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Les particuliers : plutôt des voitures âgées à regarder de très près

Avril 2004
Le Particulier n° 976, article complet.

Acquérir ces véhicules, par petite annonce ou sur un parking, pourra se faire après de nombreuses vérifications.

Les ventes entre particuliers représentent environ les deux tiers des transactions de véhicules d'occasion. Elles se font principalement par l'intermédiaire des petites annonces paraissant dans la presse spécialisée ou dans la presse quotidienne. Il n'est pas toujours facile de les identifier : la plupart des publications mélangent les annonces de particuliers et celles émanant de professionnels. Ainsi, dans La Centrale, les annonces de particuliers ne représentent que 55 % du total des annonces publiées.

Entre particuliers, les ventes de voitures récentes (moins de 2 ans) sont très rares. Les conducteurs qui changent de voiture régulièrement ont en effet tendance à vendre leur ancien véhicule à leur concessionnaire pour en acheter une neuve. D'après La Centrale, la moyenne d'âge des voitures mise en vente est de 4,9 années. C'est donc de préférence vers cette filière qu'il faut vous orienter dans trois cas de figure : si votre budget est limité, si vous cherchez une deuxième ou une troisième voiture destinée à un usage limité, voire exceptionnel, ou si vous recherchez une grosse cylindrée à un tarif raisonnable. Dans l'ensemble, plus le modèle – ou le type – recherché est ancien, plus les offres seront nombreuses, et plus il sera facile de négocier. La base de discussion reste l'Argus mais, pour un modèle recherché et correctement entretenu, preuves à l'appui, les ventes se font souvent au-dessus de cette cote (voir le n° 966 du Particulier). Comme pour toute transaction, mieux vaut surveiller les offres avant d'acheter.

Temps et précautions sont nécessaires.

Une transaction entre particuliers comporte toujours un aspect assez contraignant : l'acheteur doit consacrer du temps pour contacter les vendeurs, se déplacer, essayer, discuter, vérifier les documents (voir ci-dessous) et négocier le prix. De plus, les recours en cas de problèmes sont compliqués. En effet, l'arrangement à l'amiable avec le vendeur n'est pas toujours facile à trouver. Même si, en principe, la garantie des vices cachés profite à l'acquéreur. Mais il lui appartient d'en faire la preuve, ce qui peut se révéler long et coûteux (voir le n° 972 du Particulier, p. 82).

Eviter les regroupements "spontanés" de vendeurs.

Pour limiter les risques inutiles, il vaut mieux éviter les ventes réalisées dans la rue, notamment lors de regroupements de vendeurs à un carrefour, sur le bord d'une route, sur des parkings de supermarché, voire des parkings publics le week-end. Ce sont des lieux privilégiés pour les arnaques en tous genres. Il est très difficile de s'assurer de l'identité du vendeur, ce qui limite toute possibilité de recours en cas de litige. Celui-ci peut aussi revendre plus facilement un véhicule dont il n'est pas propriétaire. Ces ventes voient également passer des véhicules dont les compteurs kilométriques sont trafiqués.

Des assurances permettent de gagner en sécurité.

Si vos connaissances techniques sont trop limitées pour apprécier l'état de la voiture qui vous intéresse et si vous souhaitez une certaine sécurité, vous pouvez souscrire une assurance Garantie mécanique proposée par l'hebdomadaire La Centrale. Mais les tarifs sont relativement élevés : 675 € pour 6 mois s'il s'agit d'une voiture vendue entre 15 000 € et 30 000 € par exemple.

En revanche, il est avantageux de répondre à une annonce pour laquelle le vendeur a contracté une telle assurance (6 % des annonces). Certes, les avaries techniques ne sont pas couvertes en totalité et l'indemnisation est dégressive en fonction de l'âge du véhicule, mais l'assurance couvre le risque mécanique – la casse du moteur notamment – pour des durées allant de 6 à 24 mois.

Effectuer les vérifications indispensables.

Comparez toujours le nom inscrit sur la pièce d'identité du vendeur avec celui porté sur la carte grise. De plus, la présentation des factures doit prouver que l'entretien a été fait, et à des périodes préconisées par le constructeur. Ces dernières figurent dans le carnet d'entretien du véhicule. L'absence de preuves en la matière (pas de facture et/ou carnet d'entretien égaré) doit inciter à la prudence. Un véhicule de 5 ans par exemple, dont la climatisation n'a pas été entretenue, expose à des réparations coûteuses : le changement d'un compresseur coûte entre 300 € et 400 €. Il est parfois préférable de rater une affaire plutôt que de prendre le risque d'acheter un véhicule en mauvais état.

Enfin, certains vendeurs tentent de gonfler leur prix, prétextant avoir payé en sus, à l'achat, des options supplémentaires. Le changement très fréquent des versions commerciales (ne figurant pas sur le bon de commande) et la multiplication des séries limitées rendent les repères difficiles. Pour vérifier, par exemple, si la climatisation automatique ou l'autoradio CD existaient sur la version de base, il est possible d'interroger un concessionnaire, qui connaît bien sa marque, ou le site de l'Argus (www.argusauto.com, rubrique "archives"). Vous y retrouverez un grand nombre d'essais automobiles dans lesquels figurent les équipements de base ainsi que les options de chaque modèle.

Les voitures de collaborateurs, récentes et bien entretenues.

Contrairement aux modèles mis en vente par la majorité des particuliers, ceux proposés par les salariés des constructeurs automobiles ont moins d'un an et sont plutôt bien entretenus. De plus, ces voitures, vendues au bout de 4 à 6 mois en général, bénéficient de la garantie du constructeur (de 2 ans le plus souvent). Ces offres sont facilement repérables soit sous forme de petites annonces dans la presse, soit sur des sites spécialisés. Certains constructeurs comme Renault proposent même des crédits (Diac) pour les acheter. Les risques sont donc très limités pour les acheteurs. Faut-il pour autant se précipiter ? En ce moment, pas vraiment, pour des raisons de prix. Prenons deux exemples relevés fin février : une Citroën C3 1.4 Pack Ambiance est proposée à 10 880 €, soit 15 % de moins que son prix neuf (12 800 €), et un Renault Scénic 1.5 dCi80 Pack est vendu 17 500 €, soit à peine 10 % de moins que le modèle neuf (19 400 €). L'acheteur est donc loin de la bonne affaire. En effet, il est courant d'obtenir de 5 % à 10 % de remise sur le prix d'une voiture neuve chez un concessionnaire, d'autant plus en cette période de marché automobile morose. Il n'y a donc aucune raison d'acheter une voiture de 6 mois à un prix très proche de celui pratiqué dans le réseau. Toutefois, comme dans toute transaction, il faut négocier le prix proposé. L'acheteur bénéficie d'un argument de poids : les voitures vendues par les collaborateurs entrent en concurrence avec les occasions récentes proposées par de nombreux professionnels, pas toujours plus chères. Pour acheter à un collaborateur dans de bonnes conditions, surveillez les annonces pendant plusieurs semaines, en particulier l'évolution du prix de vente de quelques modèles. Et évitez d'acheter dès que le véhicule est disponible (au bout de 4 à 6 mois) : c'est le moment où il est le plus cher.

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