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Les bonnes filières pour acheter une voiture neuve au meilleur prix

Les bonnes filières pour acheter une voiture neuve au meilleur prix
Mai 2005
Le Particulier n° 989, article complet.
Auteur : DESHAYES (Sylvain)

Pourquoi payer votre voiture neuve au prix fort, alors qu'en passant par un intermédiaire spécialisé, vous pouvez obtenir jusqu'à 20 % de rabais sans avoir à négocier, ni même devoir aller l'acheter à l'étranger.

De la petite citadine au monospace, tous les modèles sont concernés

Pour s'offrir une voiture neuve en obtenant non pas 5 à 7 % de rabais habituellement négociables, mais une réduction de 10, 20, voire 25 % sur le prix catalogue, une solution encore peu répandue est d'acheter votre voiture à un concessionnaire français par l'intermédiaire d'un courtier. Cette option peut se révéler plus rentable que celle qui consiste à profiter des différences de tarifs entre les pays de l'Union européenne (UE) en achetant votre voiture hors de France. La dernière enquête de la Commission européenne sur le sujet (novembre 2004) montre que les écarts entre pays de l'UE ont tendance à se resserrer, mais restent importants. Ainsi, une Peugeot 407 2.0 HDi Sport, à 26 200 € TTC en France, vous serait vendue 17 982 € HT aux Pays-Bas, soit, avec la TVA française à 19,60 %, 21 506 €. C'est, en effet, dans ce pays que les taxes applicables à l'automobile sont les plus élevées, et donc les prix hors taxes les plus bas. La même Peugeot 407 vous reviendrait à 22 512 € achetée en Pologne, le plus attractif des 10 pays entrés dans l'UE en 2004 ; à 24 163 €, en Espagne ; à 25 353 €, en Belgique ; ou encore à 24 718 € en Italie.

Des prix parfois difficilement comparables d'un pays à l'autre.

Il est cependant difficile de savoir, pour un modèle donné à un moment précis, où trouver le meilleur prix. En outre, les constructeurs automobiles prennent un malin plaisir à compliquer les comparaisons, et les finitions, les appellations commerciales changent d'un pays à l'autre. Par exemple, il n'est pas évident de savoir, a priori, ce que recouvre, en Belgique, la finition "Avantage" d'une Renault qui n'existe pas en France

Les réglementations et les usages locaux jouent aussi : ainsi, le régulateur de vitesse, option très demandée, est rarement proposé dans les nouveaux pays de l'Union. En Allemagne, l'autoradio n'est pas toujours fourni en série, etc. Autre difficulté possible quand on ne passe pas par un mandataire, l'obstacle de la langue, qui complique les tractations commerciales. Cela dit, nous avons négocié une Renault Clio 1.4 Luxe Privilège au tarif de 10 758 € HT, juste de l'autre côté de la frontière belge, auprès d'un concessionnaire qui nous a accordé une remise de 8 %. Avec la TVA française, le véhicule revient à 12 866 €, alors qu'en France, avec la même remise commerciale, son prix serait de 13 708 € (sur la base du prix catalogue, 14 900 €). Mais il faut aussi tenir compte des frais de rapatriement du véhicule en France, qui peuvent atteindre 200 € à 300 € s'il faut aller au Danemark ou en Pologne. Acheter soi-même à l'étranger ne se justifie donc qu'à condition de bien connaître le pays, de surveiller attentivement les prix et de ne pas se ruiner en déplacements. En revanche, il semble que, désormais, les concessionnaires français respectent mieux l'obligation légale qui leur est faite d'assurer la garantie et le service après-vente, même si le véhicule a été acheté dans un autre pays de l'UE.

Un mandataire peut trouver et négocier pour vous un modèle à l'étranger.

