chez l'habitant est la règle, de même que les moments d'échanges avec les villageois. On utilise les compétences locales, avec formation à la clé. La culture est ainsi préservée, devenant simultanément source de revenus. Le catalogue rencontre un grand succès, aussi sera-t-il sous peu basculé sur Internet (www.tourismesolidaire.org).

ATR

Le label ATR (Agir pour un tourisme responsable) a été mis au point en 2006, avec l'Afnor, par les voyagistes de la randonnée. Plus modeste que celle du tourisme social, avec l'Ates, cette démarche est pourtant astreignante, avec ses 25 critères : bonne proportion de guides locaux, confort des accompa­gnants...

Un audit indépendant veille à en maîtriser l'application sur le terrain : traque des intermédiaires raflant les marges, ou du népotisme local... (liste des voyages sur le site www.tourisme-responsable.org).

Plate-forme pour le commerce équitable

Rédigée en 2002, cette charte de commerce équitable n'est pas spécifique au tourisme, mais des voyagistes y adhèrent (liste sur www.commerceequitable.org). TDS, par exemple, qui refuse de faire de l'humanitaire de loisirs, organise des voyages avec des villages d'accueil où la gestion des revenus est tenue par la communauté villageoise. Le lien est toujours effectué avec des ONG locales.

Edwige Barron


Mots-clés :

LABEL , TOURISME , VOYAGISTE




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