L'autre solution pour acheter à l'étranger consiste à s'adresser à un "mandataire" en France, qui se charge, contre rémunération, de trouver votre voiture au meilleur prix en Europe et de la rapatrier en France. Prestacom, mandataire à Arras (62), promet ainsi des modèles de marque française 10 à 21 % moins cher. Fin mars, par exemple, une Renault Scénic 1.5 dCi Dynamique confort était proposée avec une économie annoncée de 4 160 €, soit 16,7 %. Cependant, cette économie est calculée par rapport au prix catalogue TTC de la voiture en France, majoré, le cas échéant, des équipements en option en France mais fournis d'origine dans le pays d'achat (dans notre exemple, la peinture métallisée). Mais à l'inverse, les économies annoncées ne tiennent pas compte de la remise que vous pourriez obtenir en France, ni du prix des équipements manquants par rapport à une finition française, ou différents, comme une climatisation manuelle à la place d'une climatisation automatique. Par ailleurs, les démarches sont beaucoup plus simples que si vous achetiez vous-même : c'est le mandataire qui recherche un concessionnaire en Europe, négocie avec lui, et rapatrie la voiture. Il faut néanmoins prévoir d'aller la chercher chez le mandataire, et compter avec les frais bancaires du paiement de la voiture effectué directement auprès du concessionnaire étranger. Si vous êtes client de la Bred, par exemple, prévoyez 45,45 € pour un virement de moins de 20 000 € vers l'Espagne ou la Belgique, et au-delà, 21,53 €, plus 0,10 % HT de la somme virée. Enfin, il faut savoir que les mandataires, qui ont pâti de la mauvaise réputation de quelques professionnels malhonnêtes, sont aujourd'hui rares. En revanche, un autre type d'intermédiaires est en plein essor, les courtiers.

Le courtier : acheter à un concessionnaire à moindre prix.

La concurrence entre constructeurs les conduit à pousser leurs réseaux de concessionnaires à mettre en vente toujours plus de véhicules, qui ne trouvent pas forcément preneur rapidement. Pour tenir coûte que coûte ses objectifs de ventes, et ne pas être sanctionné par le constructeur, un concessionnaire sera alors amené à consentir des rabais. Des courtiers d'un nouveau genre sont ainsi apparus, dont le rôle est de rapprocher l'offre, le (ou les) concessionnaire(s) en France pressé(s) de vendre, et les candidats à l'acquisition d'une voiture. Toutes les grandes marques sont présentes sur ce marché, Citroën, Peugeot, Renault, Volkswagen, Opel, Ford et Fiat. En revanche, plus la marque et le modèle sont confidentiels, plus longue est la réponse, et il faut parfois commencer par chercher le courtier : Auto-IES par exemple ne propose pas de Daewoo, Elite-Auto, de Mercedes, Aramis, d'Audi ou Stockauto, de Lexus. Quant aux délais, ils sont brefs, 15 jours au maximum, si le modèle, la finition et la couleur sont déjà physiquement en stock chez un concessionnaire. Sinon, le véhicule sera mis en commande. Vous bénéficierez néanmoins de la même remise, l'important, pour le concessionnaire étant de faire du volume de ventes. Au final, sur les nombreux modèles et finitions que nous avons testés dans notre enquête, nos demandes ont presque toutes été satisfaites, avec des délais de livraison équivalents à ceux d'un concessionnaire classique, soit 6 à 8 semaines au plus.

Côté tarifs, ils sont au minimum de 10 % inférieurs au prix catalogue. Ainsi, la Renault Laguna restylée en mars 2005 est déjà affichée avec une remise de l'ordre de 17 %, car elle connaît un succès moyen. Sur un modèle qui se vend bien comme la nouvelle Citroën C4, dont le prix est difficile à négocier avec un concessionnaire, la remise est quand même de 10 à 12 %. Nous avons aussi relevé un escompte de 14,5 % pour une Audi A2 ; de 10,5 % sur les Mercedes Classe C ; ou de 16 % sur une Toyota Yaris, toutes marques réputées pour leur réticence à accorder une remise. Outre le fait que vous ne pourriez, sauf exception, obtenir un rabais de cette importance, passer par un courtier fait gagner du temps, puisque vous n'avez pas à négocier auprès de plusieurs concessionnaires. Vous pouvez aussi trouver chez un courtier des offres promotionnelles, parfois très intéressantes, telle cette Alfa Romeo 156 Distinctive 1.9 JTD avec une remise de 21,10 % (5 264 €), soit 19 686 € au lieu de 24 950 €. Il s'agit cependant d'opérations ponctuelles, portant généralement sur un nombre limité de véhicules d'une marque et d'un modèle, voire d'une finition, déterminés. Pour saisir de telles opportunités, il est conseillé de suivre régulièrement les offres des courtiers, en particulier sur leur site Internet.

La lecture attentive des offres s'impose.

Promotionnelles ou non, les offres des courtiers doivent être examinées attentivement. Ainsi, il faut veiller à l'origine de la voiture : en général, elle est vendue par un concessionnaire français, mais 5 % à 10 % de celles proposées par les courtiers sont importées d'un autre pays de l'Union, pour un nombre de modèles limité et sur lesquels des remises souvent supérieures à 15 % sont proposées. Le courtier agit alors comme un mandataire, et les précautions à prendre sont celles évoquées p. 82. Pour ce qui est du paiement de la TVA française sur une voiture importée, le courtier peut se charger de cette formalité, tel Elite Auto, ou vous la payerez vous-même à la recette des impôts (avec Stockauto par exemple). Pour une voiture provenant d'un concessionnaire en France, si vous choisissez des options, la remise sur celles-ci peut être moins importante que celle accordée sur la voiture. Par exemple, Elite Auto offre une remise de 20 % sur une Renault Espace, mais de 8 % seulement sur les options ; avec Auto-IES, cette remise, non précisée, est en fait systématiquement de 5 %. Avant de passer commande, il faut encore prendre en compte d'autres frais qui s'ajoutent au prix du véhicule proprement dit. Ceux de "mise à disposition", incluent notamment l'immatriculation provisoire en WW et quelques litres de carburant. Comptez 169 € chez Stockauto, 185 € chez Elite Auto, et 250 € chez Auto-IES. La livraison peut également entraîner des frais lorsque vous choisissez de ne pas aller chercher vous-même la voiture chez le concessionnaire. Ainsi, Elite Auto dispose d'une quinzaine de centres de livraison, dont un en Île-de-France, où la voiture peut être mise à votre disposition moyennant 95 €. Stockauto facture la livraison dans votre département de 150 à 390 € selon la région, mais vous rembourse votre billet de train en seconde classe si vous allez vous-même chez le concessionnaire. Auto-IES, en revanche, livre sans supplément.

Passer par un prescripteur permet de demander son intervention en cas de litige.

Vous pouvez contacter directement un courtier – ou plusieurs, pour comparer les offres – par téléphone ou par Internet : il établira un devis gratuit pour le modèle et la finition qui vous intéressent. Vous pouvez aussi vous adresser à un "prescripteur" qui a négocié des conditions particulières avec un courtier et vous mettra en rapport avec lui. Un nombre croissant d'organismes proposent à leurs adhérents ou clients ce service encore peu connu, tels la Fnac, la mutuelle d'assurances Macif, le Club Camif (vente par correspondance réservée aux sociétaires Maif et Filia-Maif), la coopérative des personnels de La Poste et France Télécom, Isica (protection sociale des salariés de l'agroalimentaire), la Serap (centrale d'achat), le CSF (Crédit social des fonctionnaires) ou encore l'AGPM (Association générale de prévoyance militaire). Dans les faits, ces organismes traitent principalement avec trois sociétés de courtage ou d'import de voitures : Auto IES, AMTT et COM1 (qui est aussi l'exploitant de la marque Stockauto pour les ventes en direct). Les prix annoncés par les prescripteurs sont identiques, ou parfois supérieurs de 0,5 à 1 %, à ceux que le même courtier vous proposerait en direct. Au final néanmoins, vous ne paierez pas forcément plus : les frais de mise à disposition peuvent être plus faibles, voire nuls ; le billet SNCF seconde classe pour aller chercher la voiture, lorsqu'il n'est pas remboursé par le courtier, l'est parfois par le souscripteur (Camif). Enfin, sauf avec Auto-IES, les remises sur les options sont identiques à celles appliquées sur la voiture. Surtout, en cas de problème avec le courtier ou le concessionnaire (délai de livraison trop long, voiture livrée endommagée...), vous pourrez vous faire aider par le prescripteur. Cela, bien que celui-ci n'ait à votre égard aucun engagement contractuel : "Le client est prévenu clairement, souligne la Macif, qu'il traite exclusivement avec le concessionnaire automobile". Mais "nous engageons notre crédibilité", explique un porte-parole du CSF. Bien que, en pratique, les litiges soient rares, cet organisme, ainsi que la Camif, sont, dans les faits, déjà intervenus en faveur de leurs clients : une implication rassurante pour tous ceux qui hésitent encore à s'adresser à ces courtiers d'un nouveau genre.

Sylvain Deshayes


Mots-clés :

AUTOMOBILE




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